SOUVENIRS DU CHAMPENOIS

Le Champenois par Jean-Claude BRANCHU (1970-1971)
Le Champenois en divers dont un ravitaillement avec le Jean Bart par J.VALBOUSQUET (1957)
Une année du Champenois par Daniel WACHE durant son service militaire (1963-1964)
Le Champenois par divers auteurs et à diverses dates
Le Champenois par Bernard COURET (197(?)
Le Champenois par Claude LOUARN (1971)







A partir du 1er novembre 1970 et jusqu'au 30 octobre 1971, Jean-Claude BRANCHU fait son service militaire, cela lui permet d'embarquer sur le Champenois. Il a été le secrétaire du commandant de l'époque qui était le capitaine de corvette LANXADE, qui deviendra par la suite le chef d'Etat-Major des armées sous la présidence de François MITTERAND. Jean-Claude en a gardé d'excellents souvenirs. (mise en ligne : 13/11/2012)

  

Voici le livret de solde de Jean-Claude, je le publie car il donne une bonne idée de l'administration de l'époque, vous savez, d'avant l'informatique décentralisée, tout se faisait à la main, le Centre Mécanographique du Commissariat à Paris faisait le reste. Il permet aussi de se rappeller que ceux qui faisait leur service militaire ne le faisait pas pour la grosseur de la solde, les escales mettaient un peu de beurre dans les épinards. (Photo Jean-claude BRANCHU - 1970-71)




Voici maintenant le livret militaire. Jean-claude était secrétaire militaire à sa sortie du service. (Photo Jean-claude BRANCHU - 1970-71)


Vue dans un poste d'équipage. Cette photo donne une bonne idée de l'espace disponible pour chacun, une bonne ambiance et le respect de l'autre étaient indispensables pour que la vie à bord soit supportable. Jean-Claude est en bas à droite, au-dessus de lui Robert Roques,  Alain Le Maoult occupe la banette du milieu à gauche et un dénommé Langlais, mécanicien, au-dessus. (Photo Jean-claude BRANCHU - 1970-71)


Photo souvenir de Jean-Claude prise avant une escale à Lisbonne en 1971. Sur la droite de la photo, ce que je pensais être un escorteur rapide s'avère être en réalité un escorteur allemand, peut-être une frégate du type "Koln". Un grand merci à Jean-Claude Branchu pour l'envoi de ces souvenirs. (Photo Jean-claude BRANCHU - 1970-71)


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Le Champenois fait escale au Portugal dans le port de Nazaré. Cette photo d'escale montre bien que la découverte de l'autre allait dans les deux sens et ça c'était une des facettes du métier qui me plaisait beaucoup. (Photo Jean-claude BRANCHU - 1970-71)



Poste d'équipage avant du Champenois. Admirez le rangement, une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. (Photo Jean-claude BRANCHU - 1970-71)



Toujours dans le poste d'équipage. Jean-Claude se prépare à une dance très chaude, mais l'histoire ne semble pas avoir gardé de souvenir de la "Maryline de pacotille". (Photo Jean-claude BRANCHU - 1970-71)


Excursion à Bruxelles, voici une photo souvenir des copains pris au pied de l'Atomium. Jean-Claude est le deuxième en partant de la droite.Pour la petite histoire, l'Atomium représente un cristal de fer agrandi 165 milliards de fois.Il date de l'exposition universelle de 1958. Encore merci à Jean-Claude pour ces souvenirs.  (Photo Jean-claude BRANCHU - 1970-71)

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En mars 1963, Daniel WACHE entre au centre de formation de Hourtin, puis de mai à juin 1963 au Groupe Ecole des détecteurs de Porquerolles. De Juillet 1963 à juillet 1964, il a posé son sac sur le Champenois comme detecteur. 

Il a bien voulu me faire parvenir les photos de cette époque et m'autoriser à les mettre en ligne. Ces documents seront mis sur le site avec comme seule logique celle chronologique des mois qui passent. J'ai voulu mettre, telles qu'elles, comme témoignage, mois après mois de la vie d'un appellé de 1963, alors embarquez vous aussi sur le Champenois un jour de juillet 1963. (mise en ligne à partir du 10/07/2010).


Du 14 juin au 17 juin 1963, Le Champenois fait escale à Oslo en Norvège. on voit ici le Capitaine de corvette PERRIER, commandant du Champenois qui accueille un vice-amiral de la marine norvègienne. Daniel a embarqué en juillet 1963 et cette photo date de juin 1963 ainsi que d'autres à suivre, je pense que nous les devons au photographe du bord, mais je pense aussi que cela n'a pas grande importance. (Photo Daniel WACHE - 1963)


Juin 1963 (ou plus tôt dans l'année car la mer semble une mer d'hiver). Le Champenois se couche sur babord. Cette photo est prise vers l'arrière à tribord sur la passerelle supérieure dont on voit un binoculaire au premier plan. Les anciens s'en souviennent, embarquer pour la première fois sur un bateau "gris", venant de l'école de spécialité, avait quelque chose de déstabilisant, mais il fallait vite trouver ses marques. Un bateau de la grandeur d'un escorteur rapide permettait assez vite cette adaptation, la camaraderie de l'équipage faisait le reste.  (Photo Daniel WACHE - 1963)



