SOUVENIRS DE L'ALSACIEN

Pour quand même avoir un minimum d'ordre, voici un sommaire plus explicite :

L'Alsacien par Christian BEURET (1966)

L'Alsacien par Alain BERGER (1965 - 1968)

L'Alsacien par des auteurs divers sur le site de Pierre Martin 

L'Alsacien par des auteurs divers

L'Alsacien par Claude REBSTOCK en 1962/1963

L'Alsacien dans la presse et divers

L'Alsacien par Maryan KRUSZEWSKI en 1962

L'Alsacien par Michel MOREL en 1977/1978

L'Alsacien par des anciens dont je n'ai pas l'identité

Scènes de la vie du bord (je sais c'est vague !)

L'Alsacien en escale aux Caraïbes en 1974

Souvenirs de l'Alsacien préservés par l'amicale des Anciens Marins de COLMAR

Souvenirs divers de divers anciens






Avant de commencer la promenade dans les souvenirs de l'Alsacien, j'ai mis cette photo pour laquelle j'ai beaucoup de sympathie, elle représente la barre de l'Alsacien ainsi que derrière le barreur les appareils de transmissions d'ordre (TO) vers les machines. Cette photo me rappelle les nombreuses heures passées à cet endroit en mer, ces moments où en navigation normale il ne se passait pas grand chose, mais qui permettait, luxe suprême dans nos sociétés toujours pressées, de rêver, de penser. On y sentait également vivre le bateau de manière très intérieure. Sur cette photo le chouf bosco Baudouin CUSIN BERCHE à qui nous devons la photo, mais je lui laisse la parole un instant :

" J’ai embarqué sur l’Alsacien a Lorient en novembre 1967, à la fin de son IPER. J’etais chouf bosco, plongeur et vaguemestre. Nous avons quitte Lorient en catastrophe, je crois debut janvier 1968, mais la date est facile a retrouver, pour participer aux recherches de la Minerve, l’Alsacien venait d’être dote d’un sonar a dome fixe, le plus moderne de la marine a l’epoque.
Ensuite nous avons fait le CEF puis la croisiere de printemps de l’escadre.
Mai 1968 nous a surpris en escale a Beyrouth et ça chauffait fort dans les esprits à ce moment là, le manque de courrier et de nouvelles fraîches et fiables etait ce qui troublait le plus les gars. Du haut de mes 23 ans et de mes sept annees de marine, j’etais le plus âge et le plus ancien de l’equipage, une sorte de sage en somme, et j’ai des souvenirs de nuits entieres (apres le quart) a discuter avec les uns ou les autres et d’avoir contribue a calmer des esprits parfois fort echauffes
Je ne suis pas certain que l’état major ait bien percu se qui se passait dans les postes !!!!
Fin 68, une nuit, nous etions en rescue derriere le porte-avions (je ne me souviens plus lequel) sur lequel se tournait le film “tanguy et Laverdure”, il y a eu un crash et c’est moi qui ait repêche le pilote (pardon : quelques morceaux du pilote)
"
  

(Photo et commentaire Baudouin CUSIN BERCHE - 1968)





En même temps qu'Alain Berger, Christian a embarqué sur l'Alsacien en 1966, il en a tiré beaucoup de souvenirs dont les photos que je vous propose de voir ci-dessous. un tout grand merci à lui.
 (mise en ligne 15/03/2014).





Ci-dessus un article paru dans une revue de la marine nationale (Cols Bleus ?) qui relate la mission accomplie par l'Alsacien dans l'océan Indien. (photo Christian BEURET- 1966)




Un autre article de presse qui décrit la reception de membres de l'équipage de l'Alsacien à l'hôtel Dan Carmel à Haïfa en Israël au début de la mission qui va le conduire dans l'océan Indien. (photo Christian BEURET - 1966)




Le passage de la ligne, déjà décrit dans les photos d'Alain Berger, mais ici, l'intérêt est que le reporter photographe, Christian donc, se trouve sur la droite de la photo, quelle conscience professionelle, au plus près de l'action. (photo Christian BEURET - 1966)




A gauche Christian Beuret, ensuit Alain Berger, le troisième est resté inconnu, si il se reconnaît ? (photo Christian BEURET - 1966)




Le groupe des beaux gosses a fait des émules, tout à gauche, Lachal. (photo Christian BEURET - 1966)




3 copains de la chaufferie, à savoir Lachal, Beuret et Noël. Admirez à l'arrière de la photo l'alignement des dragueurs de mines. Nous sommes à Toulon au quai Noël. (photo Christian BEURET - 1966)




Quelque part en mer, on pose sur les deux canons de 57mm de l'affût arrière. (photo Christian BEURET - 1966)




Une autre photo souvenirs des copains, les deux de gauche sont encore inconnus, à droite Beuret et Montoncini. (photo Christian BEURET - 1966)




D'après l'architecture des bâtiments, cette photo a été prise à Diégo Suarez (Madagascar), plus exactement au quai des Torpilleurs. De gauche à doite, Genet, Beuret, Boucher, Lachal et un inconnu. (photo Christian BEURET - 1966)




Boucher au camp de Mikumi qui est un parc national en territoire Massaï en Tanzanie. Cette visite a sans doute eu lieu lors d'une escale à Dar-Es-Salaam, alors capitale de la Tanzanie actuelle. (photo Christian BEURET - 1966)

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Double "Boucher" sur fond d'Océan Indien, tribord arrière. (photo Christian BEURET - 1966)





Le même protagoniste, mais cette fois avec une position plus élevée, sur le mât arrière. (photo Christian BEURET - 1966)




Encore Boucher, mais cette fois à la machine. (photo Christian BEURET - 1966)




Christian Beuret dans le poste 5. Remarquer au-dessus de la bannette du milieu, la petite lampe et l'aérateur orientable , tout le confort moderne. (photo Christian BEURET - 1966)




Exercice d'hélitreuillage avec un hélicoptère du type "Alouette III". (photo Christian BEURET - 1966)




Peinture de la coque de l'Alsacien. Le peintre de gauche reste inconnu, au centre Lachal et à droite Boucher. (photo Christian BEURET - 1966)




Peinture de la coque. Les trois artistes au repos. Remarquez l'échafaudage, rustique mais néanmoins efficace. (photo Christian BEURET - 1966)




Dans le poste d'équipage, le club des fumeurs de pipe. (photo Christian BEURET - 1966)




Les "quillards" au retour à Toulon plage arrière. (photo Christian BEURET - 1966)




Dans le "salon" du poste d'équipage, au premier plan Agliani et au fond Donzé.. (photo Christian BEURET - 1966)




Voici Haure, Genet, Lachal, Beuret et ??. Sans doute en escale dans l'Océan Indien. (photo Christian BEURET - 1966)




Durant les croisières dans les mers chaudes, il était parfois bon de se rafraîchir plage arrière, une pellicule d'eau permettait aussi de rafraîchir un peu les postes. (photo Christian BEURET - 1966)




A Toulon, plage arrière. Ici se terminent les photos de Christian Beuret, encore un grand merci à lui d'avoir été conservateur. (photo Christian BEURET - 1966)


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Certaines photos dans d'autres rubriques étaient répertoriées comme anonymes, Alain BERGER a bien voulu pour certaines en revendiquer la paternité et m'autoriser à les mettre en ligne. Je les ai laissées avec les autres, les nouvelles sont juste ci-dessous. Alain était mécanicien et a embarqué sur l'Alsacien de 1965 à 1968. Bonne lecture.
 (mise en ligne 29 novembre 2013).




