SOUVENIRS DU BRESTOIS

Pour quand même avoir un minimum d'ordre, voici un sommaire plus explicite :

Le Brestois d'auteurs divers et de dates diverses

Le Brestois en 1971 par "Pierrot13"

Le Brestois en 197(?) par PRIZUTU

- Le Brestois en 1968 par Patrice BIRON et d'autres divers

- Le Brestois en 1969 par Christian

- Le Brestois par Alain FOULQUIER 1972

- Le Brestois par Guy CABLAT en 1969/1970

- Le Brestois par Alain GRANDET en 1966-1968

- Le Brestois par Claude MOSOLL en 1973-1974

- Le Brestois par Christian GAUTHEY via Jean-marc POMIE en 1973-74

- Le Brestois par Didier BRIX en 1972 et 1973

- Le Brestois par Salvatore SCARNA en 1958 et 1972 à 75

- Le Brestois par Jean-marc POMIE en 1972-73

- Le Brestois quitte Diégo par alain FOULQUIER - 1973

- La vie sur le Brestois par Jean-claude MICHELIN

- Divers "Brestois" d'origine non définie

- Le passage de la ligne en 1972 par Jean-marc POMIE

- Scènes de vie à bord en 1972 et 1974 par Jean-marc POMIE


Pour changer quelques documents d'origines diverses et d'auters divers, en tout cas merci à eux tous. 

(Mise en ligne : 10/05/2013)




Le Brestois à couple de son grand frère le bâtiment de ligne Jean-Bart à Toulon. (Photo Carte postale CIM - 19??)





Une autre carte postale du Brestois avec le Jean-Bart à Toulon, un peu plus originale. (Carte postale YVON par Pierrot13 sur anciens cols bleus - 197?)





Une partie du corps de débarquement du Brestois. (Photo Fischer - 197?)




Le Brestois dans le canal de Corinthe, l'endroit est toujours aussi impressionnant, mais on peut voir sur cette photo un des remorqueurs grecs, ce qui est plus rare. (Photo Fischer - 197?)




Le Brestois va entrer dans le canal à la remorque. (Photo Vaguemestre sur anciens cols bleus - 197?)





La coupée du Brestois. Sur la gauche de la photo, on peut voir le télémètre de la tourelle de 100mm instéllée en 1958 en test. (Photo Salvatore Scarna - 197?)

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"Pierrot13", était embarqué sur l'escorteur d'escadre Cassard en 1971, sa route a croisé celle du Brestois et il en a fait ces quelques photos, il nous envoie aussi des photos aimablement fournies par le Commissariat à l'énergie Atomique de Cadarache au sujet d'une des chaudières du Brestois qui a servi jusqu'en 2006 au CEA, ces photos viennent s'ajouter à celle que j'ai mise plus bas avec les caractéristiques de la chaudière. Un grand merci à Pierrot13 et au CEA. 

(Mise en ligne : 07/07/2012) 




1971. Le Brestois vu de l'escorteur d'escadre Cassard quelque part en Méditerranée. (Photo PIERROT13 - 1971)





1971. Transfert à la mer entre le Brestois et le Cassard, l'escorteur rapide se présente sur le babord de l'escorteur d'escadre. (Photo PIERROT13 - 1971)




1971. La suite logique de la photo précédente avec le transfert de personnel via la "chaise". (Photo PIERROT13 - 1971)




Voici "Josiane" qui après avoir bien servi dans la Royale sur le Brestois, a terminé sa carrière en fournissant de la vapeur au CEA de Cadarache. C’était la source de puissance et de vapeur haut débit pour l’ensemble des installations de la plate-forme POSEIDON, dédié  à la qualification de systèmes et composants des réacteurs.
La chaudière semble avoir été arrêtée en 2006, la photo date de 2006 lors de la dernière mise à jour du site web du CEA, pour la page qui traite de la chaudière bien-sûr
. (Photo CEA Cadarache via PIERROT13 - 2006(?))




"Josiane" l'ancienne chaudière du Brestois sert la science, ou l'art d'accommoder les restes, sans vouloir lui manquer de respect bien entendu. (Photo CEA Cadarache via PIERROT13 - 2006(?))




Ne me demandez pas de renseignements sur qui fait quoi dans ces tuyaux, vannes et autres manomètres, je suis juste heureux que Josianne ai continué longtemps à servir. Un grand merci à Pierrot13 et au CEA de Cadarache pour ces souvenirs. (Photo CEA Cadarache via PIERROT13 - 2006(?))


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En écumant les nombreux recoins de l'Internet, j'ai touché terre sur le site www.chassimages.com, un site sur la photographie que je vous conseille si vous aimez cet art. Dans le forum du site, j'ai trouvé les photos ci-dessous. Elles ont été postées par PRIZUTU, avec qui j'ai essayé d'entrer en contact, mais jusqu'à présent sans résultat. A le lire, l'auteur est un ancien marin embarqué sur le Brestois au début des années 1970. S'il me lit, je serais très heureux de pouvoir lui poser quelques questions, d'avance merci. (mise en ligne : 25/09/2011)




Le Brestois vu vers l'arrière. Le ciel se couvre et la mer prend des teintes noires. Ces moments de mer pouvaient être un peu inquiétants mais tellement beaux. J'ai toujours admiré les peintres capables de rendre de telles nuances. (Photo PRIZUTU - 197(?))





Le Brestois en train de virer sur tribord, ou bien le barreur a eu un gros coup de fatigue. Derrière lui, il me semble reconnaître un autre escorteur rapide. (Photo PRIZUTU - 197(?))




La météo est redevenue plus clémente. D'autres photos montrent le Lorrain, je me demande si elles n'ont pas été prise en 1972-1973 lors des "aventures" des ces deux bateaux dans l'océan Indien (voir plus bas). (Photo PRIZUTU - 197(?))




Le Brestois au mouillage à Porto-Vecchio en Corse en 1972. Derrière lui, deux escorteurs d'escadre faisant sans doute partie eux aussi des exercices. (Photo PRIZUTU - 1972)




Toujours à Porto-Vecchio en 1972, le Brestois au mouillage, le vieux serviteur accuse son âge mais rend toujours de bons services. (Photo PRIZUTU - 1972)




1972. Toujours à Porto-Vecchio. Il ne s'agit pas ici d'un escorteur rapide, mais d'un escorteur d'escadre du type "conducteur de flottille". Comme le Chevalier Paul était désarmé et en réserve depuis juillet 1971, il s'agit du Cassard qui était déployé en Méditerranée. (Photo PRIZUTU - 1972)


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Sans doute dans l'océan Indien, le Brestois dessine une belle trace, les oiseaux marins suivent le bateau, le cuistot a fini son ouvrage et les volatiles vont se mettre à table. Nous sommes le 23 septembre 1972 et le Brestois vient de quitter Port-Louis, capitale de l'Ile Maurice que l'on peut aperçevoir au fond de la photo. (Photo PRIZUTU - 1972)





L'escorteur d'escadre
Guépratte, qui a été refondu ASM en 1969/1970, vient se placer à babord du Brestois, sans doute pour un ravitaillement. Ces bateaux avaient des missions un peu moins ingrates que les escorteurs rapides et leurs embarquement étaient quand même bien recherchés. (Photo PRIZUTU - 1972)




La suite de l'exercice ou du ravitaillement avec le Guépratte. La mer est superbe mais il a l'air de ne pas faire très chaud. Cette photo à été prise depuis l'arrière de la passerelle du Brestois au pied du mat, on peut voir en détail le télépointeur optique DMAA à droite du téléphoniste. (Photo PRIZUTU - 1972)




La suite des photos de l'escadre au mouillage à Porto-Vecchio en Corse. (Photo PRIZUTU - 1972)




Encore le mouillage de Porto-Vecchion. A gauche un escorteur d'escadre, au milieu, il me semble aperçevoir un autre escorteur d'escadre, par contre celui de droite me semble être un escorteur rapide. Merci à Prizutu pour ces belles photos. (Photo PRIZUTU - 1972)


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Patrice BIRON était en 1968 sur le Jean-Bart où à la sortie de l'Ecole des Mousses, il a intégré l'école d'armes. Le Brestois en faisait aussi parti. Il l'a immortalisé et je vous en propose quelques clichés. Un grand merci à Patrice Biron pour son autorisation de mise en ligne. (mise en ligne : 18/09/2011)





1968. La belle étrave du Jean Bart avec sur son babord le croiseur Suffren et le Brestois à tribord. L'escorteur est bien petit en comparaison du bâtiment de ligne. (Photo Patrice BIRON - 1968)





1968. Peut-être pour le 14 juillet, les deux bateaux arborent le grand pavois, même si on ne voit pas très bien celui de l'esscorteur. Cette photo, dans la démesure des dimensions des deux bateau, me fait penser à cette époque d'autour de la 1ère guerre mondiale, quand des torpilleurs attaquaient en meute les ligne de cuirassés ne pouvant compter que sur leur vitesse et leur petitesse pour échapper aux bordées des bateaux de ligne. (Photo Patrice BIRON - 1968)





1968, toujours à Toulon. La photo est prise du Jean-Bart. L'artillerie anti-aérienne du cuirassé était composée de tourelles doubles de  100mm et d'affûts doubles de 57mm comme l'affût supérieur du Brestois, par contre la tourelle de 100mm de la plage arrière de l'escorteur était beaucoup plus moderne que le 100mm du cuirassé et aussi du 57mm. Encore merci à Patrice Biron pour ces photos. (Photo Patrice BIRON - 1968)





Photo mise en ligne sur le forum des anciens cols bleus. Le Brestois, sans doute pris aussi depuis le Jean Bart avec son grand pavois à poste. (Photo Pytheas - 196(?))




Une autre photo venant du forum anciens cols bleus. Le Brestois taille sa route, il a fière allure, mais il faut bien reconnaître que les dernières années il accusait bien son âge, les escorteurs sont des bateaux qui servent beaucoup, leurs tâches sont souvent ingrates mais leur utilité est indispensable. (Photo Gauquelin - 197(?))


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Christian est entré en 1966 dans la marine et y a choisi la spécialité de fusiliers commando. En janvier 1969, il embarque sur le Brestois. Il a eu la bonne idée d'en prendre quelques photos. Merci à lui pour l'autorisation de mise en ligne. (mise en ligne : 19/02/2011)




Septembre 1969. Lors d'une escale du Brestois à Gênes en Italie, le corps de débarquement du bord est mis à contribution pour des exercices. En tant que fusilier, Christian est à son poste. Les moyens du bord sont utilisés, ici un zodiac. (Photo Christian - 1969)




Septembre 1969. Le corps de débarquement du Brestois se prépare à embarquer dans les zodiacs. A gauche, Christian et à droite le QM1 (CS) fusilier et derrière le "bidel", aussi de la partie. L'armement se compose d'un pistolet-mitrailleur MAT 49 de 9mm. (Photo Christian - 1969)

1969. Séance de tir au canon de 20mm. Les escorteurs rapides en possédaient un de chaque bord. Cette arme date de la 2ème guerre, elle est simplissime mais rend toujours service, elle était souvent armée lors des postes de combat par des membres du service du commissariat. (Photo Christian - 1969)




1969. Autre vue de la séance de tir au 20mm. Le tireur, en sombre était attaché par la taille à la pièce et les mouvements de son corps assurait le pointage du canon. Ici rien d'automatique, le tir se fait à vue et la cible est suivie au travers du viseur circulaire. devant le visuer à droite de la pièce, le tambour de munitions. A droite de la photo, un des marins porte un casque plus large que les autres car il assure la comunication téléphonique et porte des écouteurs. (Photo Christian - 1969)




Le Brestois pose pour le photographe. (Photo Christian - 1969 (?))