La même photo mais prise de babord. Ajoutez quelques cargos et d'autres escorteurs, ce cliché pourrait avoir été pris durant la bataille de l'atlantique 20 ans plus tôt. La technique avait beaucoup évolué mais ces escorteurs gardaient un petit côté suranné et cela les rendaient tellement "humains". (Photo Daniel WACHE - 1963)



Passager clandestin. Juillet 1963. Dans le poste d'équipage, le chat du bord prend ses aises sur la couverture d'un hamac. Les chats étaient quand même assez rares à bord, il me semble que l'on trouvait plus facilement des chiens. Sur le Boulonnais Daniel BONNERUE m'a signalé qu'à la même époque il y avait 2 félins à bord. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. Au large de Brest, exercice de ravitaillement avec un autre escorteur. En voyant cette photo, je remarque que les moyens de sauvetage étaient quand même très limités. Quelques radeaux orange et bleus, en cas d'urgence on pouvait oublier la baleinière, vous allez me dire qu'un bateau est fait pour flotter mais bon .... Sur la série des aviso-escorteurs qui allaient suivre les escorteurs rapides, l'amélioration en moyens de sauvetage sera bien meilleure grâce aux radeaux gonflables beaucoup plus modernes et plus nombreux. (Photo Daniel WACHE - 1963)


Juillet 1963. Toujours au large de Brest. Vue vers babord arrière depuis une des armoires à pavillons. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. Au large de Brest. Le Champenois fait des exercices. En haut et à droite de la photo on peut aperçevoir un avion Neptune P2 V-7 de l'aéronautique navale. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. Classique vue vers l'arrière au niveau du pont principal à babord. (Photo Daniel WACHE - 1963)


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Juillet 1963. Le Champenois est en exercice au large de Brest. Peut-être des essais de vitesse avec un sillage plein de plume. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. Exercice avec un autre bateau. Cette photo à été une une énigme car le numéro que l'on voit à droite en partie me semble un "6" ce qui indiquerait un escorteur d'escadre. La réponse m'en a été donnée par son auteur lui même, la photo a tout simplement été inversée, il faut donc lire un "9" qui termine le numéro et donc indentifie le Bourguignon.  (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. La plage arrière du Champenois prise d'entre les 2 canons de 57mm arrière. Remarquez les bancs, sur les plans d'origine, ces accessoires y sont dénommés "bancs de repos équipage". (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. Le Champenois est à quai à Brest. L'intérêt de cette photo réside dans l'appareil du premier plan qui est le poste optique de l'artillerie de 57mm. Les canons de 57mm étaient télépointé grâce au télépointeur à l'arrière du bateau, mais on trouvait sur la série E50 ainsi que sur les escorteurs de la série E52 qui avaient une passerelle plus petite comme le Champenois un tel poste juste devant la passerelle. Sur les autres, ce poste optique se trouvait sur la passerelle découverte. Un autre poste optique semblable se trouvait à l'arrière entre le télépointeur et l'affût double supérieur. La série des E52b ne seront pas équipés de ce poste arrière. (Photo Daniel WACHE - 1963)




Juillet 1963. Exercice de passage de courrier ou autre entre deux escorteurs rapides dont le Champenois. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. Le Champenois dans le canal de Kiel qui passe sous le célèbre pont sous lequel des générations de bateaux allemands et étrangers sont passés et ont été immortalisés par le photographe. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. Dans un port allemand, Kiel ou Lübeck, la flotille des escorteurs à quai. Au premier plan, contre le quai l'escorteur Malgache (ancien destroyer d'escorte américain) ou suivant d'autres sources l'Oise (ex-Algérien) ou l'Yser (ex-Sénégalais) à vérifier donc. Puis à couple le Bordelais, au second plan le Boulonnais à quai et à couple le Champenois. Egalement au premier plan le dragueur de mines suédois Tjörn de 1948, ensuite à droite un dragueur-patrouilleur rapide du type R55, classe Schütze de la marine fédérale allemande, marine toute récente car sa création date de 1953.  (Photo Daniel WACHE - 1963)


Juillet 1963. Dans le canal de Kiel ou en remontant la Trave qui relie le port de Lübeck à la mer Baltique. le Champenois croise un cargo de la russie soviétique le Sigulda. Sigulda est un port à côté de Riga en Lettonie à l'époque faisant partie de l'URSS. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. D'autres bateaux civils longent la flottille d'escorteurs, ici un cargo qui me semble du type "Liberty ship". (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. Les escorteurs ne sont pas à quai, on aperçoit le reste de la flottille dans le lointain. Les bateaux de la Royale semblent laisser passer les bateaux civil. Cette photo a été prise sur le Bordelais ou le Boulonnais car on voit le lance-roquettes à droite de la photo au milieu du bateau, il s'agit donc d'un E50, alors que Le Champenois avait le lance-roquettes sur l'avant comme tous les E52. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. Toujours sur le canal ou sur la Trave, le convoi des escorteurs navigue lentement, la navigation fluviale devait changer, l'attention aux autres bateaux doit y être constante. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. Le Champenois et ses compagnons de croisière font escale à Lübeck. Ce port à l'époque était à une portée de fusil de la république démocratique d'Allemagne, ici commençait les territoires du pacte de Varsovie. Sur le panneau on peut lire "Auch drüben ist Deutschland" ce qui peut se traduire par "de l'autre côté, c'est aussi l'Allemagne". Beaucoup de curiosité, sans doute aussi un peu de crainte, nous sommes encore durant la guerre froide. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Juillet 1963. Une habitante de Lübeck discute avec un garde-frontière allemand avec un décor typique des régions du nord de l'Europe. Sous des aspects un peu débonnaire, l'attention semble bien en éveil. (Photo Daniel WACHE - 1963)