Alain Berger avec son bateau. Sa première affectation à la mer ne s'oublie pas, surtout quand c'était un escorteur rapide. (photo Alain BERGER - 1965-1966)





Scène de repas dans le poste d'équipage n°5, celui des mécaniciens, à l'époque où les repas ne se prennaient pas encore à la cafétaria. (photo Alain BERGER - 1966)




Toujours dans le poste des mécaniciens, mais sans doute sous d'autres latitudes car les vêtements sont beaucoup moins estivaux. (photo Alain BERGER - 1966)





Toujours dans le même poste, ici ce sont les dénommés Pons et Telles. (photo Alain BERGER - 1965-1966)




Alain et un copain plage avant de l'Alsacien. (photo Alain BERGER - 1965-1966)




Travail sur la plage arrière de l'Alsacien. En arrière-plan, un dragueur côtier qui semble être du type américain MSC, remarquez le jumelage de 20mm. (photo Alain BERGER - 1965-1966)




La bande de copains pose plage arrière, remarquez l'impression de vitesse donnée par le sillage, le charme de la photo en noir et blanc, une autre époque. (photo Alain BERGER - 1965-1966)

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En mars 1966, L'Alsacien part de Toulon pour effectuer une mission en Océan Indien. Il passe par Israël, ce qui permet d'organiser des visites de sites antiques. (photo Alain BERGER - 1966)




Mars 1966. Cette silhouette racée n'est plus à présenter, vous avez reconnu le paquebot France. Le 18 mars 1966, le transatlantique fait escale à Alexandrie en Egypte. Il y reste bloqué pendant trois jours à cause d'une tempête. A cette période l'Alsacien, en route vers l'océan Indien, passe le canal de Suez. Peut-être est-ce à ce moment là quel leurs routes se sont croisées. Question en suspend, l'Alsacien a-t-il fait escale à Alexendrie en mars 1966, car il me semble que l'escale à Alexandrie se passe en août 1966 ? (photo Alain BERGER - 1966)




Mars 1966, l'Alsacien passe par le canal de Suez. Nous voici à Port-Saïd, à l'entrée nord du canal. Le bâtiment à arcades à gauche est le siège de la "Suez canal autority" qui gère le canal. (photo Alain BERGER - 1966)




Avril 1966. Un hélicoptère Alouette III fait un hélitreuillage plage arrière de l'Alsacien. Nous devons être dans l'océan Indien. Une autre photo plus bas de 1966 évoque un ravitaillement avec la Jeanne d'Arc, sans doute l'hélicoptère vient-il  du porte-hélicoptères. (photo Alain BERGER - 1966)




Avril 1966. Une autre vue de l'hélitreuillage, cette fois prise depuis l'aileron babord de la passerelle de l'Alsacien. (photo Alain BERGER - 1966)




Avril 1966 au large de Djibouti. Autre vue que la photo noir et blanc plus bas, du pélican qui est venu se reposer plage arrière de l'Alsacien. (photo Alain BERGER - 1966)


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1966. L'Alsacien passe le canal de Suez, en convoi comme il se doit. Au fond on peut aperçevoir un bateau civil. (photo Alain BERGER - 1966)





1966. Une autre photo prise lors du transit dans le canal de Suez. Je l'ai mise en regard de la précédente car la technique photographique de l'époque pouvait être très variable. (photo Alain BERGER - 1966)




1966. Port-Saïd, canal de Suez, le bâtiment de la "Suez Canal Autority" avec au premier plan les vedettes des pilotes embarquant durant le transit. (photo Alain BERGER - 1966)




1966. Avant de prendre le canal de Suez, l'équipage de l'Alsacien se permet une escapade au Caire, capitale de l'Egypte. Voici une église, nous sommes sans doute au sud du Caire dans l'ancien Fustat où on peut visiter de très belles églises coptes ou ortodoxes grecques comme Saint Serge ou Saint Georges. (photo Alain BERGER - 1966)




1966. Le Caire. Au second plan, un clocher d'une église chrétienne, par contre ces marins sont peut-être sur le toit d'une mosquée. Dans cette partie du Caire, différentes confessions religieuses cohabitent, on peut y visiter encore aujourd'hui une des dernières synagogues d'Egypte. L'Egypte est actuellement secouée par des évènements douloureux qui ne ressemblent pas à ce qu'est vraiment le peuple egyptien. (photo Alain BERGER - 1966)




Avril 1966. Les rencontres avec un tel bateau ne doivent sans doute pas s'oublier. Voici, vous l'aurez reconnue, la Jeanne d'Arc. (photo Alain BERGER - 1966)




Avril 1966. Une autre vue de la Jeanne d'Arc. On peut aperçevoir des tuyaux accrochés sous la potence de la vedette derrière la tourelle de 100mm. (photo Alain BERGER - 1966)





Avril 1966. Peut-être un passage de courrier avec l'Alsacien. Belle vue de la passerelle du porte-hélicoptères. (photo Alain BERGER - 1966)

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La suite des aventures d'Alain Berger à bord de l'Alsacien. L'océan Indien et bien-sûr le passage de l'équateur en 1966 et d'autres photos prises plus tard en 1967. (mise en ligne : 25/12/2013)




Avril 1966. L'Alsacien passe l'équateur, cela donne lieu aux festivités traditionnelles avec ici sans doute à droite le gendarme et à gauche l'évèque du diocèse de la ligne. Derrière les deux personnages, l'entrée du mortier de 305mm. (photo Alain BERGER - 1966)




Avril 1966. Passage de la ligne : Le tribunal de Neptune se prépare. les différents protagonistes prennent place. (photo Alain BERGER - 1966)




Avril 1966. Le malheureux néophyte comdamné doit subir l'épreuve de la piscine. Les sauvages se chargent du supplice. (photo Alain BERGER - 1966)



Avril 1966. Le condamné/néophyte/futur chevalier de la ligne, va être immergé dans la piscine pour être baptisé. (photo Alain BERGER - 1966)




Avril 1966. Voilà, c'est fait. Le néophyte est admis dans l'ordre des chevaliers de la ligne. (photo Alain BERGER - 1966)




Avril 1966. Vous remarquer que ceux qui font le baptême sont à peu près dans le même état que les néophytes. (photo Alain BERGER - 1966)




1967. Cette photo permet de bien détailler le télépointeur de 57mm en activité, l'autre intérêt et le porte-avions Clémenceau que l'on voit dans le sillage de l'Alsacien. (photo Alain BERGER - 1967)





1967. Ravitaillement en mazout de l'Alsacien par soit la Seine, soit la Saône. (photo Alain BERGER - 1967)




1967. Une autre vue du même ravitaillement. Tout en bas à droite de la photo, la coiffure verte caractéristique des commandos marine. (photo Alain BERGER - 1967)

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Quelque part en mer d'Irlande, ravitaillement de l'Alsacien avec passage de la chaise. (photo Alain BERGER - 1966-67)




Plage arrière. Il existait des standards pour les photos personnelles, souvent en mer, elles étaient prise près du mat à l'extrême arrière, le sillage du bateau donnait une vision plus dynamique. (photo Alain BERGER - 1966-67)




La bande de copains. Remarquez sur la droite de la photo le superbe vélo du bord. On m'a raconté l'aventure arrivée au vaguemestre du Provencal qui aprés un repas un peu arrosé, a mis la roue avant du vélo du bord dans les rails du quai, il paraît que son profil en a été quelque peu changé, celui du vélo aussi d'ailleurs. (photo Alain BERGER - 1967)




Un endroit des escorteurs rapides rarement photographié, nous sommes dans la cuisine de l'Alsacien avec Bernard Legat, cuisinier et un dénommé Trille. Je profite de cette photo pour retrospectivement remercier la spécialité de cuisinier tellement importante pour le moral du bord. (photo Alain BERGER - 1966-67)





Partie de cartes dans un poste d'équipage, sans doute à quai car sinon le tourne-disque, en bas à droite, a des soucis à se faire. (photo Alain BERGER - 1966-67)




La qualité de la photo date un peu, mais on peut y voir au cantre le commandant de l'Alsacien qui peut être soit le capitaine de corvette Bonavita soit le capitaine de corvette Ponchaux, accompagné de Madame, ainsi que Cotrez et le cuisinier Bernard Legat. (photo Alain BERGER - 1967)




Alain Agliani. Remarquez à gauche de la photo, la peinture noire utilisée jusqu'en 1972 pour les apparaux de mouillage.  (photo Alain BERGER - 1966)




Plage arrière, affût de 57 mm. Alain Berger et Lefevre. (photo Alain BERGER - 1966-67)
 
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Alain a regroupé dans des fichers de type "power point" d'abord des souvenirs divers et variés de l'Alsacien et ensuite des souvenirs du passage du bateau dans l'océan indien et plus précisément à Madagascar. Certaines photos se trouvent déjà sur le site, mais je pense que le mieux et de mettre en lignes ces fichiers tels que je les ai reçus. Ces fichiers sont assez important et le temps de chargement peut être un peu long.
 
Cliquez sur l'insigne de l'Alsacien pour les ouvrir.