1969. Pour finir une photo de l'insigne du Brestois aux armes de sa ville marraine. Encore merci à Christion pour tous ces souvenirs. (Photo Christian - 1969)


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Alain FOULQUIER a déja contribué à alimenter notre mémoire collective, voir plus bas, je ne savais pas à l'époque qu'il avait embarqué comme médecin à bord du Brestois, donc je rectifie. Il était donc à bord comme "toubib" et nous a déjà en plus des photos donné les films que j'ai mis en ligne la semaine dernière, voici d'autres souvenirs, je vous laisse regarder, encore un très grand merci Docteur, merci aussi à Jean-Marc POMIE qui a fait office de facteur. (Mise en ligne le 22/01/2011)




1972. Le Brestois fête la nouvelle année à Diégo-Suarez. Nous sommes plage arrière et la fête est bien entammée. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)




1972. L'horloge à l'arrière-plan indique 00h15, c'est l'heure des discours et sans doute des bonnes résolutions. A l'arrière la tourelle de 100mm. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)




1972. Autre vue des discours de nouvelle année. Admirez le renard décoré sur la tourelle et la décoration tropicale, fêter la nouvelle année en chemisette n'est pas très commun. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)




1972. Toujours le réveillon de nouvelle année. Détails de la fête. Ce lieutenant de vaisseau n'est autre que le "chef" machine VINCENT, nous le voyons ici imberbe car il avait gagné son défi qui était de se faire couper la barbe le jour où les bouilleurs de bord donneraient enfin assez d'eau douce et fonctionneraient à 100%, ce qui n'était pas simple étant donné leur état. (voir cette anecdote plus bas).  (Photo Alain FOULQUIER - 1972)




1972. Fête du réveillon de nouvel an. On ne reconnaît pas beaucoup de personnes sur cette photo, mais je l'ai mise car je me pose la question de savoir quel est, au milieu de la photo, cet appareil en forme de tube compte tenu que nous sommes plage arrière du Brestois. Après reflexion, je pense qu'il s'agit du treuil arrière. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)




1972. Fête du réveillon de nouvel an. La fête est pretexte à inviter des collègues d'autre unités, également à droite de la photo, un membre de la légion étrangère, unité basée à Diégo à l'époque.
Ce légionnaire faisait partie du 3ème REI. Il avait emprunté le bonnet d'un marin de la marine malgache qui servait sur le transport côtier FANANTENANA, l'autre marin coiffé est aussi un marin de ce transport comme son collègue à sa droite, sans doute le propriétaire du bonnet. Un internaute anonyme et correcteur de votre humble serviteur, mais possédant une mémoire et un sens de l'observation particulièrement fin, me signale que le pompon est bicolore en cocarde, rouge et vert aux couleurs du drapeau malgache. Les ganses des chemises blanches ne sont pas bleues comme dans la Royale mais vertes. Il me fait également remarquer la force des liens qui unissaient les légionnaires et les marins du Brestois comme en témoigne la présence exceptionnelle de la musique de la légion lors du départ du Brestois vers la France.
 
Les quatre civils, dont un le torse nu, sont très probablement des "boys". Ces derniers (des locaux) étaient embauchés (pour un salaire modique (au standard français), mais assez confortable (rapporté au niveau de vie moyen local) par tradition et par dérogation, par les carrés et postes (maîtres, second maîtres et même équipage…), pour s’occuper de tâches domestiques (principalement lavage du linge). Ces civils étaient a priori des ressortissants français, car Comoriens. Restaient-ils à bord pendant que le bâtiment était à la mer ? Il me semble bien que oui, car un rôle de couchage leur était dédié (bannettes libres…). En gros, sur un escorteur rapide, ils étaient cinq ou six. Il semble que cette situation ai cessé lors du départ de la marine de Diégo à l'automne 1973.
Juste à gauche du légionnaire, on peut aussi aperçevoir le lieutenant de vaisseau VINCENT, chef machine du Brestois. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)



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La suite des agapes. Même si la table est garnie pour un jour de fête, la cuisine sur les bateaux de la marine a toujours été très prise au sérieux. La plage arrière est quand même un peu juste. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)





Les douze coups de minuit ont annoncé la nouvelle année, j'espère que certains se reconnaîtront sur cette photo. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)





Allez ! Une petite dernière pour la route. Ce n'est pas tous les jours que l'on fête le nouvel an dans la moiteur de l'afrique. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)




La fête est finie. Nous voici maintenant dans un local que j'identifie comme étant le carré officiers, voici l'officier transmission, l'enseigne BURNAND avec une coupe de barbe différente de celle ci-dessous, il en est des barbes comme des jupes des filles. A gauche de la photo, un superbe magnétophone à bandes, plus pratique en mer qu'un tourne-disques. Avant le départ du Brestois pour son long périple, le lieutenant de vaisseau VINCENT avait profité de ses relations dans une boîte de nuit du Mourrillon pour enregistrer toute une série de bandes magnétiques afin de mettre un peu d'ambiance dans le carré. C'était le temps où l'internet et les DVD n'existaient pas, comment faisait-on ? Je rassure les plus jeunes d'entre nous, la vie était quand même très belle. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)




Vous allez me dire "mais que vient faire ici cet amiral 5 étoiles ?". Voici l'amiral BATTET, il était lieutenant de vaisseau, officier détecteur du Lorrain, qui accompagnait le Brestois au cours de la deuxième partie de la mission ZMOI avec notamment l'épopée du transit retour , mais en outre il a, lui aussi, laissé pousser sa barbe. Si le système pileux du lieutenant de vaisseau était noir, celui de l'amiral est devenu blanc, mais il est resté fidèle à sa barbe. Beaucoup plus modestement, votre serviteur a fait de même.




Carré des officiers du Brestois. Au centre le chef machine, le lieutenant de vaisseau VINCENT dont nous avons déjà parlé. A gauche de la photo le médecin Alain FOULQUIER dont la postérité doit ici garder trace. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)




Si nous avons beaucoup de photos prises dans les postes d'équipage, celle qui ont pour décor les carrés officiers sont plus rares. Celle-ci nous montre le confort un brin "british" de celui du Brestois. Voici à gauche le lieutenant de vaisseau LE PAPE, officier en second du Brestois. Suit l'officier transmissions, l'enseigne de vaisseau BURNAND et le déjà connu médecin du bord. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)




Pour finir la mise en ligne des photos du Docteur Foulquier, voici celui sans qui tout cela n'aurait pas existé, le Brestois. Un grand merci à Alain Foulquier et à Jean-marc Pomie pour ces souvenirs. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)



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Guy CABLAT était sur le Brestois en 1969/1970, il a fait toute une carrière bien remplie dans la Royale, voici quelques souvenirs, merci a Guy de m'avoir autorisé à les mettre en ligne. (Mise en ligne le 07/11/2010)





1969 à Toulon. Le commandant du Brestois, le capitaine de corvette Estival, ici de dos, accueille à son bord des officiers de l'US Navy. Le Brestois est sans doute au mouillage. (Photo Guy CABLAT - 1969)





Février 1970. Le Brestois taille péniblement sa route dans une mer pour le moins hostile. Il n'y a pas grand monde sur le pont et on comprend bien pourquoi. (Photo Guy CABLAT - 1970)




1970. Guy Cablat dans le PC de 100mm. Je rappelle aux internautes ayant raté un épisode que le Brestois a été armé depuis fin 1957 de la toute nouvelle tourelle de 100mm qui allait devenir suite à ces essais le standard dans la marine. Il gardera cet armement jusqu'à son désarmement en 1975, ce canon sera ensuite installé sur le tout nouvel aviso Amyiot d'Inville. Encore merci à Guy pour ces photos. (Photo Guy CABLAT - 1970)




1975. Article paru dans le numéro 1397 de "Cols Bleus". Il relate la carrière de Brestois et son désarmement. Toute une longue vie de bateau résumée en quatre petites colonnes, heureusement que l'Internet nous aide à faire un peu revivre nos anciens bateaux. (Photo "Cols Bleus" - 1975)




Et bien non ! Le Brestois n'est pas tout à fait disparu. Une de ses chaudière continue (en 2006) à être utilisée au Centre d'Etudes Atomiques de Cadarache (CEA). C'est la source de puissance et de vapeur haut débit pour l'ensemble des installations de la plate-forme POSEIDON, dédié à la qualification de systèmes et composants des réacteurs. Elle a gardé son nom de l'époque "Josiane". en voici les caractéristiques générales :
  • Chaudière marine type E 50 au fioul lourd  TBTS 1%
  • Puissance : 30 MW.
  • Production de 42 T/H de vapeur surchauffée à 385°C sous 3.5 MPa.
  • Possibilité d’extraire de la vapeur saturée à 240°c (débit de l’ordre de 12T/H).
  • Production d’eau chaude pressurisée à raison de 80T/H à 240°C et 20T/H à 350°C

 (Photo Centre de Cadarache - 2006 plus d'infos : CEA Cadarache )


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Entre 1966 et 1968, Alain GRANDET a embarqué sur le Brestois comme quartier-maître missilier, avec "option" topilleur. Cette semaine je mets en ligne des photos d'équipage, la semaine prochaine, nous passerons à la technique et aux torpilles dont s'occupait Alain. Ses photos sont vraiment très évocatrices de cette époque, un grand merci à lui pour l'autorisation de mise en ligne. (mis en ligne le 10/10/2009)



A tout seigneur, tout honneur. Voici Alain posant devant le beaupré tout à l'avant du Brestois à Toulon. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)


Je ne pense pas que cette scène se passe à Toulon. Le Brestois dans ses manoeuvres d'appareillage ou d'accostage. Sur la droite de la photo, on peut aperçevoir un beaupré qui ressemble à celui de l'"Etoile" ou de la "Belle poule" (?). Remarquez plage arrière les bancs et les "flotteurs" à babord et tribord. Ce que j'ai pris pour des apparaux de dragage, sont en réalité des équipement anti-torpilles. Au moyen de barres métalliques qui claquaient dans l'eau, ils faisaient office de bruiteurs contre les torpilles accoustiques. Merci à l'internaute attentif qui a corrigé mon erreur. Ces flotteurs seront avantageusement remplacés par des buiteurs électriques. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Une autre vue de la même manoeuvre, la plage arrière un peu plus détaillée. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Il se passe quelque chose sur tribord, mais quoi ? Les regards sont attentifs et les appareils photo près à fonctionner. C'est aussi grâce à ces moments que ce site existe, merci à tous les jeunes de l'époque qui ont immortalisé leurs souvenirs de jeunesse. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Intérieur d'un poste d'équipage. C'est la fin du repas qui, je le rappelle aux plus jeunes d'entre nous, se passait dans les postes. Les hamacs restaient parfois à poste et les tables étaient descendues. Cette photo a été prise en été ou lors d'une croisière dans les mers chaudes. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)
 




Bon, je vous livre les commentaires d'Alain tels quels. Au premier plan, le surnommé Yoyotte, très sérieux et à ses côtés Gordon. Le repas semble être amélioré et le vin de qualité supérieure, peut-être est-ce un de ces noël ou nouvel an sous les tropiques ? Il y a pire quand même. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Juste pour comparer avec la photo précédente, cela doit aussi se passer vers le nouvel an, mais plutôt sous nos latitudes, ça n'enlève rien à la bonne hummeur du moment ni à la qualité de la chère. Le poste est décoré des pavillons règlementaires. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Toujours dans le poste d'équipage, Alain perdu dans ses pensées. Plus sérieusement, remarquez à droite le rangement des hamacs contre les parois du bateau, vieille mesure du temps de la marine à voile, cela permettait de protéger (un peu) les marins lors de batailles, des gravures ornent aussi les flancs du bateau. Quand les bannettes sont arrivées, l'espace intérieur a été sacrifié au confort du sommeil. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Autre vue intéressante du poste d'équipage. A gauche "manu", au milieu Alain Grandet et à droite "Pannetier". Les tables et les bancs étaient enlevés pour la nuit et mis au plafond dans les supports rectangulaires comme celui que l'on voit en haut en dessous de la lampe "rouge" et toujours les photos qui décorent l'intérieur. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)

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Facéties de copains. Les responsabilités que nous pouvions avoir à bord n'enlevaient rien au fait que nous étions très jeunes, et de temps en temps il fallait que cela se sache. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Photo plus classique sur fond de ville de Toulon à la fin des années 60, avec par ordre d'apparition à l'écran, à gauche LAMOUR, au centre Alain GRANDET et à droite PANNETIER. A gauche de la photo, l'avant du Jean Bart avec lequel le Brestois assurait le rôle d'Ecole des canonniers. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Photo prise depuis la plage avant. Voici le roof torpilles avec à gauche les yeux menacants des torpilles dans leurs tubes. C'était l'arme principale des escorteurs rapides avec le mortier ASM. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Le type E50 des escorteurs rapides embarquait un maximum de 30 torpilles, réparties entre les tubes (12 torpilles) et la soute (18 topillles). Cette soute, sous l'affut de 57mm avant, était munie d'un monte-charge vers les tubes. Les torpilles étaient embarquées par la plage avant, et entrées par la porte étanche qui donne sur la plage avant, puis mises dans le monte-charge. Sur les E52, la dotation n'était plus que de 24 torpilles, 12 dans les tubes et 12 dans des valises porte-torpilles et pour le type E52b, il n'y avait plus que 12 torpilles, uniquement dans les tubes. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Cette photo est intéressante par sa rareté. On est à l'intérieur du roof d'alimentation en torpilles des tubes du Brestois. La torpille de la photo vient d'être montée par le monte-charge depuis la soute, elle repose sur un chariot qui va la pousser à l'intérieur d'un des tubes à gauche de la photo. Remarquez à droite les deux hélices contra-rotatives de la torpille. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