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Octobre 1963. Le Champenois est en Méditerranée. Une belle journée d'automne pour faire des exercices. Vue vers l'avant avec la cheminée et l'arrière de la passerelle. (Photo Daniel WACHE - 1963)




Novembre 1963. Le Champenois est à quai à Toulon. Sur son tribord on aperçoit la plage avant du Gustave Zédé que l'on reconnait à sa triple rangée de hublots. Ce bateau, ex-prise de guerre allemande, servait de ravitailleur de sous-marins et de part cette fonction participait aussi aux exercices ASM avec les escorteurs rapides. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Novembre 1963. Le Champenois est à quai à Toulon. Dans le lointain la chaîne du Mont Faron. Je pense que nous sommes au quai Noël. Au milieu de la photo on peut voir l'ancien porte-avions Béarn. Après la guerre d'Indochine où il a servi de transport d'aviation, il va terminer sa carrière comme bâtiment-base pour les équipages des sous-marins de Toulon. Il sera ferraillé en Italie en 1967. (Photo Daniel WACHE - 1963)


Novembre 1963. Exercice de transfert à la chaise. Le public est nombreux car ce genre d'exercice est toujours spéctaculaire. Au niveau de l'arrière de la baleinière on peut distinguer la chaise et son locataire. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Novembre 1963. Transfert du médecin du bord à la chaise. L'autre escorteur rapide doit être soit le Béarnais, le Basque, l'Agenais ou le Breton. Remarquez sur le cable de transfert les panneaux qui indiquent la distance. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Le Champenois est remonté à Brest pour entrer en bassin. On procède à un nettoyage de la coque et des hélices. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Le Champenois au bassin. Il me semble reconnaître le bassin n°1 ou bassin Tourville, juste à côté du pont de Recouvrance sur la rive gauche de la Penfeld. Il s'agit du plus ancien bassin de Brest construit en 1683. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Plage arrière du Champenois au bassin. Admirez sur la gauche de la photo et en haut,la guérite du factionnaire, les heures à garder la coupée surtout en bassin étaient souvent très longues. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Le Champenois est toujours au bassin. Une belle vue détaillé de la fine étrave des escorteurs rapides avec les cicatrices de chaîne au mouillage. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Effets de lumière sur l'étrave du Champenois.Les coques soudées donnaient parfois sous une lumière rasante cet effet à facettes. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Le fond du bassin avec le détail des tins sur lesquels repose le Champenois. La forme du bassin rappelle les anciennes coques des vaisseaux en bois. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Pour finir le passage en bassin, une vue des oeuvres arrière et du fond du bassin. J'ai toujours eu un sentiment d'équilibre instable sur ces photos de bateau en bassin. (Photo Daniel WACHE - 1963)


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Décembre 1963. Le Champenois est à Brest. Une vue de l'arsenal avec au dessus le site de l'ancienne Ecole navale avec, derrière le bâtiment facade, l'autre bâtiment qui abritait l'Ecole des mousses où votre serviteur a appris les rudiments de la vie militaire et maritime. Après une éclipse durant laquelle elle a tout bonnement disparu, l'Ecole des mousses a retrouvé ses bâtiments et je dois vous avouer que cela me fait chaud au coeur. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Passerelle découverte. Les appareils sont tant bien que mal protégés des rigueurs de la mer. A droite du siège, la porte qui dessert le local du barreur, un peu mieux protégé. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Autre vue de l'arsenal avec un autre escorteur rapide à couple et à l'arrière-plan, je pense, le porte-avion Foch qui a été mis en service en juillet 1963, sur son pont-d'envol des installations semblent indiquer que des travaux sont encore en cours. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Photo prise dans le petit local du barreur et du transmetteur d'ordres machine. Le côté très fonctionnel d'un bateau n'empêche pas une certaine poésie. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Mes compétences en matière de matériel de détection sont très limitées, mais j'ai appris qu'il s'agissait d'un indicateur panoramique de télémétrie (IPT 4). (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Le matelot détecteur Daniel WACHE est factionnaire à la coupée du Champenois. Derrière lui sur la paroi le renard du bord qui indique qui est ou non à bord. La photo ne dit pas les longues heures des nuits d'hiver, interminables dans l'attente du prochain quart qui allait nous libérer et nous rendre la chaleur du hamac ou de la banette. (Photo Daniel WACHE - 1963)




Décembre 1963. Daniel pose pour le photographe à la barre du Champenois. Les cuivres brillent, objets de toutes les attentions lors des postes de propreté et qui contrastent avec le côté spartiate du reste du local. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Le Champenois écume les eaux de la Méditerranée. A gauche de la photo on peut voir un compas magnétique. Au centre des escorteurs, entre le mât arrière et le télépointeur de 57mm, se trouvaient des appareils de navigation, compas gyroscopique et magnétique dont la fonction était de permettre une conduite du bateau au cas où la passerelle serait hors de combat. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Poste 3 du Champenois. Les hamacs étaient encore de rigueur. La décoration fait appel aux héros de la bande dessinée de l'époque. Sur la table quelqu'un semble commencer une maquette en bois, de bateau sans doute. En dessous du hamac dans la paroi, un alignement de caissons métalliques. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. La partie de cartes. Sans doute pas aussi célèbre que celle de Pagnol, mais elle a l'avantage de détailler l'intérieur du poste. Les matelas de hamacs sont rangés dans des caissons. Le confort rappelle plus l'avant-guerre que l'époque des sous-marins nuclaires. (Photo Daniel WACHE - 1963)