Les souvenirs en 1965-1966 -->

L'Alsacien à Madagascar en 1966, 1ère partie -->

L'Alsacien à Madagascar en 1966, 2ème partie -->

L'Alsacien à Madagascar en 1966, 3ème partie -->

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L'équipe des mécaniciens fête le mariage du second maître Mahé que l'on voit assis. Cette petite cérémonie semble se passer dans le poste d'équipage. (photo Alain BERGER - 1966-67)




Le repas de reveillon de noël 1966 dans le poste d'équipage. 
(photo Alain BERGER - 1966)




Manu Gelles sans doute à Mers el-Kebir. Sur la gauche de la photo un alignement de dragueurs de mines. A droite, un paquebot mixte, il ne me semble pas que le sigle de la compagnie sur la cheminée corresponde à une société française de l'époque. (photo Alain BERGER - 1966-67)




L'équipe de foot du bord à Mers el-Kebir. (photo Alain BERGER - 1966-67)




L'équipe de rugby du bord, après une partie disputée à Tarente en Italie en décembre 1966. (photo via Alain BERGER - 1966)




Ci-dessus l'attestation autorisant l'équipe de rugby à jouer à "l'extérieur". Je me pose la question de la date car certains sont sur la liste à Toulon en 1968 et sur la photo à Tarente en 1966, si des anciens se souviennent ... (photo via Alain BERGER - 1968)




Feuille de journée du 24 aout 1966. La qualité de la photo n'est pas formidable, mais je vous invite à détailler le texte car je le trouve fort instructif sur la vie à bord et l'image que la marine voulait donner d'elle même. (photo Alain BERGER - 1966)




Cette photo est datée d'après mars 1965 sans plus de précision. nous sommes plage arrière. (photo Alain BERGER - 1965(?)-66(?))




Photo de la même époque peu définie que la précédente, sans doute après une corvée de vivres, le réconfort. Cela ne va pas arranger les chiffres du commis. (photo Alain BERGER - 1965(?)-1966(?))




Trois copains sur la passerelle supérieure, la photo semble avoir été prise à travers l'oeilleton du télépointeur optique. (photo Alain BERGER - 1965(?)- 1966(?))




Chez le coiffeur, le client répond au surnom de "Bled". (photo Alain BERGER - 1965(?) - 1966(?))




On fête la fin du service militaire, le céremonial pouvait être varié, mais la quille restait au centre de celui-ci. Plage arrière de l'Alsacien(photo Alain BERGER - 1965(?) - 1966(?))




On double la photo car on ne sait jamais. Après des moments forts comme la vie embarquée peut en donner, chacun va vivre sa vie, mais les souvenirs resteront tenaces. (photo Alain BERGER - 1965(?) - 1966(?))


Je termine ici les envois d'Alain Berger, encore un grand merci d'avoir gardé ces souvenirs qui permettent de faire revivre la mémoire de l'Alsacien et de ceux qui ont servi à bord.



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Voici quelques temps déjà, j'ai trouvé sur un site crée par Pierre MARTIN, toute une série de photos que des internautes lui avaient envoyées, j'en avais copié quelques unes, mais malheureusement, ce site n'est plus accessible, je mets en ligne ci-dessous ces documents, mais je n'ai pas réussi à prendre contact avec Pierre Martin, je ne connais pas non plus les auteurs de ces documents, si ils se reconnaissent, ils peuvent prendre contact via courriel à, jymages@swing.be. Merci d'avance.
 (mise en ligne 8 septembre 2012).





Comme la photo un peu plus haut, voici le poste du barreur, juste à droite, le poste du transmetteur d'ordres machine. (photo ??, site de Pierre MARTIN - date ??)




Partie tribord de la passerelle. A droite, le fauteuil du commandant. Le poste du barreur décrit plus haut se trouvait derrière le tabouret à gauche de la photo. (photo ??, site de Pierre MARTIN - date ??)




Photo plus domestique, vous aurez sans doute reconnu la rampe de la cafétaria. A droite de la photo, l'escalier d'accés à la cafétaria qui donne une bonne idée de la raideur de la pente. Je vous laisse imaginer tous cela par mauvaise mer. (photo ??, site de Pierre MARTIN - date ??)




Vue générale de la cafétaria. Les tables pouvaient recevoir 4 convives, les sièges sont solidaires de la table. La cafétaria avait à bord un rôle très important pour l'équipage, c'était également un lieu de loisir mais surtout participait à la cohésion du groupe, beaucoup d'évènements importants pour l'équipage s'y passaient. (photo ??, site de Pierre MARTIN - date ??)




Une dernière vue de la cafétaria. Les repas représentaient un moment attendus surtout en mer, le moral de tous était directement lié à ce qui se trouvait sur le plateau. (photo ??, site de Pierre MARTIN - date ??)




Dans la salle des machines, plus précisément, le parquet inférieur. (photo ??, site de Pierre MARTIN - date ??)




Vue prise dans la chaufferie. (photo ??, site de Pierre MARTIN - date ??)




Toujours dans la machine, voici un moteur diesel et un turbo. (photo ??, site de Pierre MARTIN - date ??)




Cette photo peut faire pendant avec celle qui décrit le poste barreur/transmetteur d'ordres machine, car voici l'endroit de la machine où arrivaient les ordres qui demandaient les différents réglages machine, vitesse par exemple, avec les deux gros postes qui permettaient d'afficher les tours d'hélices. (photo ??, site de Pierre MARTIN - date ??)




Ligne d'arbre babord, vue vers l'arrière du bateau, vers l'hélice. Une photo ne donne qu'une idée partielle de la puissance dégagée par ce genre d'installation. Merci à tous ceux qui ont pris ces photos et envoyé à Pierre MARTIN. (photo ??, site de Pierre MARTIN - date ??)


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Suivant la formule maintenant bien connue, voici des souvenirs d'auteurs divers et à des dates diverses, un tout grand merci à eux quand même. (mise en ligne 03 juillet 2011).




1974 (?). Plage avant, les "maîtres" posent. On peut signaler assis sur le brise-lames en 4ème position le  maître elarm FAFOURNOUX, le 2ème en partant de la droite toujours sur le brise-lames, le premier-maître missilier MAURICE, tout à fait à droite, en blanc le maître radio CROSNIER (à vérifier !).
A ce sujet, une remarque importante m'a été faite. Le 1er juillet 1974, tous les maîtres ont été promus au grade de premier maître, cela afin d'aligner les grades de la marine sur ceux des autres armes. Le maître CROSNIER était maître "ancienne formule" et il apparait sur la photo avec ancore l'ancien grade de maître, on peut donc en conclure que cette photo date d'avant le 1er juillet 1974. La même personne qui m'a fait la remarque ci-dessus, me signale que le maître Crosnier a déjà embarqué sur un "Alsacien", mais c'était vingt ans avant, et il s'agissait de l'ancien torpilleur allemand T23 qui était une prise de guerre 1945. Belle preuve de fidélité. (photo Patrick FOURCAUD - 1974 (?))





1974, photo de famille. Patrick Fourcauld est au premier rang en 3ème position en partant de la gauche, toujours au 1er rang en 13ème, Gilles FOURNIER, Joël RICHARD se trouve au deuxième rang, 3ème en partant de la gauche. Cette photo fait penser à un port des Antilles (Fort-de-France ?), l'Alsacien y étant en bassin. (photo Patrick FOURCAUD - 1974)






1974. Plage arrière de l'Alsacien, la garde d'honneur. Tout à fait à gauche le second-maître Michel LEPICIER. Ici aussi, le décor laisse à penser que nous sommes dans un milieu tropical comme les Antilles. (photo Michel LEPICIER - 1974)




1974. Toujours plage arrière. Michel LEPICIER est au 2ème rang tout à fait à gauche, Christian IZQUIERDO est au 1er rang, 2ème en partant de la gauche. Même remarque pour la situation géographique, le hanger à gauche fait penser à un port de commerce et le décor semble aussi tropical. (photo Michel LEPICIER - 1974)




1979. Le corps de débarquement de l'Alsacien. Francis CHAVANNE est au 4ème rang en 5ème. (photo Francis CHAVANNE - 1979)

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La passerelle de l'Alsacien vue depuis la plage avant. Je n'ai pas d'indications de date, lieu ou auteur. (photo www.alabordache.com - 197(?))