"CHASSEZ AU TUBE 3". L'air comprimé est chassé dans le tube que l'on voit à droite et éjecte la torpille. Cette photo est prise depuis la plage avant. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Une photo d'un autre lancement. Le nuage d'air comprimé accompagne la torpille, le moteur de celle-ci se met en route, les deux hélices tournent déjà. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)



Suite de la photo précédente, la torpille va toucher la mer, se stabiliser sous l'eau et se mettre à la recherche de sa proie. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)


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"Attention on va rouler". Cette "information" diffusée par le micro du bord nous signalait que l'escorteur allait prendre des libertés avec les lois de l'équilibre et que de ce fait tout objet tant soit peu indépendant allait partir avec une trajectoire peut-être prévisible mais néanmois souvent incontrôlable. Quand c'était durant le repas, je vous laisse imaginer l'état des postes ou de la cafétaria. Ici belle vue sur le télépointeur de 100 mm qui a pris la place du mortier au centre du bateau. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Nous revenons à la gestions des torpilles. Ici la torpille a été montée de la soute et via le rail du premier plan, elle a été introduite dans le tube milieu. Dans son commentaire, Alain signale sur sur la photo, Vasquez et Phillipot mettent au point la torpille avant l'introduction complète dans le tube. Remarquez à droite de la photo, le bateau est difficilement identifiable, mais il doit être désarmé car son ancienneté est trahie par les hublots de la coque qui n'apparaissent plus sur les bateaux construits après la guerre. Peut-être est-ce aussi un ex-allemand comme sur une des photos ci-dessous. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Les réglage de la torpille sont terminés, elle est alors mise au tube et prête à l'emploi. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




L'ami "Phillipot" est aux commandes, sans doute pour le chargement des torpilles vers les tubes. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Toujours le collègue "Phillipot" à la manoeuvre à bras sur le monte-charge des torpilles, je vous accorde qu'il ya un côté "schadock" à la chose. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Commentaires d'Alain "On tire des plans sur la comète". Quand quelque chose se passait à bord et venait troubler la monotonie de la navigation et des quarts, chacun partait de son avis sur le phénomène. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Ces évènements étaient parfois la rencontre avec un bateau d'un autre pays. Chacun observait l'autre et essayait de tirer un maximum de renseignements sur la rencontre, surtout si comme ici, c'était un destroyer lance-missiles soviétique de la classe "KILDIN", bateau de 3500 tonnes, capable de lancer un missile nucléaire ainsi que 6 missiles anti-navires "Scrubber". Ces destroyers ont été lancés en 1959 aux chantiers "Jdanov" de Léningrad ou de Nikolaïev. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Une autre rencontre, mais cette fois avec un navire français. Alain indique dans son commentaire qu'il s'agit de la gabare Marcel Le Bihan (ex allemand "Greif"). A mon humble avis, je pense plutôt à la gabare Commandant Robert Giraud (ex allemand "Immelmann") car le Le Bihan avait un "hangar" entre la grue et la cheminée et sa grue était d'une seule pièce ce qui ne me semble pas être le cas sur la photo, à vérifier néanmoins. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)

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Le Brestois taille sa route, sans doute sur des mers chaudes et douces car l'équipage qui n'est pas de quart prend du soleil et du bon temps sur la plage avant. IL faut bien avouer que lors de ces transits les journées avaient tendance à se ressembler. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Un autre moment de farniente. Pannetier et Villaume se prélassent sur les bonbonnes d'air comprimé des tubes lance-torpilles sur le roof torpilles. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




N'allez pas croire qu'il n'y avait que la bronzette qui intéressait les membres de l'équipage, il y avait aussi la musique et à cette époque pas de MP3, alors il fallait tout faire soit même comme ici. Et je vous assure qu'il y avait de sacrés artistes. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Le Brestois fait escale, le bateau semble décoré du grand pavoi, 14 juillet ? Toujours est-il que en partant de la gauche, Villaume, Pannetier, Perisse, ?? et ?? quitte le bord pour découvrir la ville et ses environs. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Nous étions jeunes et le sport occupait une grande place aussi, certains comme ici faisait du basket, ceux du nord jouaient plutôt au foot, ceux du sud aimaient aussi le rugby, il y en avait pour tous les goûts. commentaire d'Alain "Stan Colin,? ,? ,Manu, Lassade, ?.
Tony Parker et son équipe n'ont qu'a bien se tenir" . (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Les "guerriers" du corps de débarquement, à savoir de gauche à droite Pannetier, Goulu, ??, et Alain Grandet. Ils ont fière allure n'est-ce pas ? La photo est un peu floue mais il me semble qu'ils sont équipés de fusil semi-automatique MAS pour Pannetier, un fusil-mitrailleur pour Goulu, on dirait que l'inconnu est armé d'une mitraillette anglaise Sten. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)


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Alain, plage avant devant la porte étanche du roof torpille, on peut aperçevoir une partie du mécanisme de montée des torpilles vers les tubes. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Alain ne se souvient plus du nom de ce "chouf", je pense que l'on peut le classer néanmoins dans la spécialité de cuisinier au vu de son tablier. Sur les rapides, la cuisine se tenait sur le pont principal, elle était très petite et quand la mer était mauvaise c'était un tour de force de nourrir l'équipage, il le fallait pourtant car la bonne chère contribuait beaucoup au bon moral de tous. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)



Plage arrière. Deux inconnus. Ils posent devant la tourelle de 100mm, remarquez la hauteur de la barbette sous la tourelle, il a fallu adapter l'installation car il y avait avant un affût de 57mm, moins lourd et moins large. Les visages sont jeunes et l'uniforme de second-maître ne doit pas être lui non plus très vieux. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Plage avant, comme le dit Alain, "l'artiste en tenue de soirée". Le port du pistolet est réglementaire pour la faction. Remarquez dans le fond de la photo un escorteur rapide à couple d'un aviso escorteur. La présence des avisos dans les eaux métropolitaines était assez rare. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Pour les cinéphiles, une parodie de "L'aventure c'est l'aventure". Avec par ordre d'apparition à l'écran de gauche à droite, Alain Grandet, ?, ?, Le Gurin, Alric, Pannetier et ?. La classe internationale non ? Quand L'internet n'était pas là, il fallait bien faire son cinéma soit même. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Les potes dans un poste d'équipage. Cette photo pourrait être prise sur n'importe quel bateau dans n'importe quelle marine. Embarquer et vivre sur un bateau entraîne automatiquement une autre vision du monde et des autres. C'est comme ça ! la mer transforme les terriens sans même que ceux-ci ne s'en rendent compte. Sur la photo de gauche à droite, Villaume, Valette, le Gurin, Pannetier et Hillion.  (Photo Alain GRANDET -1966/1968)




Le Brestois fait escale à Saint Tropez pour les fêtes de la mer. Je trouve deux intérêts à ce cliché, d'abord sociologique des années 70 avec les deux jeunes femmes en train de se faire photographier, ensuite et surtout, à gauche de la photo on peut voir l'arrière de l'escorteur côtier L'Intrépide, P630, avec un tube lance-torpilles installé plage arrière pour essais. Ce bateau était à l'époque rattaché à l'usine des torpilles de la marine située à Saint Tropez. (Photo Alain GRANDET -1970 ??)




Toujours lors des fêtes de la mer de Saint Tropez. Les gardes de la ville montrent leur bravoure guerrière, beaucoup de bruit et de fumée, c'est la fête pour tout le monde. Ces fêtes se déroulent en juin. (Photo Alain GRANDET -1970 ??)

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Inspection de l'amiral. A ce sujet, j'ai une petite anecdote. Sur le Provencal nous avons eu aussi ce genre de visite. Nous nous étions mis d'accord entre copains pour que si l'amiral demandait de voir un des sacs du poste, nous présenterions le sac d'un collègue particulièrement soigneux. L'amiral demmande effectivement de voir le sac d'un copain pris au hasard, celui-ci descend dans le poste et prépare le sac. Le propriétaire du sac avait bien fait les choses, les tenues de cérémonie étaient bien protégées dans une housse en matière plastique, l'amiral demande d'ouvrir cette dernière. Le non-propriétaire ne sachant pas comment ouvrir cette housse, c'est l'amiral lui même qui lui a indiqué comment précéder, avec un petit sourire au coin des lèvres qui laissait peu de doutes sur son analyse de la situation, il a été bon joueur et comme le sac était parfait, alors nous avons eu droit aux félicitations. Ce jour là, j'ai compris pas mal de choses sur la marine et sur ce que c'est que de diriger des hommes. (Photo Alain GRANDET -1970 ??)





Tubes-lance-torpilles, sans doute la série babord avant. (Photo Alain GRANDET -1970 ??)




Vue détaillée de l'arrière des tubes lance-torpilles. (Photo Alain GRANDET -1970 ??)




Repas de noël ou de nouvel an. Ce genre d'agapes a beaucoup inspiré les photographes amateurs, il faut noter quand même une certaine complaisance des acteurs. (Photo Alain GRANDET -1970 ??)




Scène de sortie de week-end peut-être, en tout cas elle se passe de tout commentaire. (Photo Alain GRANDET -1970 ??)




Une autre beaucoup plus "règlementaire" et néanmoins classique, une pause avec le collègue fourrier. (Photo Alain GRANDET -1970 ??)




Les copains en escale. Cette photo est aussi très classique, mais je l'aime bien car elle montre à quel point les équipages étaient jeunes, les responsabilités qui étaient données à ces "gamins" étaient quand même grandes. Nous étions encadrés et entraînés, cela faisait des équipages qui souvent "tenait bien la route", c'est du moins mon souvenir. (Photo Alain GRANDET -1970 ??)



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Claude MOSOLL a embarqué sur le Vendéen en 1972, mais aussi sur le Brestois en 1973 et 1974, il y était dans les télécom. Voici quelques clichés de cette époque. De nouveau merci à Claude. (mis en ligne le 12/07/2009)



1973/74. Claude MOSOLL sur le lieu de son travail, dans le local telex, celui-ci (le local bien-sûr !), se situait en bas de la passerelle, mais tout près de celle-ci. Il était tout petit, mais avait une importance capitale. Avant l'Internet et les téléphones portables, si on voulait communiquer avec ses proches, il fallait y aller et demander une ligne au "préposé téléphone" qui vous la passait dans la mesure du possible. Juste derrière Claude un appareil promordial à l'époque, le telex, que les plus de vingt ans ne doivent pas connaître. Bien souvent quand nous étions loin de France, c'était le seul lien qui restait. (Photo Claude MOSOLL - 1973/74)




1974. Le canon de 20mm tribord. La photo n'est pas très nette, mais on a rarement l'occasion de voir cette pièce en action. (Photo Claude MOSOLL - 1973/74)



1974. Cette vue est meilleure et permet de voir tout l'armement. Bien souvent les canons de 20mm étaient armés par une équipe formée de cuisiniers, commis ou maîtres d'hôtel. Avec un peu d'entraînement, ils tenaient leur rôle avec beaucoup de sérieux. (Photo Claude MOSOLL - 1973/74)



1974. Le Brestois est en train de faire des ronds autour de la cible sur tribord. Le reste de l'équipage participait et comptait les points. Toucher une cible flottante ou un ballon n'était pas si facile que cela. Derrière le tireur on peut voir le télépointeur de 100mm. (Photo Claude MOSOLL - 1973/74)



1974. Pour finir un contre-jour du Brestois au mouillage au cours d'une escale. Photo prise d'une embarcation qui ne semble pas appartenir au bord. Sans doute le mouillage forain avait entraîné la réquisition de moyens locaux. Encore merci à Claude pour ces souvenirs. (Photo Claude MOSOLL - 1973/74)


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Jean-Marc POMIE m'a envoyé les photos ci-dessous, elles mettent en scène le matelot Christian GAUTHEY, mécanicien de son état et qui faisait son service militaire à bord du Brestois. Il a ajouté (JM POMIE) quelques cartes postales de toulon de l'époque où apparait le Brestois. A vos souvenirs. (mis en ligne le 4/04/2009).