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Décembre 1963. Ravitaillement à la mer avec un pétrolier de la marine. Daniel a comme souvenir qu'il s'agit de la Baïse, je penche plutôt pour la Saône. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Toulon. Cette fois ci, je pense bien qu'il s'agit du pétrolier la Baïse, reconnaissable au raccordement pont principal/gaillard arrière droit et plein, ainsi qu'au mât unique devant le gaillard arrière qui était double sur les Saône/Seine. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Toulon. Autre vue du ravitaillement avec un bon détail du passage des manches de mazout. A propos, la Baïse est un petit fleuve du sud-ouest. (Photo Daniel WACHE - 1963)


Décembre 1963. Toulon. La photo est prise juste devant le lance-roquettes à l'avant du Champenois. Remarquez le blason de la Champagne en tape de bouche. Au second plan, la Baïse et à l'arrière juste derrière la passerelle, un autre escorteur rapide. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Toulon. La photo est un peu tremblée, mais cela doit être dû au tir de l'affût de 57mm arrière dont on voit les fumées de tir, les canons semblent être pointés du des but au niveau de l'eau. Remarquez aussi le télépointeur de 57mm. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Toulon. Une partie du corps de débarquement du Champenois sur la plage avant dont on peut remarquer les détails en plein travaux de peinture.  (Photo Daniel WACHE - 1963)



Décembre 1963. Toulon. Daniel en tenue de combat. Les fusiliers du bord prennaient ces exercices au sérieux, nous étions quand même des militaires et comme sur un bateau il faut savoir tout faire... (Photo Daniel WACHE - 1963)



Carte postale des éditions REMA. Le bâtiment de ligne au second plan est le Richelieu reconnaissable à son bloc passerelle plus élancé que celui du Jean-Bart. Cette carte a été prise à Brest. Le Richelieu est en réserve depuis juin 1957 et embarque une série d'écoles de la marine. (Photo Daniel WACHE - 1964)




1964. Insigne du Champenois sur un papier à entête du bord. (Photo Daniel WACHE - 1964)



Février 1964. Mise à l'eau de la baleinière du bord, avec la petite roue au milieu juste derrière du capot moteur. Ce moteur crachotant qui propulsait l'embarcation à un train de sénateur. Mais il faut bien reconnaître un charme un peu rétro à cette baleinière. J'ai gardé un grand souvenir des mouillages en rade et des descentes à terre via le tangon et la baleinière, quant aux retours à bord, je ne préfère pas m'éterniser sur le sujet. (Photo Daniel WACHE - 1964)

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Février 1964. Transfert à la chaise avec l'escorteur d'escadre Chevalier Paul. Daniel indique que c'est le commandant qui paye de sa personne. Les galons de la casquette peuvent indiquer un capitaine de corvette, mais j'ai quand même un peu de mal à m'imaginer un commandant dans l'exercice de ses fonctions prendre ce genre de risque. Le commandant en second ou chef machine du Chevalier Paul étaient des "4 galons", ou est-ce un officier de passage ou d'état-major, à l'époque le Chevalier Paul était bâtiment amiral de l'escadre légère. La question reste donc ouverte. (Photo Daniel WACHE - 1964)




07 février 1964. Escale à Pointe à Pitre à la Guadeloupe. Le Champenois est à couple d'un autre escorteur rapide qui est, soit le Breton soir le Basque qui faisaient aussi parti de la croisière. Dans le fond à droite, une église typique des caraïbes. (Photo Daniel WACHE - 1964)


08 février 1964. A la plage à la Guadeloupe. La vie de marin a parfois des côtés difficiles, mais vous remarquerez qu'il existe parfois des compensations très agréables. (Photo Daniel WACHE - 1964)




13 février 1964. Le Champenois fait relâche à la Trinité. Je pense qu'il s'agit de La Trinité à la Martinique plutôt que Trinité et Tobago aussi dans les Caraïbes. (Photo Daniel WACHE - 1964)



13 février 1964. Toujours en escale à La Trinité et encore des marins en goguette sur fond de bananiers. (Photo Daniel WACHE - 1964)


Daniel date cette photo du 14 février 1964. Par petits groupes les permissionaires se répandent dans la ville. Des groupes créés au gré des spécialités, de proximité de poste d'équipage, de "pays" ou tout simplement du hasard. (Photo Daniel WACHE - 1964)



17 février 1964. Découverte de Saint Martin. Architecture typique de la région, les véhicules nous indiquent que nous sommes plus près des USA que de la France. (Photo Daniel WACHE - 1964)


Février 1964. Baignade le long du bord. Je pense que cette photo a été prise en même temps que la suivante. Ces baignades pouvaient être organisées au mouillage forain ou tout simplement en arrêtant le bateau au beau milieu de nulle part. Je me souviens d'un bain au dessus d'une faille en plein atlantique, étrange impression que de nager dans une "piscine" de plusieurs kilomètres de profondeur. (Photo Daniel WACHE - 1964)