Une équipe de mécaniciens prend le frais. La légende mentionne que cela se passe en mer rouge.
Comme les photos suivantes font référence à la rencontre avec la "Jeanne d'Arc" qui s'est produit entre le 17 et le 22 avril 1966. Sur la photo, André Agliani et Thorette. (photo Alain BERGER sur www.alabordache.com - 1966)






Un passager clandestin au large de Djibouti. Ce pauvre pélican a dû être emporté au large et a profité du passage du bateau pour se poser et reprendre des forces. (photo Alain BERGER sur www.alabordache.com - 1966)




Une autre vue de l'oiseau sous le regard méfiant d'un mécanicien, il faut dire que l'animal est impressionnant. (photo Alain BERGER sur www.alabordache.com - 1966)




Quelque part en mer Rouge, la Jeanne d'Arc ravitaille l'Alsacien, elle était à l'époque dans sa prime jeunesse. (photo Alain BERGER sur www.alabordache.com - 1966)




Le 28 août 1966. L'Alsacien fait escale à Alexandrie le grand port et deuxième ville d'Egypte. Des marchands viennent dans des chaloupes proposer toutes sortes de choses aux marins du bord. (photo www.alabordache.com - 1966)

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Diverses photos de l'Alsacien, trouvées sur www.alabordache.com : (Mise en ligne 17/05/2011)




1964. Plage arrière, inspection de tenue. Le commandant en 1964 est soit le capitaine de corvette THERY soit le capitaine de corvette DUHOURCAU. Je vous demande juste de bien regarder les physionomies des quartiers-maîtres et matelots, ceux qui ont déjà passé ce genre d'inspection comprendront ce que je veux dire. (photo d'auteur anonyme trouvée sur www.alabordache.com - 1964)





La date comme l'auteur est inconnue, mais elle doit dater d'avant l'installation de la cafétaria. La légende est seulement "Pot de l'amitié poste 5". Celui qui la mise sur le site signale la présence d'ARND, CASTILLO, HAURE et PRIGENT. (photo Alain BERGER sur www.alabordache.com - 1966)





Cette photo est à rapprocher de celle plus haut avec le pélican, prise sans doute au même moment. Scène de repos après le repas de midi, peut-être quelque part en mer Rouge. (photo Alain BERGER sur www.alabordache.com - 1966)




Plage arrière, le matelot Gérard MALEIN du poste 5. (photo Alain BERGER sur www.alabordache.com - 1966(?))




1964. La légende dit "Quelques membres de l'équipage. Du commandant au matelot ...". (photo d'auteur anonyme trouvée sur  www.alabordache.com - 1964)




Le 11 avril 1966, l'Alsacien passe l'équateur, on prépare les cérémonies du passage de la ligne, ici la piscine improvisée dans laquelle les néophytes seront baptisés. (photo d'auteur anonyme trouvée sur www.alabordache.com - 1966)

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D'autres photos de membres de l'équipage de l'Alsacien, documents venant de www.alabordache.com, leurs autres n'y sont pas mentionnés. (mise en ligne : 20 avril 2013)




En 1961, l'Alsacien fait escale à Marseille. Voici une photo prise sur le pont central avec le canon de 20mm babord. (photo d'auteur anonyme trouvée sur www.alabordache.com - 1961)




Cette photo est légendée "La quille 1962 - plage arrière". C'est assez explicite même si l'auteur n'est pas indiqué. A l'arrière plan on peut voir le détail de fermeture de la pseudo-tourelle de 57mm arrière. (photo d'auteur anonyme trouvée sur www.alabordache.com - 1962)




Photo sans doute datant des mêmes moments que les précédentes, indications sur les deux matelots qui sont Simonpiéri et Arno. Dans un poste d'équipage, en bas à gauche un radiateur. (photo Alain BERGER trouvée sur www.alabordache.com - 196?)




1961. Le repas du jour de l'an 1961. A l'arrière plan un second-maître semble faire un discours de circonstance. La télévision, rare pour l'époque peut indiquer que l'ons se trouve dans un carré d'officiers-mariniers. (photo d'auteur anonyme trouvée sur www.alabordache.com - 1961)





1961. L'équipe de mécaniciens et élèctriciens de l'Alsacien se paye une virée dans un bar du quartier Chicago à Toulon. Les anciens se souviendront sans doute de ce quartier dédié aux plaisirs des équipages. (photo d'auteur anonyme trouvée sur www.alabordache.com - 1961)




1961. Suite logique de la photo précédente, le même groupe de copains à table. (photo d'auteur anonyme trouvée sur www.alabordache.com - 1961)




1960. Préparation de la fête de la St Eloi à bord e l'Alsacien. A l'arrière plan, un bateau américain, il me semble que la photo a été inversée et dans ce cas, il pourrait s'agir du transport de matériel Capricornus, lancé en 1944. (photo d'auteur anonyme trouvée sur www.alabordache.com - 1960)




1966. L'équipe de mécaniciens pose plage arrière de l'Alsacien. Belle photo de groupe qui permet aussi de bien détailler la plage arrière à l'époque. (photo d'auteur anonyme trouvée sur www.alabordache.com - 1966)


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Entre 1961 et 1963, Claude REBSTOCK était mécanicien sécurité sur l'Alsacien, il m'a envoyé des belles photos de cette époque, je vous en fait aussi partager le plaisir, encore merci à Claude : (Mise en ligne 21/11/2010)




Mai 1962, l'Alsacien est à Hambourg à l'époque République Fédérale allemande. On le voit ici à la remorque du Fairplay IV. Juste derrière lui, le porte-avions Clémenceau. Le Foch n'a eu sa prise d'armement pour essais qu'en avril 1962 et sa clôture d'armement aura lieu en juillet 1963. Le Clémenceau est affecté à Toulon en 1962, mais effectue en mai une croisière de printemps qui lui fait jeter l'ancre à Hambourg avec également le croiseur Colbert que l'on peut aperçevoir à quai sur son tribord. (photo Claude REBSTOCK - 1962)




Mai 1962. L'Alsacien participant à la croisière de printemps avec le porte-avions Foch, le croiseur Colbert et 9 autres escorteurs fait escale à Rotterdam. Sur cette photo prise de l'Alsacien, on peut voir au premier plan le Béarnais (F775) à couple de deux autres escorteurs rapides, suivis du Lorrain (F768) lui même à couple du Gustave Zédé. (photo Claude REBSTOCK - 1962)




Mai 1962. L'Alsacien passe sous le pont de Tancarville pour faire escale à Rouen. Cette escale n'est pas reprise par l'ensemble de l'escadre lors de la croisière de printemps, imaginez un porte-avions, un croiseur et dix escorteurs sur les bord de la Seine, il visite donc seul la ville. (photo Claude REBSTOCK - 1962)




1962. Photo prise dans la machine de l'Alsacien. Ordre et propreté. (photo Claude REBSTOCK - 1962)




1962. L'Alsacien a retrouvé les eaux plus chaudes de la Méditerranée. Voici plage arrière, Claude Rebstock à gauche ainsi qu'un copain dénommé Reynaud. (photo Claude REBSTOCK - 1962)




1962. Pour finir les photos de Claude Rebstock sur l'Alsacien, voici deux clichés de la fête de Noël dans le poste des mécaniciens. Deux instantanés de fête, que sont devenus tous ces jeunes 48 ans après ? Un grand merci à Claude pour ces belles photos. (photo Claude REBSTOCK - 1962)



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L'Alsacien dans divers articles parus dans "Cols Bleus", prises de commandement et escales, et d'autres trouvées sur www.alabordache.com, mais que j'attribuerais à Maryan Kruszewsli. (mise en ligne : 17/10/2010)




1974. Le capitaine de corvette Lefebvre prend le commandement de l'Alsacien. (photo "Cols Bleus" - 1974)




1976. Le capitaine de corvette Ferri préside aux destinées de l'Alsacien désormais, cette photo est moins formelle que la précédente. (photo "Cols Bleus" - 1976)





1981. L'Alsacien fait escale à Savone en Italie. L'aspirant Colonna en rend compte dans les pages de "Cols Bleus" avec visite de la région de Gênes. (photo "Cols Bleus" - 1981)




1981. Après une carrière bien remplie, l'Alsacien est désarmé, l'article rappelle l'épisode de l'interception des vedettes iraniennes. (photo "Cols Bleus" - 1981)




1962. Ligne de file d'escorteurs rapides. J'ai déjà mis en ligne ce cliché qui m'a été envoyé par Maryan Kruszewski ci-dessous, je l'ai trouvé sur www.alabordache.com et je le trouve de meilleure qualité, pour les commantaires, voir ci-dessous. (photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)




1962 (?) - Je pense que cette photo a été prise le même jour que la précédente, je pense aussi du même auteur, je l'ai également trouvée sur www.alabordache.com. Les ombres rasent la plage arrière de l'Alsacien, il est assez rare de voir quatre escorteurs rapides sur la même photo. (photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)


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Maryan KRUSZEWSKI est entré dans la marine en 1960, il est passé ensuite par l'école des timoniers, puis a embarqué sur l'Alsacien, il a quitté la marine en mars 1963. Voici quelques souvenirs de son passage sur l'Alsacien. Merci à lui pour ces documents et l'autorisation de mise en ligne. (mise en ligne le 14 février 2010).