Fin 1973 ou 1974, le matelot mécanicien Christian GAUTHEY à la machine. Je pense que l'on aperçoit derrière lui un des deux moteurs diésel qui se trouvaient à la machine. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)




Dans le poste des mécaniciens. La photo n'est pas très nette, mais elle permet de détailler le couchage à cette époque. Remarquez la décoration des parois et du plafond, nous sommes dans les années 70, autres temps, autres moeurs. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)




















Une autre vue de poste d'équipage du Brestois, sans doute un peu plus ancienne car la décoration parait un peu plus "sobre". La promiscuité, elle n'a pas changé. Je vous laisse imaginer l'intérieur lors des tournées en afrique ou dans l'océan indien dans ces coques chauffées par le soleil. (Photo JM POMIE - 197??)




























Nous voici redescendus dans la machine, plus précisement devant une des chaudière, ces chaudière, il me semble avait chacune un nom, amis mécaniciens à vos souvenirs. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)




Toujours le matelot GAUTHEY, ici devant le transmetteur d'ordres machine. De chaque côté de la photo on aperçoit des conduits protégés par un habillage en aluminium, je suppose que dans ces conduits passait de la vapeur. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)




Cette photo est relativement rare, elle représente l'atelier de la machine, mais il se trouvait sur le pont principal à l'extérieur des locaux machines. Cet atelier se situait juste devant le lance-roquettes de 375mm (sur les E50 bien-sûr). On peut voir ici le tour. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)




Autre photo que j'aime bien, car elle représente le poste de barre du Brestois, Christian est à la place du barreur, mon poste de quart se trouvait juste à sa droite au transmetteur d'ordres. Remarquez le strapontin sur lequel est assis Christian, quand je vous disait que le confort sur les rapides était un peu spartiate, il fallait y rester 4 heures, mais on étaient jeunes. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)




Carte postale YVON des années 60. On y voit le Brestois, tout petit à couple du majestueux Jean Bart. Les deux bateaux faisaient partie de l'école des canoniers. (carte agrandie par rapport à l'original). (Photo JM POMIE - ??)



Pour finir une autre carte postale de Toulon avec en son centre le Brestois qui rejoint son poste à quai, pour les anciens la porte de l'arsenal qui donnait directement sur "Chicago". Encore merci à Jean-Marc. (Photo JM POMIE - 197?)


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En mai 1972, Didier BRIX embarque sur le Brestois pour effectuer son service militaire comme mécanicien, il y restera jusqu'en mars 1973. Durant cette année, le Brestois n'est pas resté à quai, Didier nous en transmet quelques preuves :




1972. Le Brestois appareille de Toulon en juillet 1972 pour une mission en océan Indien. Au deuxième rang, 2ème en partant de la gauche, Didier dit au revoir à celle qui le regarde partir, je me souviens de ces moments, nous étions partagés par l'excitation du départ et aussi par le désir d'aventures mais restait aussi un peu les regrets de ceux que l'on laissait à terre.On voit bien sur cette photo les différences des télémètres de 57mm à gauche en haut de la photo et celui de 100mm à droite. (Photo Didier BRIX - 1972)




1972. Comme la précédente mais détaillée, remarquez le banc contre la cloison en bas de la photo ainsi que le télémètre radar de 100mm. (Photo Didier BRIX - 1972)



1972. Autre vue détaillée, celle là sous le télémètre de 57mm. Didier est le 2ème en partant de la gauche. (Photo Didier BRIX - 1972)




1972. Le Brestois décolle du quai, bat sans doute en arrière, une fumée noire sort de la cheminée, attention aux réglages. En route pour de nouvelles aventures et direction l'afrique et l'océan indien. (Photo Didier BRIX - 1972)




1972. Pour le 14 juillet, le Brestois est à Dakar, le grand pavois est à poste, le pavillon sénégalais dans la mâture. Le bateau à gauche est la frégate type 12 britannique Whitby qui était en mission en Atlantique (l'équivalent de nos missions ZMAS-ZMOI)avec la frégate type 12 "upgrade" de la classe Leander, HMS Euryalus. Ces deux escorteurs retrouveront d'ailleurs la paire Brestois-Bourguignon à Simonstown quinze jours plus tard. (Photo Didier BRIX - 1972)

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1972. Dans la machine, Didier au volant de manoeuvre. Il ajoute un commentaire que je voudrait vous donner : "Sinon rappelez-vous de la solidarité à bord et de votre gentillesse envers moi qui n'était qu'un appelé bien sûr fauché.Je suis sorti plusieurs fois avec 1 franc CFA en poche et quand je rentrais le lendemain matin je l'avais toujours car vous aviez payé pour moi. C'est quelque chose que je n'ai pas oublié". Les sorties devaient être une fête pour tous, la solidarité du bord l'exigeait. Les engagés avaient une solde, les appelés n'en avaient pas ou si peu, alors le choix de celui qui payait était vite fait. Je ne dit pas que cela se produisait partout, mais à bord c'est ce que j'ai connu. (Photo Didier BRIX - 1972)



1972. Didier Brix à son poste, à tribord, l'univers très particulier de la machine d'un bateau. (Photo Didier BRIX - 1972)



1972. Cette photo n'est pas très nette, mais elle permet d'avoir une idée du transmetteur d'ordre vu du côté machine, les tours d'hélices étaient demandés par le passerelle et s'affichaient sur les cadrans gris de part et d'autre de ce matelot mécanicien. (Photo Didier BRIX - 1972)



1972. Quelque part au large de l'Afrique, les loisirs en mer n'étaient pas très nombreux, la pêche en faisait parti, mais c'était souvent avec les moyens du bord, le plus souvent elle se bornait à laisser traîner des lignes le long du bord, mais ça marchait. (Photo Didier BRIX - 1972)



2009. Chaque marin recevait au début de son temps avec son habillement, un sac comme celui-ci. Bien souvent, et surtout les appelés, il dessinait ou faisait dessiner sur leur sac qui une naïade, les armes du bord ou autre motif qui lui tenait à coeur, venait s'ajouter parfois, comme ici, les escale qu'il avait connues. Le cadenas et la manille de fermeture sont aussi d'époque (1972). (Photo Didier BRIX - 2009)



2009. L'autre côté du sac, si l'image est un peu floue, c'est la faute d'Assurencetourix, le barde, qui a chanté au moment de la photo. (Photo Didier BRIX - 2009)

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1972. Le Brestois vu depuis la plage arrière vers l'avant. La tourelle de 100 mm en impose par sa masse. (Photo Didier BRIX - 1972)



1972. On continue la visite par le côté tribord vers l'avant, à l'aplomb de l'affût de 57mm arrière. (Photo Didier BRIX - 1972)



1972. Pour respecter une certaine logique voici le côté babord du Brestois. En regardant cette photo me vient une idée, sur un bateau chaque objet doit avoir sa place, et ici il y a un ordre qui n'est pas sclérosant mais plutôt rassurant. (Photo Didier BRIX - 1972)




1972. Et maintenant le passage de la ligne version Didier Brix. Le scénario est à peu près toujours le même. Nous voici ici autour de la piscine dans laquelle les néophytes vont être délicatement plongé pour leur baptême. (Photo Didier BRIX - 1972)




1972 Passage de la ligne. Quand je vous parlait de délicatesse .... Le "malheureux" néophyte vient d'être condamné à mort, la sentence est immédiatement exécutoire. On ne badine pas avec la justice au Royaume des Océans. Je viens d'apprendre (le 10/10/2010) par un internaute l'identité du néophyte en question. Il s'agit du commandant du Brestois. Certes le capitaine de corvette Harnay avait déjà été baptisé à bord de la "Jeanne d'Arc", mais comme le Brestois lui même, n'avait encore jamais passé la ligne, c'est le commandant en tant d'incarnation symbolique du bateau qui a été baptisé a sa place. Le commandant a sans doute eu ce privilège rare d'avoir subi deux baptêmes de la ligne. (Photo Didier BRIX - 1972)



1972. Passage de la ligne. Après la condamnation à mort et l'exécution de la sentence, le supplicié était bien-sûr pardonné et plongé dans la piscine pour son baptême, le voici qui en sort sous le regard des autres condamnés qui vont subir le même sort. (Photo Didier BRIX - 1972)

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Suite des festivités, le suplice de la planche ou barbouillage et défoulement. Je vous accorde le côté fête des fous, mais que voulez vous, à l'époque les programme de télévision étaient tellement ineptes que les distractions manquaient un peu, heureusement que la télévision à changé depuis, quoique ..... (Photo Didier BRIX - 1972)




Qu'est-ce que je vous disait ! Rassurez-vous le plus souvent cela ce passait dans la meilleure bonne humeur, heureusement que la ligne passe uniquement dans des pays chauds .....La marine islandaise n'a peut-être pas les mêmes traditions. (Photo Didier BRIX - 1972)



Moment ô combien "émouvant", le néophyte qui a été condamné à mort, va être plongé dans la piscine salvatrice et de ce fait sauvé puis intégré dans la confrérie des "chevaliers de l'ordre de la ligne", les sauvages qui l'entourent ne comprennent sans doute pas la portée hautement symbolique de leur geste, mais que voulez vous, ils font ce qu'ils peuvent. (Photo Didier BRIX - 1972)




Voilà, c'est fini pour lui, maintenant "aux postes de lavage". Je vous laisse imaginez la jubilation des quartiers-maîtres ou matelots déjà initiés de la "Jeanne d'Arc" qui font passer aux jeunes et néanmoins futurs commandants ou amiraux, ce genre de traitement, avec tout le respect inébranlable que je dois bien-sûr à la hiérarchie. (Photo Didier BRIX - 1972)




Avant de clôturer cette cérémonie du passage de la ligne, je voulait vous montrer la tête qu'avait l'équipe des sauvages responsables des festivités. Photo prise avant la cérémonie, car après ils avaient à peu prés la même tête que ceux qui en étaient les "victimes". (Photo Didier BRIX - 1972)




Les néophytes se sont débarbouillés, le bateau est nettoyé et reprend sa vie normale, mais même si le passage de la ligne reste une tradition de potache, on ne peut pas s'empêcher de se dire que l'on fait alors partie du nombre relativement limité de ceux qui ont passé la ligne sur un bateau de la Royale et nombreux sont ceux qui gardent avec nostalgie leur diplôme. (Photo Didier BRIX - 1972)

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Je ne sais pas si je vous l'ai déjà mentionné, mais Didier Brix était diéséliste dans le civil et il met en pratique ici ses connaissances, aidé d'un collègue, à l'arrière plan, il fait ici un réglage des culasses. Le maniement de la clé dynamométrique semble demander pas mal d'efforts. (Photo Didier BRIX - 1972)




La suite de la manoeuvre de réglage. Sur ces photos, ont peu voir que le Brestois faisait son âge, il datait de la toute première série des escorteurs rapides. Le travail des mécaniciens pour le maintenir opérationel devait être assez considérable. Les diésels du bord étaient des moteurs "Renault". (Photo Didier BRIX - 1972)




Voici chef machine, le lieutenant de vaisseau VINCENT. Suite à un défi, et comme il avait entière confiance en son équipe de "bouchons gras", il avait proposé de se faire couper la barbe le jour où les bouilleurs du bord donneraient 100% de leur capacité ce qui étant donné leur vétusté n'était pas une mince affaire. Ce contrat a été rempli comme le montre cette photo. L'ami POMIE nous propose l'explication un peu différente d'un pari perdu pour le chef machine : "Pour la photo du chef machine, le pari était de lui raser la barbe quand toutes les réserves d'eau (distillée pour la machine et eau douce des ballasts pour les besoins du bord) seraient au plein.  Souvenez vous que nous avions des soucis de bouilleur dès notre départ de Toulon et que lors de notre première escale (Las Palmas), nous avions du rester sous les feux pour essayer de refaire notre réserve d'eau distillée. Essai non concluant pour la petite histoire.
Donc pour revenir au rasage du chef machine qui se nommait Vincent, lors du retour de Djibouti vers Diégo nous avions réussi à faire fonctionner les deux bouilleurs, ce qui nous avait permis de faire le plein de toutes les soutes à eau.  Souvenez vous que pour la première fois vous avez pu prendre des douches en mer, et encore plus fort rincer les extérieurs à l'eau douce.
Si mes souvenirs sont exacts, il me semble que c'est Fischer qui s'était chargé de lui raser la barbe à la chaufferie.
Voilà le chef machine avait perdu son pari contre les mécanos de la chaufferie, et votre serviteur en autre s'occupait de ces maudits bouilleurs qui nous donnaient du fil à retordre et qui nous ont conduits à retarder notre départ de Diégo en refusant de fonctionner
. "


Une autre source, d'habitude très bien informée, mentionne qu'il a prononcé la phrase suivante " Vous avez obtenu qu'un bouilleur marche. Parfait ! Désormais je ne me raserai plus d'ici à ce que les deux bouilleurs fonctionnent à 100%"
 .
Défi relevé et remporté par l'équipe de mécaniciens comme l'indique la photo.