Février 1964. Daniel situe cette photo le 18/02 et au large de Saint Martin. Au premier plan le tangon déployé. Lors de mouillages, les accés à la terre se faisaient avec la baleinière aussi via ce tangon, l'embarcation se mettait sous l'échelle de corde et les montées/descentes utilisaient ce moyen puis le tangon lui même, il fallait avoir le pied marin. (Photo Daniel WACHE - 1964)



18 février 1964. La qualité de ce cliché n'est pas très bonne, mais il permet de voir la baleinière du bord amarré à la coupée, qui était le moyen le plus élégant de monter à bord au mouillage par rapport au tangon de la photo précédente. La baleinière était armée pour assurer un secours en cas de problème de baignade. (Photo Daniel WACHE - 1964)



28 février 1964. Dakar, la rue sur fond de camionnette des postes. (Photo Daniel WACHE - 1964)



29 février 1964. Dakar. Ile de Gorée. Tourelle double de 240mm défendant la rade de Dakar. Ces canons ont servi durant les combats fratricides des 23, 24 et 25 septembre 1940 au cours desquels les anglais et les français libres ont essayé de rallier Dakar et l'AOF à la cause des alliés mais ces territoires sont resté fidèles au régime de Vichy. Pour plus d'informations : Site sur ces combats de septembre 1940. (Photo Daniel WACHE - 1964)

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Octobre 1963. Décalage chronologique pour les photos ici et suivantes, je prie les lecteurs de bien vouloir m'excuser mais sinon je dois  revoir le reste des photos et ma paresse ayant pris le dessus..... Toujours est-il qu'en octobre 1963 Daniel fait escale à Gibraltar dont on peut voir le port militaire. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Octobre 1963. Autre vue du port militaire, l'arsenal est vraiment impressionnant. On aperçoit à gauche le long de la jetée deux escorteurs rapides. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Octobre 1963. Vue depuis les escorteurs. En partant de la droite, un remorqueur à l'aspect très ancien, il s'agit au contraire d'un des sept exemplaires de la série Dextrous/Director qui date de 1955/56, ah ce sens de la tradition que peuvent avoir les Anglais. Ensuite un dragueur de mines côtier de 370 tW de la classe "Ton", ensuite sous la grande bigue tripode, le bâtiment école ghanéen A15 Achimota; enfin pour suivre un bâtiment plus important avec une plate-forme pour hélicoptères, il s'agit du Protector, construit en 1935/1936 comme mouilleur de filets et barrage, qui sera aménagé en 1955 comme stationnaire pour l'Antarctique. Il avait une coque renforcée pour supporter les chocs avec les glaces ainsi qu'un hangar pour deux hélicoptères. Il va être basé aux Îles Falkland jusqu'en 1968. (Photo Daniel WACHE - 1963)



L'identification du bâtiment sous la bigue a été très compliqué, mais un internaute "anonyme et néanmoins indispensable", il se reconnaîtra, a fini par trouver et pour rendre hommage à sa ténacité voici le résultat de ses recherches, le A15 Achimota, bâtiment école de la marine ghanéenne, il était à Gibraltar en cours de transformations.




La même personne a fait le panoramique ci-dessus, qui donne une bonne idée du port au niveau de l'eau. Encore merci à lui.



Octobre 1963. Vue du port militaire de Gibraltar. Le grand bateau au centre est un destroyer de la classe "C" britannique de 1942-45 (avec ses sous-classes <Ca>, <Ch>, <Co>, et <Cr>. Ici, il s'agit possiblement : soit du HMS Cavendish, du HMS Cambrian ou du HMS Carysfort. (Photo Daniel WACHE - 1963)



Février 1964. Ravitaillement à la mer. Le pétrolier à droite ravitaille à la fois l'escorteur d'escadre Chevalier Paul et l'escorteur rapide. Le Chevalier Paul est ravitaillé en flèche alors que l'escorteur rapide est ravitaillé par le travers. Le pétrolier est la Saône. (Photo Daniel WACHE - 1964)



Février 1963. Une autre vue du ravitaillement entre la Saône et le Chevalier Paul. (Photo Daniel WACHE - 1964)



29 février 1964. Nous sommes sans doute à Dakar, au fond à droite l'usine de fabrication de cigarettes, derrière le cargo blanc. (Photo Daniel WACHE - 1964)



Février 1964. Le Champenois est à Port-Etienne. Ce port s'appelle maintenant Nouadhibou et se situe tout au nord de la côte de la Mauritanie actuelle. Les hydravions de cette photos sont des Martin Marlin P5M2. Ces avions US étaient utilisés pour la lutte ASM et pour la reconnaissance. 10 hydravions de ce type ont équipé l'aéronavale. (Photo Daniel WACHE - 1964)



Juin 1964. Quelque part en Atlantique. Séance de lecture plage arrière. (Photo Daniel WACHE - 1964)



Juin 1964. Le permissionaire. A l'arrière on peut voir l'escorteur rapide le Breton. (Photo Daniel WACHE - 1964)



Juin 1964. Le Champenois fait des essais de puissance maximum. Le but était de pousser au maximum les machines afin savoir quelle était la vitesse maximum sur laquelle on pouvait compter. (Photo Daniel WACHE - 1964)