1962. L'Alsacien est à Toulon. Fête de Sainte Barbe et Saint Eloi. Ce sont les fêtes des canoniers et des mécaniciens. Cela donne lieu à des doux délires comme pouvait en être capable les équipages de la Royale. (photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)












1962. Toujours la fête de Sainte Barbe et Saint Eloi. En haut le commandant est de la partie, il y a à l'arrière de la photo un bâtiment qui ressemble au porte-avions "BEARN".
La photo du bas nous montre un studio d'enregistrement, la télévision n'était pas encore devenue si omniprésente qu'aujourd'hui et pouvait servir de support à des mises en scènes, l'Alsacien est à couple d'un autre escorteur rapide. (Photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)



















1962. Encore et toujours la fête, mais ici il faut remettre cette photo dans le contexte de l'époque. Nous sommes en 1962, la France était en train de se doter de l'arme nucléaire, les essais en Algérie étaient terminés à cause de l'indépendance de cette dernière et devaient maintenant se faire en Polynésie. Sous couvert de l'humour de la fête, il y a quand même dans l'air le soucis de cette arme terrible sur la santé comme l'indiquent les panneaux. (Photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)









1962. Discours du nouveau commandant de l'Alsacien après sa prise de commandement. Nous sommes plage arrière. Le 2 aout 1962, le capitaine de corvette THERY à pris en charge les destinées du bateau. (Photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)



















1962. Fête des rois sur l'Alsacien. A l'époque les marins qui n'habitaient pas le port ou ses environs restaient souvent à bord et les fêtes n'en prennaient que plus d'importance. Un bateau n'est pas une caserne, c'est aussi une maison. Nous sommes dans le poste 1. (Photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)





















1962. Toujours la fête des rois dans le poste 1. Cette photo se passe dans le sas à l'entrée du poste. Cet endroit servait de lieu de loisir, il y avait aussi une penderie que l'on voit à l'arrière pour stocker les tenues de sorties et les choses qui ne pouvaient entrer dans les caissons individuels. (Photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)
















1962. Suite et fin de la fête des rois. Remarquez sur la photo de gauche le radiateur de chauffage. Si le confort des poste d'équipage s'était bien amélioré par rapport aux bateaux d'avant guerre cela restait malgré tout encore assez spartiate mais à vingt ans l'envie de faire la fête l'emportait sur le reste. (Photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)











1962. Lors d'une escale, durant la manoeuvre pour accoster, un chaland chargé de charbon a fait cette avarie dans le flanc de l'Alsacien. Un bateau peut être très solide quand la mer se déchaîne mais peut aussi être très fragile dans certaines cisconstances.(Photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)




1962. Avarie avec le chaland charbonnier. On analyse les dégâts. Remarquez les personnes à l'intérieur du bateau. Si ces derniers voulaient des hublots dans leur poste, il y avait peut-être une autre façon de procéder, c'est sûr qu'il y aura des retouches de décoration à faire. (Photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)




1962. Ligne de file d'escorteurs rapides. Je pense que ceux-ci font un exercice d'emission de fumée de camouflage même si à l'époque du radar cela n'avait plus beaucoup d'utilité. Cela nous permet néanmoins d'admirer la finesse de la cheminée profilée si caractéristique du type E52b. Encore merci à Maryan Kruszewski pour tous ces souvenirs. Un ancien dont la mémoire reste à mon grand étonnement tellement vive m'a fait part des remarques suivantes :

"En effet, avec l’avènement et la généralisation du radar, la pratique de la fumée de masquage devenait désuète, et, même en 1962, ne devait plus être couramment pratiquée. Il est pourtant exact que le dispositif était prévu, et qu’il figurait sur le Transmetteur d'ordres passerelle-machine : "claire survivance des pratiques d’avant la Guerre".

Fort des nombreuses (et longues) heures de quart que vous avez passées au TO, vous vous en souvenez certainement : outre les poignées d’affichage des nombres de tours, il y avait bien sûr le coffret du Valessie [les « Gagnez… / Perdez… » utilisés pour les tenues de poste (surtout en ligne de file), système très pratique qui évitait à la machine de modifier les réglages des volants de manœuvre en ne faisant qu’un ajustement de régime, léger et momentané, sur un régulateur mécanique] et l’affichage des fumées, avec, bien sûr, les  plus usités « fumée noire » et « fumée blanche » (informations pour la machine), ainsi que les beaucoup moins fréquents (ordres à la machine) : « FerFu » précisément destiné à faire (délibérément) de la fumée (blanche ou noire, ce n’était pas précisé… mais la noire venait la plus immédiatement à l’esprit) ainsi que l’ordre d’y mettre fin : « FuStop »

Cependant avec les mesures de silence radar (EMC) de plus en plus fréquentes, cela aurait pu re-devenir intéressant si la propulsion par chaufferie classique (non nucléaire) n’avait pas été totalement supplantée par le diesel (ou la turbine à gaz).

Mais ici il s’agit très certainement de l’instant tactique bien connu [situé au début de l’aube, ou à la fin du crépuscule] qui conduit l’OTC à ordonner le ramonage à sa formation. Le groupe naval se met alors travers au vent (pour ne pas répandre les suies sur le ponts) et plutôt en ligne de file (pour ne pas envoyer ses fumées sur les autres bâtiments du groupe) ; et ramone tout ensemble, pour réduire le temps de vulnérabilité du groupe (pendant l’opération, qui peut prendre un quart d’heure ou plus…, le groupe est précisément plus repérable et moins manœuvrant, car les changements d’allure sont difficiles et imposent l’interruption du ramonage, ou des changements de route peu souhaitables pour cause de retombées des suies)".


(Photo Maryan KRUSZEWSKI - 1962)


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Dans les années 1977/1978, Michel MOREL était sur l'Alsacien, plus précisément comme quartier-maître mécanicien à la chaufferie, il a pris les photos ci-dessous mais il n'était pas seul, Jean-Marc POMIE était aussi à la chaufferie et c'est lui qui me les a envoyées, alors un tout grand merci à tous les deux. Ces photos ont été prises lors d'une mission de surveillance en méditerranée.


1977/1978. L'Alsacien est à quai à Toulon. Nous sommes sans doute pendant un week-end d'été, les copains ont mouillé quelques ligne de pêche et voici le résultat. La photo est prise à babord vers l'avant au centre du bateau. (Photo Michel MOREL - 1977-1978)


1977-1978. L'Alsacien en mer, le temps est nettement plus mauvais. Nous sommes  juste derrière la passerelle, l'équipage est en train de mettre le zodiac à la mer sur babord. La mer a quand même l'air calme. (photo Michel MOREL - 1977/1978)

 1977-1978. La suite de la photo précédente, le zodiac est presque à la mer, cette embarcation était souvent préférée à la baleinière dont la mise à l'eau était beaucoup plus longue, les services rendus n'étant bien-sûr pas les mêmes. (Photo Michel MOREL - 1977/1978) 


1977/1978. L'Alsacien en mer en train de virer à tribord. La gîte devrait être sur babord mais les rapides n'avaient pas besoin de ça pour gîter, ça faisait partie de leur charme. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)


1977/1978. Un autre coup de gîte celui là sans giration. Vue vers l'arrière. On voit bien le profil de la cheminée profilée des escorteurs de la série E52b. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



1977/1978.L'Alsacien trace sa route. Le nez qui entre dans la plume est une photo classique mais quand on a connu la mer ça reste quelque chose qui fait pour toujours partie des sensations d'ancien marin. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



1977/1978. Allez ! encore une pour le plaisir. Depuis la passerelle découverte. Quand les paquets de mer déferlaient, le petit hublot rotatif paraît un peu dérisoire. Sur la majorité des escorteurs rapides à part le barreur et le transmetteur d'ordre machine, tout le monde de quart passerelle était logé à cette même enseigne, les cheveux au vent et les pieds mouillés. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