Je me souviens qu'en 1974, lors d'une croisière au large de l'afrique, sur le Provencal, nous avons aussi eu ds soucis de bouilleurs, nous nous lavions à terre car il y avait juste assez d'eau douce pour les besoins premiers du bateau. (Photo Didier BRIX - 1972)





Noël 1972. Photo un peu surréaliste de ces noëls passés sous les tropiques. Didier Brix est à gauche, au milieu le patron des électricien et le chef RENARD, patron de la chaufferie. Pour beaucoup, dont j'étais, les fêtes passées loin des siens étaient parfois teinté d'un peu de nostalgie, mais heureusement la vie du bord et la camaraderie nous aidaient à passer ces périodes. (Photo Didier BRIX - 1972)




Autre photo du noël 1972. A gauche de la photo, assis, le commandant du Brestois, le capitaine de corvette HARNAY. Sur les bateaux de la taille des escorteurs rapides et surtout sous ces latitudes, les règles hiérarchiques pouvaient être parfois un peu mises de côté. (Photo Didier BRIX - 1972)




Le 15 janvier 1973, le Brestois quitte Diégo Suarez à Madagascar. La garde d'honneur du bord se prépare. (Photo Didier BRIX - 1973)




Le départ est proche, le cable en haut de la photo va enlever la coupée. Cet épisode a aussi été décrit plus bas par Jean-Marc POMIE. A droite de la photo, on peut aperçevoir l'aviso Commandant Rivière. (Photo Didier BRIX - 1973)




Toujours le départ de Diégo Suarez, la musique de la légion étrangère, en grande tenue, s'apprête à rendre les honneur au bateau qui va retourner en France.Au sujet de la mission zmoi 1972/73 du Brestois, un ami internaute m'a fait part de ses reflexions au sujet du Brestois et de son alimentation en eau, tout d'abord Le Brestois et ses particularités, ensuite ses aventures en ZMOI 72/73 :

Particularités du Brestois :

N’ayant jamais bénéficié de refonte ni de remise à niveau de type grand carénage le bâtiment était déjà passablement âgé, sinon usé. Il était entretenu à l’occasion de Disac courtes ou d’IPER (petit carénage…) de deux ou trois mois au maximum.

Il était habitué des sorties courtes à la mer : après avoir testé l’artillerie de 100 AA (1957-62), il avait essentiellement été "annexe" de l’école Canon pendant près de dix années (de 1962 à 1971) où ses sorties excédaient rarement une journée. Et même si c’était le cas, ce n’était jamais loin du port du port base ou d’un soutien logistique. Même après son intégration à l’Escadre de la Méditerranée, ses sorties sont restées relativement brèves. Autrement dit, non indispensables, les bouilleurs (à vapeur) n’étaient pas souvent mis en fonction. Ces appareils, délicats à régler, sinon capricieux (voir l’excellente vignette gif « bouilleur_bonnerue » insérée dans les souvenirs du Picard), impliquaient un poste de quart supplémentaire et exigeant. Par facilité ou par paresse (penchant naturel de l’homme, même militaire et marin) on avait donc tendance à ne les faire fonctionner qu’en cas de nécessité extrême ! Il en découlait une inéluctable perte de savoir faire ; ce qui, pour un équipement délicat était d’autant plus rédhibitoire. La nécessité de leur faire régulièrement produire de l’eau (ne) s’est donc (vraiment) présentée qu’à l’occasion de la mission ZMOI. Le bâtiment ne pouvait en effet plus compter que sur les bouilleurs du bord pour alimenter (prioritairement) les chaudières en eau distillée, et (secondairement) le bord en eau douce.

·         Déroulement de la mission :

Dès l’appareillage de Toulon surviennent des doutes évidents sur la fiabilité des bouilleurs, confirmant en cela les augures les plus pessimistes sur la capacité de l’escorteur à mener à bien la mission. Après à peine quelques heures de mer, le commandant envisage de relâcher à Algésiras pour remplir les caisses d’eau distillées. Mais, par chance, ou par talent, œuvrant d’arrache pieds, les mécaniciens parviennent (à partir de Las Palmas) à faire entendre raison à l’un des bouilleurs, lequel commence petit à petit à produire de l’eau à la bonne salinité. Mieux encore : plus les jours passent, plus la production se révèle de bonne qualité et abondante, ce qui est à la fois bénéfique pour les chaudières et pour l’équipage ! Contrairement à la plupart des bâtiments à vapeur de l’époque, qui, dès qu’ils sont à la mer, pratiquent des restrictions de consommation d’eau, Le Brestois n’est bientôt plus soumis à ce régime : ce qui est particulièrement appréciable en zone tropicale où le besoin en douche quotidienne est plus important que dans les parages métropolitains.

Dans ce domaine, Le Brestois devenait même (un peu) plus favorisé que sa conserve Le Bourguignon ! Qu’hommage soit rendu au professionnalisme des mécaniciens de la chaufferie et de l’extérieur.

Même à Djibouti, où l’eau du quai est saumâtre, le bord n’a pas souffert d’un manque d’eau. D’ailleurs, vers la fin novembre 1972, quelque peu alarmé par sa propre fragilité en production d’eau, la perspective de ne pas avoir assez d’eau distillée à Djibouti devait inquiéter Le Lorrain, alors que Le Brestois y était devenu insensible.

Toutefois, comme nous le verrons plus loin, Le Lorrain devait plus tard en prendre sa revanche…

En fin 1972 (après être parvenu au régime de croisière), l’eau était au contraire si abondante sur Le Brestois, que, non seulement on ne connaissait plus de restriction, mais on encourageait même à sa consommation : à l’invitation de prendre des douches —sur recommandation du médecin, car on avait moins qu’aujourd’hui l’obsession de la douche quotidienne— succédait même l’incitation à laver les ponts à la mer (on n’attendait pas l’arrivée au mouillage pour dessaler la coque et les superstructures !!!)… étrange paradoxe méconnu ! Confirmant ainsi les souvenirs de Didier Brix !! 

Si la mission s’est parfaitement déroulée jusqu’en janvier 1973, un brusque retournement du sort est alors survenu.
Ayant appareillé
de Diégo-Suarez en début d’après midi du 15 janvier 1973, Le Brestois franchit le Cap D’Ambre vers 20 heures locales. Survient alors une avarie majeure à la machine : plusieurs tubes de la chaudière n°2 (bâbord) éclatent, obligeant instantanément la mise bas les feux immédiate de cette chaudière. Faisant aussitôt demi-tour, l’escorteur est de retour à Diégo à minuit.
Les réparations de la chaudière (tamponnage des tubes endommagés) prennent 12 jours. Le dimanche 28 janvier, à 16 heures, machines à nouveau parées, Le Brestois appareille pour la métropole. Cette fois pas d’avarie franche, mais les bouilleurs décident de ne pas coopérer. Auraient-ils préféré rester à Diégo ? Toujours est-il que, comme le 4 juillet 1972 entre Toulon et Gibraltar, mais cette fois sans rémission, un mouillage d’urgence s’impose : faute d’eau distillée, les chaudières ne peuvent plus fonctionner ! Le Brestois entre dans le lagon de Mayotte et mouille à Dzaoudzi le 29 janvier 1973 à 17 heures, et met aussitôt bas les feux.
Les efforts de remise en route des bouilleurs sont vains. Et Marine Diégo décide d’envoyer en assistance du Brestois la gabare Fourmi (qui effectuait alors des réfections d’ancrages dans la zone).
La Fourmi arrive à Dzaoudzi le samedi 3 février 1973 et ravitaille l’escorteur en eau douce (les caisses étaient quasiment vides… on était bien loin de l’abondance des mois précédents !). Dans la soirée Le Brestois appareille et sort du lagon (passe ouest) par ses propres moyens ; puis prend la remorque de la Fourmi. L’attelage parvient à Diégo quarante-huit heures plus tard, le lundi 5 février à 21 heures, et reste au mouillage pour la nuit.
Le lendemain matin les remorqueurs de la DP Diégo conduisent Le Brestois à quai. Les réparations des bouilleurs commencent aussitôt avec le concours de l’arsenal (DCAN).
Toutefois, en dépit de ce soutien efficace, le système de distillation d’eau reste rétif. Il est dès lors imprudent (sinon impossible) d’envisager un retour isolé vers la métropole. Comme la réparation dans des délais raisonnables semble hors de portée, on envisage un retour avec un bâtiment de conserve.
L’ER Le Lorrain, [relevé par Le Gascon et Le Béarnais, arrivés à Diégo le 19 février 1973] devait faire route vers Brest à partir du 15 février. Il est alors retardé jusqu’à ce que Le Brestois ait recouvré l’essentiel de ses moyens (hors bouilleurs) et lui servira de soutien rapproché.
L’appareillage de la paire Brestois-Lorrain fixé au 4 mars 1973 se passe sans encombre.


·         Transit retour :

Cette fois, et heureusement…  Le Lorrain a des bouilleurs qui fonctionnent parfaitement. Pendant la première moitié de la traversée retour, Le Lorrain ravitaille (à la mer) quotidiennement, Le Brestois selon la méthode du passage de courrier. En tant que bâtiment le mieux manœuvrant et ayant le moins de risque d’avarie de machine, c’est Le Lorrain qui fait son approche par l’arrière, comme s’il était receveur, alors qu’il est en fait le fournisseur (d’eau).
Puis, vers le milieu de la traversée, aux environs de l’Angola, les bouilleurs du Brestois donnent quelques signes encourageant de fonctionnement. Encore une fois, la persévérance des mécaniciens porte ses fruits !
À partir de l’escale de Dakar, Le Brestois devient (presque) autonome en production d’eau, avec une qualité en amélioration constante. De l’eau douce, bien sûr, mais bientôt de l’eau distillée !

La qualité nominale est enfin atteinte au niveau de l’escale de Ténériffe (Canaries).
Ce qui permet au Brestois de quitter sans crainte l’escorte du Lorrain pour faire route seul vers Toulon, à partir de l’ouvert de Gibraltar. Et, après avoir donné moult frayeurs et sueurs froides à toutes les autorités opérationnelles et logistiques des théâtres traversés (ZMOI, ZMAS, CECLANT, CECMED), Le Brestois se permet une ultime facétie ou pirouette, en arrivant le 16 avril 1973 à Toulon avec, comble d’ironie ! le plein complet d’eau douce et… d’eau distillée !!

·         Conclusion et leçon :

Bien des idées fausses (voire des légendes) ont circulé à propos de cette mission sur les vicissitudes de l’escorteur. Mais s’il a connu quelques déboires (mais au tout début, puis seulement à partir du septième mois de la mission), il n’a pas été le bâtiment impotent qu’on aurait pu imaginer ou que sa réputation (un peu exagérée) l’a laissé ultérieurement suggérer !
Les bouilleurs que vous qualifiez d’engins préhistoriques (sur les rapides) (« 
Parfois ces appareils antiques donnaient des signes de faiblesse ») étaient surtout fragiles et capricieux, mais ne résistait pas (systématiquement) à l’ardeur et à l’acharnement du personnel qui le mettait en œuvre avec compétence.


(Photo Didier BRIX - 1973)




Le 4 février 1973, le commandant du Brestois attribuait le brevet élémentaire de mécanicien à Didier Brix avec mention "supérieure". Didier a passé presque une année de sa vie au service de la marine, cette dernière lui témoignait sa reconnaissance au travers de ce brevet bien mérité. Je termine ici la mise en ligne des souvenirs de Didier Brix et il me semblait interessant de finir par ce document. Encore merci à Didier pour avoir contribué tellement à l'entretien de notre mémoire. (Photo Didier BRIX - 1973)


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A sa sortie de Hourtin, Salvatore SCARNA a posé son sac sur le Brestois dans les années 1970, sa spécialisation de missilier l'a rendu sensible aux canons et tourelles,il en a gardé certains documents historiquement très intéressants, je vous les montre, encore merci à lui.