10 juin 1964. Ligne de file d'escorteurs. Les bateaux regagne la rade de Quiberon après avoir fait une série d'exercices au large. (Photo Daniel WACHE - 1964)


11 février 1964. Après une nuit au mouillage en rade de Quiberon, les escorteurs regagnent le port de Brest, la mer est belle. (Photo Daniel WACHE - 1964)



11 février 1964. Navigation de transit entre Quiberon et Brest. Vue de la passerelle supérieure. Dans ces conditions la navigation est un vrai plaisir mais ce n'est pas toujours le cas dans la région. (Photo Daniel WACHE - 1964)


11 février 1964. Le Champenois remonte sur Brest. Vue depuis la passerelle vers l'arrière. Ici se termine les souvenirs de Daniel Waché sur son temps de service militaire effectué dans la marine. Une année c'est très court, mais en même temps ces expériences sont inscrites pour la vie. La mer et les bateaux ont ce genre de pouvoirs. Encore un tout grand merci à Daniel pour l'autorisation de mise en ligne de ses souvenirs. (Photo Daniel WACHE - 1964)


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Le Champenois vu par plusieurs sources connues pour certaines, encores inconnues pour d'autres, en tout cas merci à tous dont J. Valbousquet, matricule 1954, excusez du peu. (mise en ligne : 08/01/2011)


Juin 1957, Le bâtiment de ligne Jean Bart ravitaille en mazout l'escorteur rapide Le Champenois. La perspective nous fait paraître l'escorteur très grand par rapport au cuirassé dont on voit bien ici les lignes basses sur l'eau et tellement racées. (Photo J. VALBOUSQUET - 1957)



Juin 1957. Ravitaillement du Champenois par le Jean Bart. On a ici une meilleure idée de la grandeur du Jean Bart. L'artillerie secondaire du bateau se compose de tourelles doubles de 100mm comme celle que l'on voit entre les deux personnages de gauche et des affûts doubles de 57mm comme sur les escorteurs rapides. Les manches à mazout étaient passées par la grue qui servaient à mettre les embarcations à l'eau. (Photo J. VALBOUSQUET - 1957)



Transfert à la chaise avec le Champenois. L'auteur de ces photos, J. Valbousquet a été incorporé en 1954, certaines photos plus bas sont aussi de son crû, encore un grand merci à lui pour ces souvenirs. (Photo J. VALBOUSQUET - 1957)



1970. Le Champenois pris sans doute à partir du Lorrain, beau temps et belle mer. (Photo Damien CHAPELLAN - 1970)



Cette photo détaille bien les préparatifs à un ravitaillement en mazout sur le Champenois. Les manches ont été enlevées de leur support. les gillet de sauvetage sont bien cappelés, tout le monde connaît son rôle et tout devrait bien se passer. (Photo JL PALLAUT - 19??)


Vue classique du Champenois à la mer pour finir cette série. (Photo www.alabordache.com - 19??)


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D'autres photos du Champenois par des auteurs divers et variés à des dates qui ne le sont pas moins, début des années 1970. Merci à Robert ROQUES et à Michel DABOUDET. Bonne lecture.

 (mise en ligne : 19/12/2009)

Le Champenois à tribord d'un autre escorteur. L'amarre a été lancé au-dessus de la plage avant du Champenois, récupérée, elle va être amenée vers le milieu du bateau pour le passage des manches, le temps est beau et la mer pas trop agitée, le ravitaillement va sans doute bien se passer. (Photo Michel DABOUDET - 1972 (?).

La suite du ravitaillement. L'équipe entre l'arrière de la paserelle et la cheminée a récupéré l'amarre et va commencer le passage des manches si c'est un ravitaillement en mazout. Je pense plutôt à un passage de courrier car il n'y a personne sur le pont des tubes lance-torpilles. Remarquez dans la mature la "boule" noire qui indique de le bateau n'est pas maître de sa manoeuvre. (Photo Michel DABOUDET - 1972 (?).


Poste d'équipage du Champenois. Les banettes étaient plus simples d'emploi que les hamacs, mais faisaient quand même perdre beaucoup de place dans les postes. Notre univers intime se résumait à une couchette type "SNCF" et encore 2ème classe, ainsi qu'un caisson metallique contenant tous nos "trésors personnels". Chacun devait faire attention à l'espace mental et physique de l'autre et le plus souvent cela marchait bien. C'était quand même une bonne école de vie, de tolérance et d'acceptation de la différence des autres. (Photo Robert ROQUES - 1971).


A nouveau le poste d'équipage. Il y avait dans chaque poste un endroit "détente" sans banette où l'on pouvait jouer aux cartes, lire ou simplement refaire le monde. Robert ROQUES tout à fait à droite, Jean-Claude BRANCHU le deuxième en partant de la gauche. (Photo Robert ROQUES - 1971).