1977/1978. Le temps est redevenu meilleur. La Méditérranée peut être fille méchante mais n'est pas rancunière, il faut quand même se méfier se son air affable car elle est très lunatique. Les tubes lance-torpilles tribord vus vers l'avant. La série des E52b n'emportaient que les torpilles déjà dans les tubes, il n'y avait pas de réserve. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)

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Vue depuis l'arrière de la passerelle, l'Alsacien semble battre en arrière pour stopper son ère. Sur la droite de la photo on voit la cloche du bord, elle a été conservée au petit musée de l'Alsacien à l'Amicale des anciens marins de Colmar. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



L'Alsacien se présente à l'entrée du canal de Corinthe qui sépare le péloponèse du reste de la Grèce. La place est vraiment comptée. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



L'Alsacien s'est engagé dans le canal de Corinthe, les escorteurs rapides n'étaient pas larges, néanmoins le passage est quand même délicat. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



Michel ne se souvient plus très bien de l'endroit, est-ce dans le canal de Bizerte à La Goulette en Tunisie ? Si la mémoire des anciens (ou des autres) peut parler ? (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



Au même endroit que la photo précédente, l'architecture des maisons est nord-africaine. L'Alsacien participait à une mission de surveillance en méditerranée. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



Une autre photo de l'Alsacien le nez dans la plume. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)
 


Pour changer une vue du sillage, les rapides bougeaient beaucoup, mais je trouve qu'ils avaient un sillage relativement propre, photo prise depuis l'affût double de 57mm de la plage arrière. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



Nous voilà revenus sur l'aileron tribord de la passerelle, vue détaillée du roof avant, l'eau remonte dans les écubiers et envahie la plage avant. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)

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L'Alsacien pris depuis la plage arrière avec les formes massives de affût de 57mm arrière. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



L'Alsacien à quai, sans doute en Tunisie à Bizerte. La photo est prise depuis le pont qui enjambe le canal. Remarquez juste sous le pavillon de beaupré, la protection sur le cable qui empêche les rongeurs de monter le long des aussières. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



L'Alsacien à quai, à droite le pont d'où la photo précédente a été prise. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



En mer, vue vers l'arrière à tribord du bateau. Au premier plan les tubes lance-torpilles. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



Vous allez me dire, encore une photo de bateau le nez dans la plume, d'accord mais moi je ne m'en lasse jamais, je me souviens encore de ces longs moments passés à la passerelle à regarder et à sentir dans le corps la vie de la mer et le bateau qui vaille que vaille se frayait un chemin dans l'eau. 30 ans après ces sensations restent tout à fait intacts. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



Et encore une ! En voyant cette photo, je pense au gars qui lors des exercices se trouvait dans le télépointeur de 57mm, ça devait sans doute pas mal bouger. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



Une petite en noir et blanc pour que l'on n'oublie pas que l'avant des rapides avait des lignes bien marine. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



Le réglage d'une des chaudières n'est pas optimum, à moins qu'il ne s'agisse d'un ramonage, on voit aussi bien l'arrière du mortier de 305mm. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)



Pour finir, l'Alsacien en escale, Tunisie ou Lybie ? Les tentes sont à poste, le soleil méditerrannéen doit pas mal taper sur le métal des ponts. Ici se termine le voyage dans les souvenirs de Michel Morel, encore merci à lui pour tout. (Photo Michel MOREL - 1977/1978)

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30 janvier 1958. L'Alsacien est en achèvement à flot à la DCAN de Lorient. (Photo SHD de Chatellerault - 1958)


14 mai 1958. L'Alsacien est en achèvement dans un des bassins de la DCAN de Lorient. (Photo SHD de Chatellerault - 1958)


7 juillet 1958. L'Alsacien poursuit des essais à la mer. Il est a remarquer que le mortier de 305mm n'est pas monté à l'arrière. La date de son installation a bord des E52b n'est d'ailleurs pas très sûre. (Photo SHD de Chatellerault - 1958)

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Comme je l'ai déjà indiqué pour d'autres rapides, j'ai trouvé sur l'excellent site WWW.ALABORDACHE.COM , toute une série de photos mises par des anciens, malheureusement ces photos sont pour beaucoup anonymes, si ceux-ci se reconnaissent qu'ils me le disent, je réparerai alors mes lacunes. A suivre .....



L'Alsacien se prépare à un ravitaillement à la mer avec le pétrolier ravitailleur la Seine. La photo date d'avant 1977, la Seine a été désarmée en 1976. (date de photo et auteur malheureusement inconnu)



Le ravitaillement a commencé, la photo n'est pas très nette, mais permet de bien voir le principe du ravitaillement en mazout. Nous devons être en 1975-1976. (date de photo et auteur malheureusement inconnu)




Une autre vue de l'Alsacien prise depuis la Seine. Le ravitaillement se poursuit. (date de photo et auteur malheureusement inconnu)











Pour commencer une photo de l'étrave de l'Alsacien à quai à Toulon, plus exactement au quai Noël sur l'ilôt Castigneau. J'aime bien l'originalité de cette photo, avec sur le mât de beaupré les lumières pour faciliter les montées de coupées, parfois problèmatiques le soir en rentrant de "Chicago" ........ (date de photo et auteur malheureusement inconnu)
















Belle vue d'ambiance de l'intérieur de la passerelle de l'Alsacien. Le siège du commandant est occupé peut-être par celui qui a posté la photo, je "subodore" quand même une "usurpation de fonction" à moins que ce soit l'officier de quart. Devant ce dernier un panneau qui indique "BRUITEUR A BORD".Il fait référence aux bruiteurs que l'escorteur pouvait laisser filer afin de brouiller les torpilles accoustiques, ce panneau donnait la situation des bruiteurs afin que l'officier de quart prenne les dispositions de navigation adéquates.Quant au fauteuil de commandant, celui-ci (le fauteuil bien-sûr) se trouvait à babord à l'origine et a été déplacé à tribord comme sur la photo lors du grand carénage 1972-1973 pour un meilleur respect des règles de navigation, priorité à celui qui vien de tribord. Bien-sûr la date sur la photo est celle de la mise en ligne sur le site www.alabordache.com. (date de photo et auteur malheureusement inconnu)




Sans doute du même auteur, une belle vue de l'Alsacien à Toulon lors d'un carénage en bassin. Il me semble que des ouvriers de l'arsenal soient en train de procéder à la dépose ou à la remise en place de la cheminée profilée du bateau (en haut à droite), chose quand même assez exceptionnelle. La scène se passe bien-sûr en été au vu des toiles installées sur la plage arrière. (date de photo et auteur malheureusement inconnu)




Faisant suite à la précédente, une vue des formes de la belle que l'on à peu l'occasion d'aperçevoir. Au premier plan le safran du gouvernail puis l'hélice tribord. Remarquez sur la quille entre l'hélice et le gouvernail les zincs d'anticorrosion. (date de photo et auteur malheureusement inconnu)


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Poste de manoeuvre. Le "matelot" Ollivier est sur la gauche de la photo, l'air dubitatif sur la suite des évènements. Nous sommes sur le pont machine au centre du bateau, derrière le lieutenant de vaisseau on peut voir le canon de 20 mm et juste derrière le télépointeur de 57mm. J'ai connu ces gilets de sauvetage, je ne les ai heureusement jamais essayé en vrai, ils étaient de toute façon plus efficaces qu'esthétiques. (photo Ollivier - 1963).



Cette photo semble prise lors d'une prise de commandement, elle est datée de 1963, en février 1964, c'est le capitaine de corvette DUHOURCAU qui prennait ses fonctions, donc c'est évidement sous réserve que je donne cette conclusion. Toujours est-il que je suis toujours frappé par la jeunesse des visages, nous étions jeunes mais souvent nous l'ignorions. Au fond la Direction du Port de Toulon. (photo Ollivier - 1963).

 

Toulon 1963. Ces photos sont prises sur la passerelle supérieure. Les équipements rappellent plus la deuxième guerre mondiale que l'électronique des bateaux actuels, mais cela avait son charme quand même. Sur la photo de gauche, Ollivier est équipé du téléphone "portable" (téléphone autogénérateur dit "TAG", fonctionnant sans batterie ni alimentation élètrique externe) et est affublé du très seyant casque de transmission qui permettait d'être protégé tout en gardant les écouteurs sur les oreilles. (photo Ollivier - 1963).