1957. En novembre 1957, un tout nouveau canon de calibre de 100mm est installé à titre d'essais sur le Brestois, sur la plage arrière à la place de l'affût double de 57mm arrière. Ce canon automatique très supérieur au 57mm alors installé a été ensuite généralisé sur les bateaux de la Royale. On voit sur cette photo l'installation de la tourelle. (Photo d'auteur inconnu envoyée par Salvatore SCARNA - 1957)




1957. La tourelle de 100mm est présentée plage arrière au-dessus de la barbette anciennement utilisée par l'affût de 57mm. L'évènement est très important et a attiré pas mal de monde. Ces photos ont été trouvées par Salvatore tout à fait par hasard sur le Brestois bien des années après. (Photo d'auteur inconnu envoyée par Salvatore SCARNA - 1957)




1958 à Brest en Penfeld. D'après mes informations, la tourelle a été installée en novembre 1957, cette photo est datée de début 1958, doit-on en déduire qu'elle n'a pas été prise en même temps que les précédentes, ce dont je doute ? En tout cas, cette photo nous permet de comparer les deux types d'affûts, la tourelle de 100mm a un aspect beaucoup plus moderne. Je pense que le Brestois est à couple avec la grue mobile et que l'affût de 57mm que l'on voit à gauche est l'ancien remplacé par la tourelle de 100mm. Sur l'arrière de la photo, le pont de Recouvrance et le bas de l'Avenue de Siam sont tout à fait modernes après les destructions de la guerre. (Photo d'auteur inconnu envoyée par Salvatore SCARNA - 1958)




1958.La tourelle de 100mm en action. Cette photo a sans doute été prise lors des essais car je ne pense pas que l'on aurait autorisé quelqu'un d'autre que les ingénieurs d'essais ou les techniciens de se trouver autour de l'affût. Cette tourelle alors la plus moderne de la marine est actuellement (2008) la plus ancienne en service et est installée sur l'aviso Amyiot d'Inville. (Photo d'auteur inconnu envoyée par Salvatore SCARNA - 1958)




1974-1975. Le Brestois est en bassin. On peut voir sur la droite la tourelle de 100mm. On a dû profiter du passage en bassin pour faire un grand nettoyage et inventaire, ce qui explique l'amoncellement hétéroclite sur le pont. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)




1974-1975. Le Brestois est en bassin. La photo est classique, mais cela donne toujours une bonne idée de la personalité d'un bateau, malgré leur nom les escorteurs rapides avaient une coque taillée plus pour l'endurance que pour la vitesse. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

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28 juin 1975. Je laisse L'ami POMIE commenter l'évènement "je me souviens de cet "incident" survenu lors de la sortie des familles. J'étais plage arrière avec mon épouse quand cela c'est passé. Ayant l'habitude des postes de manoeuvre à la chaufferie j'avais préssenti la catastrophe quand j'ai vu avec quelle vitesse on arrivait, il y avait un batiment Américain au quai d'honneur et les gars qui étaient sur le pont se précipitaient vers leur plage avant pour assister au "spectacle". On a bien ressenti le choc sur le quai et heureusement que le fond de la mer remontait en pente douce vers le quai sinon .... ; Les familles et les gens non indispensables furent débarqués aussitôt avant de procéder au dégagement de l'étrave sur le quai avec le concours de la DP car impossible de se dégager par la propulsion. La faute à une manoeuvre inapropriée du servant du volant de manoeuvre qui au lieu de battre en arrière pour casser l'aire, s'est trompé de sens et à continué à battre en avant. Quand le chef de quart s'en ai rendu compte on était trop prés du quai et, malgré arrière toute, le Brestois a fini sa "vie" sur le quai du SLPA.". (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)




28 juin 1975 ou un peu après. Une autre vue du sourire un peu déformé du Brestois. Le bateau devait être désarmé à la fin de l'année et effectuait avant sa fin une tournée d'adieux avec de nombreuses escales et des sorties pour les familles. Cet incident a avancé la mise à la retraite du bateau. Jean-marc POMIE signale que le Brestois devait aussi servir d'hôte pour la visite de deux navires soviétique, des plaques metalliques ont été ajoutées en urgence sur l'étrave pour cacher les effets du choc. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)




L'intérieur d'un poste d'équipage. D'aucuns se demandent comment on pouvait vivre dans de telles conditions. Que voulez vous ? nous étions jeunes, tous logés à la même enseigne et il faut bien le dire nous avions une grande affection pour ces bateaux, alors on leur pardonnait beaucoup. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)




En mer, l'eau douce est donnée par des bouilleurs qui à partir d'eau de mer et par évaporation donne de l'eau douce. Parfois ces appareils antiques donnaient des signes de faiblesse et l'équipage profitait d'une ondée pour se laver en plein air et se rincer avec la pluie, il faut avouer que cela se faisait plus en méditerranée qu'en mer du Nord. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)




Une autre vue du même moment. Il faut bien remarquer que sur les rapides en général et les E50 en particulier, les conditions de vie étaient assez spartiates. Ces bateaux étaient plus aux normes de la deuxième guerre mondiale que des années 70. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)




La garde à la coupée. Salvatore Scarna se trouve à gauche en tenue bleue. Remarquez les deux renards de présence à bord des officiers, de part et d'autre du hublot à droite de la photo. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

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Juilet 1975. Des navires soviétiques font escale à Toulon, nous étions encore sous le régime de la guerre froide. Ces visites étaient entourées d'un luxe de précautions et les contacts avec les marins russes étaient des plus limités et très "organisés". Sur cette photo, si je lis bien le modex, le n°857, il doit s'agir du croiseur de commandement JDANOV, du type "SVERDLOV", remis en service après refonte en 1972. Ces croiseurs étaient équipés de moyens de transmissions à longue portée. Son armement était de 9 * 152mm en 3 tourelles triples, 12 * 100mmAA, ainsi qu'un équipement de missiles du type SAN 4. Il y avait aussi une plate-forme pour hélicoptères à l'arrière qui a remplacé la 4ème tourelle triple de 152mm de l'extrême arrière lors de la refonte. Il déplacait 20.000 tonnes, ses dimensions étaient de 210m de long pour 21m de large.  (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)




Juillet 1975. Le deuxième navire soviétique se met à couple du JDANOV. Son modex "181", le situe dans la série des destroyers lance-missiles du type "KASHIN". Cette série comportait 12 ou 19 unités (suivant les sources), lancées entre 1963 et 1972. Ces bateaux étaient équipés de 2 systèmes de missiles SAN 4 avec 40 missiles comme on peut le voir sur la plage avant. Ils avaient aussi 4 canons de 76mm en deux tourelles doubles et 5 tubes lance-torpilles ASM. Leur tonnage était de 4750 tonnes, la longueur de 143m sur 15.8m de large. Une plate-forme à l'arrière permettait d'accueillir un hélicoptère de type "KAMOV". Remarquez le pavillon de beaupré qui était celui de la flotte militaire soviétique (étoile blanche sur fond rouge). Remarquez aussi sur le JDANOV, à droite de la photo, en haut du mât tripode arrière, l'antenne de transmissions "Vee Cone" à la forme très spéciale de deux cônes en "V".  (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)




Juin 1972. Retour au Brestois. Le voici en bassin. Photo typique de l'époque avec la 4L au droite, peut-être celle du commandant, même si durant les passages au bassin l'équipage était réduit au minimum.  (Photo Salvatore SCARNA - 1972)




Juin 1972. Le Brestois en bassin. Remarquez la décharge d'une électropompe incendie (circuit alimenté par eau de mer) qui doit être en test ou vérification. Dans une précédente mise en ligne, j'avais attribué cette évacuation aux latrines, bien mal m'en a pris, un internaute attentif m'a bien justement fait remarquez que lors des mises en bassins, les hygiènes du bord sont en général "consignées" et que les besoins naturels se faisaient à terre, heureusement pour les personnes qui travaillent sur la coque du bateau.  (Photo Salvatore SCARNA - 1972)




Cette photo est datée du 17/06/72, les photos précédentes doivent être de la même date. Le Brestois en bassin, la tourelle de 100mm paraît un peu trop grande pour la plage arrière de l'escorteur.  (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)




Le brestois. Voici sa tape de bouche aux armes de la belle ville de Brest.  (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

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Le 1er aout 1972, le Brestois est à quai à Simonstown. A couple on peut apercevoir à gauche le Bourguignon (Photo Salvatore SCARNA - 1972)











Le 22 juin 1972, le Brestois se prépare pour les cérémonies du passage de la ligne. Voici la plage avant et si vous regarder bien on distingue assez nettement la fameuse ligne que les néophytes tremblants redoutent depuis de jours et des jours. D'ailleur la coutume n'est elle pas de placer l'un d'entre eux au beaupré avec une gaffe afin de soulever la ligne pour que le bateau puisse passer sans encombres dessous. Si ! si ! c'est vrai, je l'ai vu .... (Photo Salvatore SCARNA - 1972)




















Le passage de la ligne, après les festivités, il faut bien faire le ménage. Cette photo n'est pas très nette, mais on reconnaît Savatore à gauche, plage arrière qui attend le grand coup de manche à incendie qui enlèvera les différents reliefs des la fête. Nous n'avions pas l'internet à l'époque, il fallait bien s'amuser quand même.  (Photo Salvatore SCARNA - 1972)












Le 13/07/1972, le Brestois est en escale à Dakar. Savatore pose avant de partir visiter la ville, tenue de sortie blanche.  (Photo Salvatore SCARNA - 1972)




En juin 1972, Escale du Brestois à Dakar. Vue des factionnaires de coupée. Ces journées étaient longues, heureusement les copains passaient souvent pour discuter un peu. (Photo Salvatore SCARNA - 1972)










Le 14 juillet 1972, la fête nationale est aussi fêtée à l'étranger, le Brestois et le Bourguignon à droite de la photo, fêtent la France et la république. Le grand pavoi est à poste, il y aura sans doute une reception à l'ambassade et ce sera surement une belle journée. Mon premier 14 juillet dans la marine, c'était aussi celui de 1972, mais c'était à Brest et il pleuvait à sceaux. Souvenirs ! souvenirs !  (Photo Salvatore SCARNA - 1972)













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1972. Le Brestois essaye au cours d'un exercice de remorquer la Combattante. Au bout de 3 tentatives, il faut bien se rendre à l'évidence, les taquets sur lesquels était frappée la remorque avaient tendance à se désolidariser de la coque qui était beaucoup trop légère pour supporter les efforts du remorquage.
(Photo Salvatore SCARNA - 1972)




1972. Autre photo du même épisode des essais de remorquage. Au premier plan le canon de 10mm. (Photo Salvatore SCARNA - 1972)




1972. Passage de courrier entre la Combattante et le Brestois. Nous sommes dans entre Dakar et Pointe-noire. La Combattante avait les "pattes très courtes" et devait être ravitaillée tous les deux jours. Les missions qui lui étaient dévolues n'avaient rien à voir avec ce que pouvait faire un escorteur rapide.  (Photo Salvatore SCARNA - 1972)


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De diverses sources et de divers auteurs, des photos souvenirs sur le Brestois envoyées par Jean-Marc POMIE (que ferais-je sans lui ?). Bonne lecture.




Le Lorrain à gauche et le Brestois à droite, en escale et sous grand pavoi. Remarquez juste derrière les tubes lance-torpilles avant du Brestois, l'ouverture de chargement des torpilles suivant un mécanisme compliqué qui sera abandonné dans la série des E52. (Photo JP Monmasson via Jean-Marc POMIE - 1973)



Le passage de la ligne, une bénédiction quelconque avant le passage dans la piscine que l'on voit derrière. (Photo Jean-Marc POMIE - 1972)


De nouveau le passage de la ligne. Avec par ordre d'apparition à l'écran, à gauche Neptune, au centre le commandant du Brestois le capitaine de corvette HARNAY, et à droite la toujours gracieuse épouse de Neptune. (Photo Jean-Marc POMIE - 1972)



1972. Après le passage de la ligne le Brestois fait escale à Diégo-Suarez. Jean-Marc pose  pour l'occasion, à gauche de la photo, accompagné de deux copains mécaniciens. Le T-shirt que porte Jean-Marc est réglementaire, celui du milieu l'est un peu moins. (photo jean-Marc POMIE - 1972)



1972. Le Brestois en mer. Photo prise depuis l'arrière de la passerelle. On peut ici bien voir entre le mât et le télépointeur de 57mm, le télépointeur de la tourelle de 100mm installée en test et qui est restée à bord jusqu'à la fin du Brestois. (photo Jean-Marc POMIE - 1972)



1972. Le Brestois est en escale à Las Palmas avec le Bourguignon que l'on voit à couple. Pour l'occasion les officiers mariniers supérieurs du Brestois posent pour la postérité. (Photo Jean-Marc POMIE - 1972)



1973. Le Brestois est à quai et le Lorrain est à couple. Les tentes sont mises sur les plages arrières, sans doute lors d'une escale en pays chaud. (Photo Jean-Marc POMIE - 1973)


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Envoyé de nouveau par l'ami POMIE, voici des photos du Brestois prises par le médecin de marine Alain FOULQUIER en janvier 1973, le bateau quitte Diégo Suarez, de belles photos qui donnent beaucoup de détails, merci bien à tous les deux.