Cafératia équipage. Episode inconnu, il y a des bouteilles de champagne sur la table mais pas de décorations de noël ou nouvelle année. Les tables sont bien-sûr fixées au sol, les chaises non ! Par mer grosse, les repas donnaient souvent lieu à des gags que je vous laisse imaginer. (Photo Robert ROQUES - 1971)


Sans doute la suite de la photo précédente, peut-être un pot pour la fin du service militaire des intéressés, il ne semble pas faire chaud. Avec l'écharpe Jean-Marc JAQUET. En tout cas un grand merci à Michel DABOUDET et Robert ROQUES pour ces photos. (Photo Robert ROQUES - 1971)




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Article de "Cols Bleus" qui explique l'intervention du Champenois du 07 octobre 1974. (photo "Cols Bleus" n° 1349 - 1974)

  

En Mars 1975, viste au Champenois du Chef d'Etat-Major de la Marine. (photo "Cols Bleus" n° 1372 - 1975)


Juin 1957. Le Champenois est ravitaillé en mazout par le bâtiment de ligne Jean-Bart d'où la photo a été prise. (photo J. VALBOUSQUET - 1957)


Autre vue du même ravitaillement. On voit bien ici à quel point le pont du Jean Bart était bas sur l'eau, en proportion pas beaucoup plus haut que les rapides. (photo J. VALBOUSQUET - 1957)


Noël 1957. Que sont tous ces jeunes hommes devenus ? Pour l'heure, dans l'insouciance de leurs 20 ans, l'avenir leur appartient. (photo www.alabordache.com - 1957)


1958. Le Champenois fête la Sainte Barbe qui est la patronne des artilleurs à cette époque sans télévision ni internet, il fallait bien entretenir les traditions pour s'amuser un peu. (photo www.alabordache.com - 1958)



1958. La suite de la fête de la Sainte Barbe, je n'en maîtrise pas complètement la liturgie, si des anciens s'en souviennent ? (photo www.alabordache.com - 1958)



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Nous n'avions rien dans la rubrique des "Souvenirs du Champenois", grâce à Bernard COURET, cette lacune est enfin comblée, merci à lui pour les photos qui suivent. Bernard ne nous donne pas de dates précises, mais il a assisté au remplacement du sonar DUBV 1 par le DUBV 24, amélioration qui est intervenue vers 1972 sur les escorteurs rapides de type E52.

 Pour commencer cette photo qui est prise sur babord du Champenois alors qu'il est un train de passer le goulet de Brest, ou quand le finistère prend des airs d'Ecosse, personnellement j'aime beaucoup. (Photo Bernard Couret - 1972 (?)).




Nous sommes maintenant dans le PC ASM du Champenois. Bernard a pris une photo de l'ancien équipement sonar. Il s'agit du DUBA1, avec à sa gauche, le graphique distance (GD), sur sa droite, le graphique azimut(GZ), et entre le GD et le meuble principal, la "loupe" acoustique qui grossissait l'écho pour aider à la classification. Le DUBA1 était le sonar d'attaque dans la gamme haute fréquence. La famille des DUBA a compté d'autres membres : le DUBA2, petit sonar d'attaque HF embarqué sur les escorteurs côtiers du type Adroit, et surtout le sonar DUBA3, excellent sonar d'attaque HF embarqué sur les aviso-escorteurs. Pour mémoire dans la dénomination des appareil, la lettre 'A' de DUBA indique un sonar d'attaque, la lettre 'V' des DUBV indique la veille. (photo Bernard Couret - 1972 (?))


Voici maintenant une photo de l'équipement du sonar DUBV 24. Ce nouveau sonar était à basse fréquence. Ce nouvel appareil semble plus moderne et ergonomique, mais les heures passées à chercher les sous-marins en étaient quand même parfois fastidieuses. Je me souviens que sur le Provencal, je vivais dans le poste qui était à l'avant au-dessus du sonar même, et je me souviens des "pings" de l'appareil, de leurs fréquences qui s'accéléraient quand on était en recherche plus active. (photo Bernard Couret - 1972 (?)).



L'étrave du Champenois au bassin. Je me souviens d'un ancien marin qui avait connu les bateaux d'avant guerre dont la coque était rivetée et non soudée comme sur les "rapides", il disait à propos de ces bateaux "modernes" qu'on leur "voyait les côtes". Cette photo illustre bien ce qu'il voulait dire. Pour ma part je trouve cette photo très belle et rend bien compte des lignes de carène des escorteurs rapides.(photo Bernard Couret - 1972 (?)).



Une autre vue du Champenois en bassin, ce carénage se passe à Brest dans un des bassins de la Penfeld. Ces périodes de carénage étaient spéciales, l'équipage était réduit et les travaux rendaient le bateau plus vulnérable aux incendies. (photo Bernard Couret - 1972 (?)

 

Toujours dans son bassin en compagnie du chaland de transport de rade du type "Thomery" dont on refait une beauté. Les dessous de la dame sont intéressants. Sur la quille anti-roulis, à gauche de la photo, on peut aperçevoir un bloc en zinc, destiné à éviter ou à tout le moins réduire l'effet de la corrosion de la coque par électrolyse. Ces blocs se corrodaient à la place de la coque et donc la protégeaient. Ils étaient remplacés régulièrement lors des passages en bassin. Les grands madriers de bois donnent à l'ensemble une impression d'équilibre instable mais la réalité était heureusement différente. (photo Bernard Couret - 1972 (?).