En 1978, au premier plan le second-maître POMIE, assis le maître Gasc et debout au second-plan le premier-maître Schuft, responsable de la chaufferie. Nous avons ici une bonne vue sur un affût triple lance-torpilles et en haut de la photo sur le mortier quadruple avec les rampes lance-roquettes suppléméntaires. (photo Jean-marc POMIE - 1978).



Prise de commandement. Nous sommes en mai 1979, le Vice-amiral de Castelbajac, commandant l'escadre de la Méditerranée, fait reconnaître le capitaine de frégate Varaut comme nouveau commandant de l'Alsacien en remplacement du capitaine de frégate Sillan. (photo "Cols Bleus" - 1979).

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EN 1974, l'Alsacien faisait un beau périple dans les Iles des Caraïbes. Il passait par Ponta Delgada le 4 mars, puis arrivait à Fort-de-France le 11 mars. Il y faisait ensuite une série d'exercices avec le 33ème RIMA (Régiment d'infanterie de marine) avec par exemple un débarquement aux Saintes le 15 mars. Appareillage vers la Guadeloupe le 18 mars et escale à Pointe-à-pitre. Départ vers Saint Martin le 22 mars, réembarquement des "marsouins" du 3è RIMA. Mouillage en rade foraine à Marigot. Ensuite Gustavia, capitale de Saint Barthélémy. Le 28 mars, l'Alsacien relâche à Willemstadt capitale de Curaçao, île autant Néerlandaise de la Martinique et Guadeloupe sont françaises.Le 5 avril, retour à Fort-de-france, il fera ensuite un petit périple vers les côtes de Guyanne avec visite des Iles du Salut.Le 26 avril, une petite virée vers les Bermudes. Le 3 mai, l'Alsacien appareille de Fort-de-france vers la métropole en passant par la Dominique, "Engagez-vous qu'ils disaient, vous verrez du pays !", en l'occurence, le sergent recruteur n'avait pas menti. 



L'Alsacien passe sous le pont de Willemstadt, lors de son escale à Curaçao dans les Antilles Néerlandaises. Ces photos sont parues dans le "Cols bleus" d'août 1974, illustant un article de l'enseigne de vaisseau Bureau. (photo "Cols Bleus" - 1974).



Lors de l'escale à Curaçao, l'équipage de l'Alsacien a été accueilli par les marins de la marine néerlandaise. Cette photo illustre le verre d'accueil au mess néerlandais. La barrière de la langue ne semble pas poser beaucoup de problème. (photo "Cols bleus" - 1974)



Un classique du genre pour les bateaux qui ont écumé les mers chaudes. J'ai nommé la scéance de cinéma en plein air plage arrière. On peut voir en haut et à gauche de la photo le projecteur en action. Si mes souvenirs sont bons, je pense que c'étaient les transmetteurs qui s'occupaient de la manoeuvre. La postérité n'a pas gardé trace du nom du film, mais il devait être prennant au vu des visages concentrés. Je garde de ses scéances un souvenir très particulier, sous la nuit étoilée des tropiques c'était assez magique. (photo "Cols bleus - 1974)  

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Souvenirs de l'Alsacien préservés par l'Amicale des Anciens Marins de Colmar.



La ville marraine de l'Alsacien était COLMAR. Quand l'escorteur a terminé sa carrière, l'amicale des Anciens Marins de Colmar a dans son petit musée de la Maison du Marin, préservé quelques "reliques". Les photos qui suivent ont été envoyées par Mr Bouleau de l'association qui les a fait parvenir à Bernard SCHMITT qui me les a prêtées. Que ces anciens marins soient ici remerciés de leur geste, tant qu'un bateau flotte dans la mémoire d'un marin, alors il vit encore.


La cloche est pour moi l'objet symbole d'un bateau. Voici celle de l'Alsacien. Même si elle n'a plus d'utilité sur un bateau, elle est un symbole fort des traditions de la marine (photo Mr Bouleau).




Maintenant, une des bouées couronne du bord, très bien préservée, elle semble comme neuve. (photo Mr Bouleau - Colmar)




Pour finir, la barre de l'Alsacien, contrairement à la cloche, elle a beaucoup servi. Lors de mes quarts à la mer sur le Provencal, j'étais au TO, mais il m'arrivait de tenir la barre, dans le calme et le silence de la nuit, c'était quelque chose que j'aimais beaucoup. (photo Mr Bouleau). Encore merci à l'amicale des Anciens Marins de Colmar.



Souvenirs divers de Thierry Beraut et autres anciens



Thierry Beraut a fait son service militaire sur l'Alsacien au début des années 1980, il a entre autre vécu la fin de l'escorteur comme témoigne un article de VAR MATIN de l'époque. Il est indiqué dans l'article que pour la dernière sortie les machines ont été poussées au maximum et la vitesse de 29 noeuds a été atteinte, ce qui ne doit pas être loin du record pour un escorteur rapide. Quelque impressions de l'époque :

"Mes impressions sur la vie à bord de l'Alsacien ? Une vie rythmée par les changements de quarts (en mer) et les postes de combat. A quai corvée de vivres, entretien du bateau et exercices incendie voilà à quoi ressemblait notre quotidien. Après un bref passage au carré des officiers mariniers supérieurs comme serveur j'étais à l'intendance donc près des cuisiniers et boulangers, j'étais en charge de la cambuse. Il y avait une bonne ambiance surtout vers la fin. Pour le mauvais ma première sortie en mer (malade), les postes de combat toujours au moment de la sieste. J'appréciais les levées de couleurs sur la plage arrière avec les autres bateaux les sifflements sur la rade, la chance de connaître une région superbe et de voyager un peu".





Il est indiqué dans l'article que la ville marraine de l'Alsacien était Colmar, mes informations donnent Strasbourg. D'après d'autres sources, la ville se Strasbourg ne s'investissant pas dans cette relation de parrainage, c'est L'Amicale des Anciens Marins de Colmar (AAMC) qui assurait les liens entre les alsaciens et l'Alsacien. (Photo VAR MATIN - 1981).





L'Alsacien fait escale à Marseille.Le bâtiment est prêt à accueillir les visiteurs, la toile de pudeur avec le nom du bateau est à poste sur la coupée. (Photo Thierry BERAUT - 1981).





AUX POSTES DE COMBAT ! Ca c'est pour la théorie, pour la pratique, la vie est beaucoup plus relax. Voici l'équipe qui arme le canon de 20mm tribord. Il faut dire qu'il peut faire très beau en mer, alors autant en profiter. (Photo Thierry BERAUT - 1981).




La suite du poste de combat, essais de l'artillerie de 57mm, on voit le télépointeur pivoter sur tribord et chercher sa cible.Vue détaillée de la cheminée profilée, on a ici une bonne idée de la minceur de celle-ci. (Photo Thierry BERAUT - 1981).




Réunion des membres du poste 2 à la cafétaria. L'histoire n'a pas gardé mémoire du but de cette réunion, néanmoins elle nous permet de voir une partie de la cafétaria avec à l'arrière plan la rampe dont le volet est fermé. Cette rampe, maintenant tout à fait normale, était à l'époque de son installation très novatrice. Avant son instauration, chaque poste déléguait plusieurs de ses membre pour aller chercher les gamelles de nourriture, les repas se prennant dans les postes. Les jours de tempête, ce ne devait pas être très facile. (Photo Thierry BERAUT - 1981).





Cette photo n'est pas de Thierry, mais de Baudouin CUSIN BERCHE, elle représente Le maître Fourrier MOUCHEL, très à l'aise sur son fier destrier, lequel (le destrier !) étant étroitement surveillé par le Quartier maître Secrétaire Bonneton. Cette photo a été prise dans la montagne libanaise lors de l'escale de Beyrouth en 1968. Baudouin nous signale, en parlant du QM Bonneton et comme il y a prescription maintenant : " En janvier 69, au cours de l’escale a Port-Vendres il a fait un sejour un peu prolongé dans le fonds du port, de nuit, température de l’eau : +2°.  Une fois encore, c’est moi qui l’ai sorti de l’eau". Comme quoi on gagne toujours à avoir un plongeur à bord. (Photo Baudouin CUSIN BERCHE - 1968).