Le 15 janvier 1973, le Brestois quittait Diégo Suarez étant en mission dans l'océan indien. Le voici encore à quai, le bateau à droite de la photo est l'aviso-escorteur Commandant Rivière. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)


Les préparatifs d'appareillage battent leur plein, à la base de la tourelle de 100mm, on peut voir le renard du bord qui indique la présence ou non à bord des officiers. Une bonne vue du télépointeur de 57mm avec derrière lui le télépointeur de 100mm. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)


Une autre vue de la plage arrière, les derniers permissionnaires regagnent le bord. Cette photo permet d'apprécier la masse de la tourelle de 100mm qui écrase un peu la plage arrière. Les rapides n'étaient vraiment pas larges. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)


Le départ du Brestois est salué par la musique de la légion étrangère. A droite le Commandant Rivière. L'appareillage est imminent, on voit au-dessus de la coupée le câble de la grue qui va soulever la passerelle d'embarquement. Les aussières d'arrière sont encore à poste. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)


Une autre vue de la musique de la légion étrangère. Les appareillages sont des moments de tension, mais comme chacun sait exactement ce qu'il doit faire tout se passe en général bien. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)


Les aussières sont larguées, à petite vitesse le Brestois s'éloigne, l'équipage au poste de salut. On peut bien ici évaluer les différences de masse entre les deux tourelles arrière. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)


Pour finir sur une note de couleur, le Brestois dans les passes de Diègo. La vedette au premier plan me rappelle un souvenir, sur le Provencal lors d'un appareillage, la DP Toulon nous envoi une vedette avec des collègues ayant raté la manoeuvre, je ne me souviens plus de la suite ....  Ici se terminent les adieux du Brestois à Diégo, un grand merci à Alain FOULQUIER (et Jean-Marc POMIE) pour ces belles photos. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)

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Jean-marc POMIE, contributeur impénitent à notre mémoire collective, m'a envoyé une série de photos du Brestois du début des années 1960. Ces photos ont été prises par Jean-Claude MICHELIN, Quartier-maître mécanicien à bord. Un grand merci à tous les deux.


Début des années 1960. Le Brestois sous grand pavois, peut-être pour un 14 juillet, vue depuis la plage avant. Le bateau de gauche ressemble à un escorteur d'escadre. A droite, le croiseur Suffren, mis en service en 1927 et qui sera renommé Océan en 1963 pour céder son nom à la frégate lance-engins du type F60, il a été déclassé en 1947 et sert ensuite comme base fixe (écoles, état-major, centre d'études ....) (Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)


Jean-claude MICHELIN à la machine, dans l'exercice de se profession, avec un téléphone portable, l'engin était rustique mais fonctionnait bien, du moins dans mes souvenirs. (Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)


Dans un poste d'équipage. Ces photos ont un certain âge, leur grand interêt est de nous montrer la vie à l'époque. Je n'ai personnellement pas connu les hamacs, mais je me souviens des banettes et des coups de roulis qui menaçaient de vous envoyer sur les parquets, avec les hamacs, ce problème au moins n'existait pas. (Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)


Les douches de l'équipage, on y faisait aussi sa lessive, tout était ouvert, et je ne souviens pas que cela posait le moindre problème à qui que ce soit. (Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)


A cette époque les escorteurs rapides étaient dans leur prime jeunesse, la peinture est encore toute propre, remarquez contre la cloison le banc repliable, on gardait du temps pour discuter au soleil et regarder la mer, mais cela a-t-il vraiment changé depuis ? (Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)


Le même petit banc à poste. Il fait beau comme souvent à Toulon, le QM Michelin pose pour la postérité sur fond du port. La ville a retrouvé le style que l'on lui connait actuellement après les durs combats de la libération. (Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)




Toujours au début des années 60, JC Michelin dans la coursive du Brestois. SUr les "rapides" la place était comptée et il ne fallait pas être trop grand pour pouvoir se faufiler partout. (Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)


La "descente" de la machine. Pour ceux qui ne connaissent pas imaginez l'endroit par mauvaise mer, ajoutez y un peu de graisse sur les marches, les main-courantes ne devaient pas être de trop. (Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)


Nous voici justement dans la machine, où exactement ? Sur un réducteur ou une turbine ? J'en appelle à la mémoire des anciens, j'oubliais, ajoutez à la photo précédente le bruit et la chaleur. (Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)


Jean-claude devant un des panneau de commande. A droite de la photo et derrière Jean-claude, les deux panneaux sombres permettaient l'affichage des tours d'arbre d'hélice, les mêmes panneaux se trouvaient à la passerelle, les ordres de vitesses, marche avant et arrière étaient donnés via ces appareils. Je joins quelques impression de l'ami REINHART, électricien à bord du Béarnais. 

"DDans les dernières photos sur le Brestois,l'une d'entre elles montre le tableau ou se trouvaient les TO (transmetteurs d'ordres) cela me rappelle des souvenirs car sur le Béarnais c'était l'electricien de service en l'occurence moi qui était chargé de leur emploi,cela consistait à afficher les allures reçu de la passerelle sur un cahier de marche ainsi que l'heure à laquelle ils étaient donnés ,si en navigation libre il y avait peu de changement d'allure par contre à l'appareillage ou à l'accostage je ne vous laisse imaginer le travail,ce tableau était situé au bout du parquet entre les 2 tableaux de manoeuvres d'admission de vapeur dans les turbines. "

(Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)



Deux copains posent pour la photo, le bâchi est reparti dans le caisson, la tenue semble plus adéquate pour le travail, remarquez encore une fois l'encombrement des lieux. (Photo Jean-claude MICHELIN- début des années 1960)




Nous sommes remontés sur le pont, plus exactement plage arrière, on peut distinguer à droite derrière le panneau ouvert, la tourelle de 100mm installée en test en 1958 et qui restera à poste. En fond, on peut voir la coque (avec hublots !) du navire de ligne Jean Bart qui servait avec le Brestois pour l'ecole des cannoniers. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960).




Un autre "rapide" vu depuis la plage arrière du Brestois. Sur la gauche de la photo, un "cochon", c'était un flotteur qui en surface était utilisé pour les paravanes des bruiteurs. A droite, le rail pour mouiller le bruiteur. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960).




Voici JC Michelin assis précisémement sur le rail aperçu sur la photo précédente. La partie arrière du châssis était ouverte, les charges cylindriques roulaient sur les rails du châssis et
tombaient le long de la poupe. L'inconvénient d'un tel procédé était que le bateau devait passer au-dessus du sous-marin pour larguer, alors qu'avec les mortiers, les projectiles pouvaient être lancés beaucoup plus loin et sur l'avant ou les côtés, ce qui rendait l'escorteur bien plus libre de ses manoeuvres. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960).




Habitué aux plages arrières des "rapides" classiques, j'ai mis quelques temps pour m'aperçevoir que c'était la tourelle de 100mm installée en 1958 que nous voyons sur la photo derrière Jean-claude. Cet armement ajoutait un incontestable air de modernité par rapport aux affûts de 57mm qui n'étaient pourtant pas beaucoup plus vieux. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960).




La photo classique que beaucoup de marins ont dû faire plage avant. Au-dessus, le roof du mortier de 375mm. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960).




Vue de la plage arrière à tribord, le Brestois en ligne de file derrière un escorteur d'escadre. Les bateaux font du "rase-cailloux" à petite vitesse, sans doute le long de la belle côte varoise. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960).




Ceci n'est pas une baleinière. Donc pas du Brestois, mais bon je mets la photo quand même pour se souvenir du temps où la rade de Toulon était animée du traffic des bateaux de l'escadre. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960).




Les rapides en ligne de front. Il est impossible d'identifier les bateaux, si ce n'est que ce sont des E52. Ici se termine les photos de Jean-claude MICHELIN envoyées par Jean-Marc POMIE, qu'ils en soient tous les deux chaleureusement remerciés. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960).


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J'ai reçu (juin 2007), une deuxième série de clichés du Brestois faits par Jean-claude MICHELIN au début des années 1960 et envoyés par l'indispensable Jean-marc POMIE, ces photos parlent toujours de la vie du bateau et de ceux sans qui il n'aurait été qu'une coque sans vie. En route donc pour de nouvelles aventures.




Jean-claude assis sur les tubes de 57mm de la tourelle avant. On voit bien sur cette photo l'antenne du DRBD-20A, première version de radar de veille. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Nous sommes dans la machine sans doute sur le plancher du palier supérieur, que les amis mécaniciens me corrigent si necessaire. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Réunion amicale sans doute chez les officiers mariniers, peut-être pour le départ de l'un d'eux, le maître fusillier à la fourragère semble le centre d'intérêt. Peut-être n'était-ce au fond qu'un pot de nouvel an ?  (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Une autre vue du même évènement. Le maître fusillier monopolise l'attention, le personnage de droite doit être le commandant du Brestois. Au vu des barres du plafond pour crocher les hamacs, la photo est peut-être prise dans un poste d'équipage, il est vrai qu'à l'époque les maîtres et seconds-maîtres couchaient aussi dans des hamacs. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Dans un poste d'équipage, Jean-claude pose avec un copain breveté provisoire mécanicien, je trouve que cette photo symbolise bien la vie à bord. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Le Brestois est au bassin à Brest. Une belle vue de la toute nouvelle tourelle de 100mm, installée à titre expériemental plage arrière et qui y restera jusqu'à la fin du Brestois, elle sera par la suite installée sur l'Amyot d'Inville devenant alors la plus ancienne tourelle de 100mm de la marine. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Une belle vue du Brestois en carénage dans un des petits bassins des bords de la Penfeld à Brest. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)



Photo prise de l'arrière de la passerelle à tribord, la tourelle de 100mm vient de tirer, on voit le canon pointé sur tribord, le télépointeur de 100mm entre le mât et le télépointeur de 57mm est resté dans l'axe du bâtiment. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)



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Instant de repos sur le pont à tribord. Ces heures passées à regarder la mer et à discuter de tout et de rien faisaient et font sans doute toujours partie de la vie du marin. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Une autre photo prise plus ou moins au même endroit que la précédente, mais le Brestois est cette fois à quai à Toulon. Au premier plan l'affût double de 57mm et derrière le télépointeur de 57mm. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




L'équipage au repos profite du soleil à babord du Brestois. A gauche de la photo, la baleinière de 7m, très utile lors des mouillages en rade foraine. Jean-claude Michelin au premier plan à droite. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




L'équipage est rassemblé dans un poste pour un évènement dont la postérité n'a pas gardé trace. Si des anciens se souviennent ? Au premier-plan l'état-major du Brestois avec le commandant à droite. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Jean-claude dans son poste devant son caisson. Le confort de la marine actuelle a certainement beaucoup évolué, à cette époque, nous avions chacun l'usufruit d'un "énorme" caisson comme celui derrière Jean-claude. Il fallait tout y mettre à l'exeption des tenues bien entendu. Le pire c'est que nous y arrivions, non sans mal parfois ! (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Une autre vue de l'intérieur. A droite de la photo, le recipient en métal nous rappelle que sur les premiers escorteurs rapides les repas se prennaient dans les postes d'équipage, chaque table envoyait à la cuisine une personne pour les aliments et une autre pour les boissons. L'installation des cafétarias sur le modèle américain de l'époque à révolutionné la vie des postes. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Le Brestois est maintenant à Brest. Le voici en carénage dans un des bassins des bords de la Penfeld. Les bâtiments modernes témoignent de tout ce que la ville à souffert durant la dernière guerre. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)


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Nous sommes dans l'univers encombré et surchauffé de la machine du Brestois. Je ne suis pas mécanicien, mais il me semble que cette photo représente une des turbine, haute pression ? Prière de me corriger. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Toujours dans la machine, sur le palier supérieur, je pense. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Pour se rafraîchir un peu, nous voici plage arrière à babord vers l'avant. Le paysage désertique fait un peu penser aux côtes d'Algérie, je n'ai pas d'autres informations sur le lieu. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




La méditerranée peut se lever très vite et devenir alors assez mauvaise, bien-sûr ce n'est pas la longue houle atlantique mais surtout sur un rapide, ça pouvait être assez fatiguant. J'aime cette photo qui rend bien l'atmosphère par mauvaise mer. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Autre vue de mer. Celle-là prise depuis la plage arrière à babord. Je vous laisse apprécier la faible hauteur du flanc bord d'un escorteur rapide dont le pont était très mouillé par ce type de mer. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Nous sommes passé de l'autre côté sur le flanc tribord du Brestois, la gîte est importante. Remarquez sur l'aileron tribord la bouée orange qui devait être lancée à la mer en cas d'homme à la mer pour marquer l'endroit le temps que le bateau fasse demi-tour. Avec cette mer il ne fallait pas perdre une seule seconde telles étaient minces les chances de retrouver un homme passé par dessus bord. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)




Autre coup de gîte, au premier plan le télépointeur pour la tourelle de 100mm avec son antenne radar. Remarquez aussi la position acrobatique des deux matelots. Ici se termine la mise en ligne de ce nouvel envoi de Jean-claude Michelin, encore merci à lui de nous faire revivre ces moments à bord. (Photo Jean-claude MICHELIN - début des années 1960)


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Les photos ci-dessous proviennent du site www.alabordache.com, je n'ai pas tous les auteurs, je les signale quand je les connais, si d'autre se reconnaissent, je serais heureux de les nommer, merci.