Le Champenois dans le canal de Kiel en allemagne qui était à l'époque "fédérale". Le personnage au premier plan s'entraîne à la bombarde, instrument typiquement breton et cheville ouvrière des bagads avec le biniou et le tambour. Le musicien s'appuie sur une rambarde temporaire servant quand la mer est mauvaise à empêcher les marin de trop s'approcher du bord. Ceci conclut la page des souvenirs de Bernard Couret, encore merci à lui et si quelqu'un a plus d'informations sur ces photos, qu'il se fasse connaître, merci. (photo Bernard Couret - 1972 (?)).

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Maintenant une série de photos qui été prises par Claude Louarn quartier-maître mécanicien, et qui datent de 1971. D'abord la partie extérieure du Champenois, la semaine prochaine la partie machine, un grand merci à Claude Louarn pour ces photos.


1971. Le Champenois est en mission, voici Claude Louarn qui pose dans une pirogue contruite dans un tronc d'arbre telles qu'on en trouve en afrique, ces embarcations très rustiques étaient néanmoins très solides. (Photo Claude Louarn - 1971)


1971. Le Champenois fait un exercice de ravitaillement ou de transfert de personnel avec un hélicoptère "Super Frelon" de l'aéronavale, pour qui connait un peu la plage arrière d'un escorteur rapide, l'exercice devait demander pas mal de dextérité de la part de l'équipage de l'aéronef. (Photo Louarn - 1971)


1972. Un autre exercice de transfert de personnel, celui-ci entre le Champenois et un autre bateau que je n'ai pas reconnu. Remarquer d'abord le caractère rudimentaire (voire exotique) du gréement utilisé pour le transbordement. Observer ensuite les hublots de coque : ils indiquent une construction d'avant la seconde guerre mondiale. En l'occurence celle d'une frégate rapide, ancien destroyer britannique des classes 'U', 'R' ou 'W'. Il ne reste alors que trois bâtiments de ce type dans la Royal Navy, et trois autres dans la marine sud-africaine. D'après un participant à l'évènement, il s'agit là du destroyer sud-africain Jan Van Riebeck (marque de coque : D278). (Photo Claude Louarn - 1972)


1971. Plage arrière du Champenois à Brest ou en escale, à babord et à tribord, deux autres escorteurs rapides, les tapes de bouches des canons sont à poste ce qui semble indiquer une escale de représentation. Remarquez au-dessus de l'affut supérieur, le radar du télépointeur de 57mm dont le cache est enlevé. (Photo Claude Louarn - 1971)


1971. La qualité de cette photo prise en contre-jour n'est pas très bonne, je l'ai mise en noir et blanc pour les détails, elle a du être prise lors d'essais de vitesse au regard de la lame d'arrière. (Photo Claude Louarn - 1971)


1971. Le Champenois défie la longue houle atlantique. Photo prise depuis l'aileron tribord de la passerelle, l'étrave enfourne la lame, photo classique, mais je ne m'en lasse jamais. (Photo Claude Louarn - 1971)


1971. La machine procède sans doute à un ramonage si on en juge par la couleur de la fumée. La surveillance de la couleur de cette dernière était importante, elle indiquait si le réglage des chaudières était correct. (Photo Louarn - 1971)



1971. Claude travaillait sur le Champenois comme mécanicien. Les photos qui suivent sont toutes prises dans les différents locaux "machines". Sur cette photo, vous pouvez voir la façade d'une des deux chaudières du bord.Je pense à la chaudière tribord, mais à confirmer. Il n'y a ni la chaleur, ni le bruit, mais je vous laisse imaginer. (Photo Claude Louarn - 1971)


1971. Local chaufferie, Claude devant la façade de la chaudière tribord. Le côté propre et organisé d'une machine m'a toujours fasciné. Je pense que les mécaniciens doivent, encore maintenant, avoir un attachement très fort à leurs machines. (Photo Claude Louarn - 1971)


1971. Une photo de la chaufferie, sans doute prise dans le sens opposé de la précédente, vers l'arrière du Champenois. Avec les collecteurs et les nombreuses vannes, on est loin des machines des bateaux actuels, mais cela avait quand même sa poésie. (Photo Claude Louarn - 1971)


1971. Toujours dans la chaufferie. La façade de la chaudière babord à droite de la photo et encore cet apparent "désordre" des conduites, vannes et autres cadrans de pression. (Photo Claude Louarn - 1971)


1971. Nous sommes à la chaudière. Je me demandais ce qu'étaient les tubes verticaux, grace au concours d'un ancien maintenant je sais. Ce sont les brûleurs des chaudières mis au repos devant les entrèes des vases clos des chaudières. Les couleurs des poignées permettent de différencier leur débit de mazout. Merci Jean-Marc. (Photo Claude Louarn - 1971)


1971. Nous sommes maintenant dans le compartiment machines juste derrière la chaufferie. Au premier plan un des deux moteurs diesel RENAULT. A gauche de la photo, le condenseur qui sert à recevoir la vapeur venant des turbines, de la retransformer en eau pour entrer à nouveau dans le cycle de la chaudière pour être à nouveau transformée en vapeur. (Photo Claude Louarn - 1971)


1971. L'autre moteur diesel, un escorteur rapide possèdait 2 moteurs diésel dans le compartiment machines. Il existait deux autres moteurs diésel au-delà des chaudières vers l'avant, je pense que ces derniers servaient plutôt à l'alimentation électrique générale du bord. Merci à Claude de nous avoir fourni matière à ce voyage au coeur du Champenois. (Photo Claude Louarn - 1971)

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