L'Alsacien fait des manoeuvres de transfert et ravitaillement avec le Gustave Zédé. Le voici derrière Jean-Claude Blot pris depuis le Gustave Zédé. Derrière Jean-claude on peut voir sous sa bâche un des canons de 40mm qui équipait le Tatave. (Photo Jean-claude BLOT - octobre 1968).

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Cette photo est prise de l'Alsacien qui se présente derrière le pétrolier ravitailleur La Meuse que l'on voit à droite. Le porte-avions qui va également être ravitaillé est le Clémenceau - 1981 (photo Bernard Schmitt).
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Une des missions des navires de la "Royale" est de représenter la France, ici on voit la vedette blanche du "Grand Maître de l'Ordre de Malte" qui, ainsi que le Prefet Maritime dont on aperçoit le canot à l'arrière plan, va être accueilli à bord de l'Alsacien en 1981 (photo Bernard Schmitt).
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Je me devais de rendre hommage à Bernard Schmitt, pour sa précieuse contribution en photos de l'Alsacien et souvenirs divers. Photo souvenir en 1981. Encore merci.
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Une photo de la baleinière de l'Alsacien. Les performances de ce type d'embarcation étaient tout sauf sportives, mais elle rendait de grands services lors des mouillages en rade foraine, même si l'accés depuis le bateau via le tangon pouvait lui être assez sportif quand la houle était de la partie.

A l'arrière plan un navire américain, c'est un destroyer de la classe SPRUANCE, c'est un navire de lutte anti-sousmarine. (7800 tonnes, 161 m long sur 17 de large, 2 x 127 mm, 1 lance-missiles Sea Sparrow, 1 systeme ASROC (ASM), 2 x 3 tubes lance-torpilles, 1 hélicoptère Sea King (1981 - photo Bernard Schmitt).
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La photo classique du coucher de soleil en Méditerranée. La taille des escorteurs rapides permettait de bien "sentir" la mer. Il y avait les tempêtes, les coups des lames et le roulis, mais il y avait aussi ces moments que l'on passait à rêver en regardant les vagues, les nuages ou un coucher de soleil (photo Bernard Schmitt - 1981).
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Souvenirs du jour du premier embarquement. (Jean-Paul Filippi 1976)


A la sortie du brevet élémentaire de mécanicien, j'ai choisi l'escorteur rapide: L'ALSACIEN.

Nous étions trois gars, du BE, à embarquer sur ce bâtiment.

Nous avions donc décidé de nous retrouver a Toulon au bar "les cinq parties du monde" qui se trouvait pratiquement en face de l'arsenal, pour nous donner plus de courage a affronter ce monde qui nous était encore inconnu.

En cette matinée d'une belle journée de juillet 1976, un été qui fut particulièrement chaud, nous voici donc au pied de la coupée, en blanc complet, quand le gradé de coupée, "un vieux" premier maître torpilleur nous interpelle d'une voix rugueuse: "montez les gars! on ne va pas vous bouffer!", "Ah Ah!! du renfort pour la machine!" dit-il en voyant nos feuilles de route. "posez vos sacs ici et corvée de vivres!" Ca faisait 3 minutes que nous étions a bord et nous étions déjà chargés de cagettes de fruits et légumes divers! Apres une heure de corvée de vivres nous pûmes finalement être présentés a l'adjudant machine, et faire nos mouvements d'embarquement, durant lesquels, en plus de notre couchage, on nous avait délivré un quart et des couverts, que l'on devait rendre le jour de notre débarquement. Quand pour le repas de midi, nous nous rendîmes a la caféteria, celle ci était comble, à l'exception de la table centrale. Apres avoir fait la queue à la rampe nous nous y installâmes, quand un des gars qui y était déjà, nous apostropha de cette manière: "Dites donc les jeunes, vous venez d'ou? D'où est ce que vous sortez?" on lui a repondu que nous sortions de l'école des mécaniciens, du BE.

" d'la moussaille! d'la bleusaille! On ne vous a donc pas appris les bonnes manières au BE !? Des coups d'pieds au c... oui ! Vous ne pouvez pas vous asseoir ici sans y avoir été invité, ici c'est la table des choufs (1) La table des seigneurs!"

C'était, je ne le savais pas encore, le chouf mécano, de la chaufferie, celui qui durant mon affectation(13 mois) allait me prendre sous son aile. Il y avait les mauvais moments, les enguelades et les bottages de fesses, mais aussi les bons, les crises de rires, les choufs à cette époque se faisait un plaisir de sortir leurs " mousses". Dans "chicago" (2), chaque navire avait son bar, mais ça c'est une autre histoire...

Jean-Paul Filippi.

(1) chouf : quartier-maître chef, dans la marine « un peu plus ancienne ». C’était dans l’équipage une figure, il avait autorité sur tout ce qui portait pompon (et qui n’était pas chouf, bien-sûr).

(2) Chicago : Je ne sais pas si ce mot est encore employé actuellement, mais c’était le terme qui identifiait à Toulon, le quartier « chaud » du bas de la ville, juste à la sortie de la porte principale de l’arsenal. Son nom faisait référence à Chicago du temps de la prohibition, on ne s’y ennuyait pas, et chacun avait ses habitudes dans des petits bars qui servaient de point de ralliement.


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Dragueur océanique classe "NATYA" en 1981 (photo Bernard SCHMITT)

Cette photo représente un dragueur océanique soviétique de la classe "NATYA". Il a été photographié dans les eaux tunisiennes en mars 1981, au cours de l'escale à Bizerte consécutive à l'exercice "Sardinia" (INVITEX italien).
Ces grands dragueurs, au nombre total de 16 unités, ont été construits à partir de 1971, pour remplacer les unités de la classe "YURKA". leurs caractéristiques étaient les suivantes :
- tonnage : 650 tonnes, longueur 66 m, largeur 11 m.
- armement : 2 tourelles doubles de 30 mm AA) et 2 tourelles doubles de 25 mm AA, vitesse : 18 noeuds.












Dessin d'une unité type de la classe "NATYA" en 1973 (d'aprés le "Jane's fighting ships 1975-1976")







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Frégate américaine de la classe "GARCIA en 1981 (photo Bernard SCHMITT)

Cette photo représente une frégate ASM américaine de la classe "GARCIA". Cette photo date du ralliement des participants à l’exercice "Sardinia" (exercice italien du type Invitex – ouvert aux membres de l’Alliance et auquel répondent, entre autres, US Navy et marine nationale) et se situe au mouillage de la Maddalena (Sardaigne), où relâchent couramment les unités de la Sixième Flotte. Sur cette photo, en arrière plan, on aperçoit aussi un SSN américain, également participant à "Sardinia".
Ces frégates, au nombre total de 10 unités, ont été construites à partir de 1962. 

leurs caractéristiques étaient les suivantes :
- tonnage : 2620 tonnes en standard et 3400 en pleine charge, longueur 126 m, largeur 13.5 m.
- armement : 2 tourelles simples de 127 mm AA),un système ASROC (8 tubes), 2 lance-torpilles triples,1 hélicoptère, vitesse de 27 noeuds.






Photo de la frégate "GARCIA", tête de série de ces navires ASM. Bien que plus importants que beaucoup de destroyers, ces bateaux sont classés "frégate" par le fait qu'ils n'ont qu'une hélice et que leur vitesse est relativement limitée. (d'aprés le "Jane's fighting ships 1975-1976")


Bâtiment base de sous-marins de la classe "UGRA en 1981 (photo Bernard SCHMITT)

Cette photo représente un bâtiment base pour sous-marins soviétique de la classe "UGRA". Il a été aussi photographié dans les eaux tunisiennes en mars 1981, au cours également de l'escale à Bizerte consécutive à l'exercice "Sardinia".
Ces bâtiments base, au nombre total de 10 unités, ont été construits à partir de 1961, au chantiers de Nikolayev. leurs caractéristiques étaient les suivantes :
- tonnage : 6750 tonnes en standard et 9500 en pleine charge, longueur 141 m, largeur 17 m.
- armement : 4 tourelles doubles de 57 mm AA), autonomie de 10.000 Nautiques à la vitesse de 12 noeuds. D'aprés le Jane's, il a été installé sur les 2 dernières unités de la série, une grande superstructure au niveau de la plage arrière, celle-ci servant à l'entraînement, je pense que c'est cette structure que l'on voit sur la photo ci-dessus.









Dessin et photo d'une unité type de la classe "UGRA" en 1973 (d'aprés le "Jane's fighting ships 1975-1976")









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