Le Brestois bien à l'abri contre les flancs du grand frère, le Jean-Bart. L'escorteur partageait avec le cuirassé (et d'autres!) la formation des canonniers et autres spécialités chargées de faire parler la poudre. On voit bien plage arrière la première tourelle de 100 mm installée sur un bateau de la marine. Cette photo doit être prise au début des années 60. (Photo www.alabordache.com)



Le poste des électriciens d'armes. Le poste 3 pour être plus précis. Une petite fête semble organisée. On voit sur la photo les tables descendues pour les repas, quand les hamacs étaient rangés dans leurs placards. Au dessus du groupe, une barre transversale avec des anneaux auxquels étaient attachés les hamacs. (Photo www.alabordache.com)



1955. Le Brestois passe sous le nouveau pont de Recouvrance et remonte la Penfeld. Brest a beaucoup souffert de la guerre, l'ancien pont tournant et L'ancien Brest n'existe presque plus. Le nouveau pont levant permet de nouveau de relier le quartier de Recouvrance à la ville de Brest. (Photo www.alabordache.com)



1972. Les sauvages. Le Brestois passe la ligne au large de Pointe Noire. Un groupe de sauvages se prépare dans la joie et la bonne humeur. (Photo "Cols bleus" - 1972)



1972. Lors d'une escale un bal est organisé en honneur de l'équipage. Une patrouille est mise sur pied au cas où. La voici qui pose fièrement devant le regard admiratif de la gent féminine. (Photo "Cols bleus" - 1972)



1972. Le Brestois fait escale à Madagascar. Le Brestois à Madagascar s'y livre à une degustation de Brochettes. (Photo "Cols bleus" - 1972)

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J'ai reçu une série de photos de Jean-marc POMIE de son passage sur le Brestois au début des années 70, en voici le début, celles qui concerne le passage de la ligne dans l'Océan Indien en 1972. Merci à Jean-marc.




Ceux qui ont passé la ligne reconnaîtront aisément le personnage du premier plan qui n'est autre que le "facteur". Son rôle consistait à passer la veille de la cérémonie du passage de la ligne dans tous les postes où logaient les néophytes, et a remettre en "mains propres" la fameuse convocation aux "malheureux". En tout cas sur le Provencal, cela se faisait dans la bonne humeur réciproque. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)



Nous sommes le lendemain de la photo précédente. Après une nuit passée dans de "terribles angoisses", le peuple des néophytes est rassemblé plage avant sous l'oeil goguenard des "chevaliers de la ligne". Remarquez néanmoins que le nombre de ceux qui doivent être baptisés est important. Il n'y a alors plus de grade ni de fonction, tout le monde est égal devant la justice aveugle de Neptune. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)



Le chef des pirates lit a l'assemblée tétanisée par l'importance du moment, un texte destiné à marquer la solennité du moment. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)



Ce grand moment d'éloquence passé, il est procédé à la purification des "âmes" des néophytes avant de passer devant le tribunal de Neptune, et cela ce fait dans un esprit de "compréhension" à grand coups de manches à incendie. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)








Le groupe de néophyte enfin purifié, se dirige calmement et dans la plus grande discipline vers la plage arrière pour y être individuellement jugé et intronisé dans l'Ordre des Chevaliers de la ligne. C'est alors le baptême proprement dit, après la lecture de l'acte d'accusation, le futur chevalier est au minimum condamné à mort (mort simple), qui consiste à n'être baptisé qu'une seule fois, c'est à dire couvert de farine, graisse de canon, teinture d'iode ou autre, puis immergé dans les fonds baptimaux, mais cela qu'une fois. Certains ayant commis à bord des actes impardonnables peuvent subir une mort double voire une mort triple. On ne badine pas avec la justice de Neptune. Le plus souvent tout cela se passe dans la bonne humeur et à la fin de la cérémonie ceux qui baptisent sont dans le même état déplorable que ceux qui ont été baptisés. Mais sous le soleil de l'équateur la fête est souvent de rigueur. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)



























Cette photo détaille le baptême proprement dit. On y voit la piscine dans lequel un néophyte est en train d'être plongé après être passé par la "planche" que l'on voit au premier plan. Les féroces "sauvages" attendent le client suivant. Au premier rang un personage au chapeau rouge attend manifestement le condamné pour l'oindre d'une substance grasse mais néanmoins bizarre. La fête bat son plein !!! (Photo Jean-marc POMIE - 1972)









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Le PC trans du Brestois en 1972. Le transmetteur est en train de préparer l'envoi d'un telex. A l'époque de l'internet le telex peut paraître tout à fait démodé, mais en 1972 il était indispensable. IL servait à tout, je me souviens que lors de notre croisière en afrique noire en 1974, nous recevions tous les jours un telex de France avec un résumé de nouvelles, y compris les résultats sportifs, il était affiché dans la coursive principale et était étudié attentivement par tout l'équipage. Les conditions de travail étaient quand même un peu spartiates. Le transmetteur sur la photo est le QM Lalune. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)




A Toulon, en 1974, les mécaniciens du Brestois posent pour la postérité sur la plage arrière. En tenue de sortie le quartier-maître Bernard, et à sa droite jean-marc POMIE. (Photo Jean-marc POMIE - 1974)



En 1972, le poste d'équipage plus précisemement occupé par les mécaniciens. Tout à fait à droite le quartier-maître CHABAL et à sa droite le QM transmetteur LALUNE. Les autres membres du poste ne sont pas encore identifiés. A suivre ! (Photo Jean-marc POMIE - 1972)



Pour finir les souvenirs du Brestois envoyés par JM Pomie, voici une vue de la tourelle de 100 mm plage arrière, installée en test et qui est restée à poste jusqu'à la fin du Brestois. Elle a ensuite été installée sur l'aviso Amiot d'Inville, devenant ainsi la plus ancienne tourelle de 100 mm de la marine. Merci à Jean-marc pour ces documents. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)


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(dessin du type E50 - © NETMARINE.NET )

Votre serviteur n'a navigué que sur le type E52b. J'ai donc fait une erreur dans l'appréciation de la gestion des torpilles de reserve sur le type des E50 (Corse, Brestois, Boulonnais et Bordelais). En effet je voyais des valises porte-torpilles entre les 2 series de tubes, à l'avant de la passerelle découverte. Un internaute attentif, Michael Courivaud (merci à lui !), m'a signalé que cette partie était en réalité un hangar dénommé "roof torpille" qui permettait de faire monter les torpilles stockées en soute vers les tubes eux-mêmes. Un ascenseur faisait monter les torpilles vers le hangar et un systèmes de chariots manoeuvrables par cables permettait de mettre les torpilles dans les tubes.

Un autre internaute à l'époque QM2 DSM sur le Brestois, le CC(r) Gérard Caharel, nous donne les précisions suivantes :

"Ce type d'escorteur était bien doté d'une soute à torpilles d'une contenance de 18 torpilles stockées dans des berceaux de 3 étages (9 à babord , 9 à tribord), à chaque niveau il y avait 3 berceaux. Entre ces 2 blocs à 9 torpilles chacun il y avait l'ascenseur qui pouvait lui aussi recevoir 1 torpille parée à être hissée vers le hangar à torpilles lequel était situé devant la passerelle et la tourelle de 57 mm, sur le pont torpilles (au dessus de la coursive principale et du carré Officiers Mariniers) entre les tubes lance-torpilles (2 fois 3 tubes sur l'avant du hangar + 2 fois 3 tubes sur l'arrière du hangar). Dans ce hangar il y avait 6 berceaux (3 à babord et 3 à tribord) sur lesquels, par un jeu de rails situés au plafond, l'on déposait les torpilles sorties de la soute par l'ascenseur et parées (après préparatifs habituels de sécurité d'armement) à être introduites dans les tubes. Au total donc, ces escorteurs avaient un armement en torpilles de : 18 en soute + 12 en tubes = 30 torpilles. Mais en exagérant l'on pouvait embarquer théoriquement, en faisant abstraction des normes de sécurité et vu le nombre de berceaux, jusqu'à 37 torpilles : 1 parée sur l'ascenseur + 6 sur les berceaux du hangar et les 30 citées ci-dessus. Les torpilles étaient embarquées sur l'arrière du hangar (entre les tubes AR / Bb et Tb et le hangar),à la hauteur de la tourelle de 57 mm (laquelle était au même niveau que le toit du hangar à torpille). La torpille était déposée sur le berceau mobile sur rail et était, soit dirigée vers la soute (via l'ascenseur) ou soit introduite directement dans un tube après de nombreuses manutentions.

D'autre part Michael Courivaud nous signale que les torpilles stockées étaient du type "K2" et que les chargeur pour les topilles de type "L3" n'ont pas été montés.

En effet, de 1955 à 1973, le stock de combat en torpilles des E.50 a toujours été constitué de K2, et les L3 (d’exercice !) n’étaient embarquées (à partir de la fin des années 1960) que pour les exercices. Il en était d’ailleurs de même pour les autres ER (les E.52), et ce jusqu’en 1975, date à laquelle les K2 de combat ont été remplacées (sur les E.52, car les derniers E.50 ont alors désarmé), par les L3 de combat.

L’encombrement des K2 (longueur / 4,40 mètres, calibre / 550 mm, masse / 1100 kg) était quasiment identique à celui des L3 (longueur / 4,30 mètres, même calibre). La masse des L3 leur était même inférieure (910 kg). Ni les dimensions et capacité des TLT, ni la force du monte charge (sur les E.50) ne posaient donc de problèmes (au contraire) pour substituer les unes (L3) aux autres (K2) dans le parc embarqué.

Pour être complet et précis : sur les E.50, le stock de combat (temps de paix) était de 18 K2. Sur les E.52a, les quatre valises à torpilles étaient garnies de 3 K2 chacune, donc 12 K2 de combat. Cependant que les trois E.52b, dépourvus eux de valise, n’embarquaient (en temps de paix) que 6 K2 de combat, soit deux plateformes garnies, afin de laisser les deux autres plateformes disponibles pour les torpilles d’exercice. En effet, par mesures de sécurité, pour éviter tout risque de méprise, il est formellement interdit de panacher torpilles de combat et torpilles d’exercice dans une même plateforme.

 

Sur cette photo prise dans le hangar torpille, on peut remarquer sous la torpille l'ascenseur venant de la soute et le système de transfert horizontal vers les tubes sur le pont. Il s'agit ici d'une torpille de type "L3" reconnaissable à son cône accoustique à l'avant. (Photo CC(r) Gérard Caharel).

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Souvenirs d'escales



Le Brestois à Port-Louis à l'Ile Maurice dans l'océan Indien en 1972. Cette photo nous permet de bien voir le télépointeur de la tourelle de 100 mm, juste devant le télépointeur classique de 57mm. (Photo Michael Courivaud - 1972).


Le Brestois en mer en 1972, une autre vue vers l'arrière. (Photo Michael Courivaud - 1972).


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Le Brestois à l'Ile Rodrigues dans l'océan Indien en 1972. Une vue de la plage avant, sans doute lors d'un appareillage, si on en juge à l'attention portée à la remontée de l'ancre, à remarquer le matelot armé d'une lance à incendie pour nettoyer l'ancre de tout ce qu'elle a pu ramasser au fond de la mer. "L'ancre est haute et claire", une fois la chaîne fixée, l'appareillage peut s'effectuer (Photo Michael Courivaud - 1972).


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Le Brestois en mer, en route vers l'Ile portugaise de Madère en 1965. La longue houle atlantique vient se mêler au voyage. J'ai comme souvenir que les escorteur rapides tout en étant des navires bien dessinés n'aimaient pas beaucoup la lame de travers, au contraire de celle de face qu'ils encaissaient sans trop râler, il faut dire que le rapport longueur/largeur expliquait beaucoup de choses. On peut voir ici le toit du hangar à torpilles dont nous avons parlé plus haut. (Photo Gérard Caharel - 1965).


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