SOUVENIRS DU NORMAND - 1ère partie

Pour quand même avoir un minimum d'ordre, voici un sommaire plus explicite. Vous remarquerez aisément qu'il n'y a pas d'ordre chronologique, ce désordre  me plait car il regroupe tous les équipages sans la moindre hiérarchie, tous nos souvenirs sont importants. 

- Photos du Normand par Georges Oliva en 1968

- Le Normand selon Gilbert Mollet Niger, ou souvenirs d'un appellé au milieu des années 60

- Photos diverses d'escales et prise de commandement

- Photos du Normand en 1962, escale et inspection





Georges Oliva nous avait déjà envoyé des photos du Normand, à voir un peu plus bas dans la page. En rangeant ses "fonds de tiroirs", louable occupation au demeurant, il en a trouvé d'autres, je vous en fait aussitôt profiter. Merci Georges et bonne continuation dans tes tâches "ménagères".

Trouvez l'erreur !! Quoique la casquette ne lui aille pas trop mal. Il y a peut-être un amiral actuel qui cherche encore son couvre-chef, la dernière fois qu'il l'avait vue, il était lieutenant de vaisseau sur le glorieux navire Le Normand. Mais ne comptez pas sur moi pour vendre la mèche et dénoncer un collègue ... (photo Georges Oliva Toulon 1968)



La photo classique prise de la passerelle découverte juste avant que l'étrave ne s'enfourne dans la lame, cela se passe de tout commentaire suppléméntaire. (photo Georges Oliva - 1968)


Photo également classique, mais l'énergie de la mer quand le temps est mauvais garde toujours quelque chose de fascinant et démesuré. (photo Georges Oliva - 1968)



Vue de détail, plus bas sur le roof machine, on peut voir les manches à mazout qui servaient lors des ravitaillements en mer ainsi que la coupée. Merci à Georges et pour la casquette ci-dessus, il y a prescription de toute façon. (photo Georges Oliva - 1968)




De août 1965 à juin 1967, Gilbert Mollet Niger a embarqué sur le Normand pour son service militaire, et comme il dit : "je n'étais que simple matelot sans spé, tout de suite affecté au secrétariat du bord puis toujours au secrétariat, mais du SM fourrier, je me suis un peu diversifié en devenant plongeur de bord, après une petite expérience d'hôtellerie au service du Commandant".  

J'ai reçu des souvenirs venant de quartier-maîtres, de second-maître, d'officiers dont certains sont devenus amiral par la suite, mais TOUS ont comme Gilbert gardé cet amour de la mer et des bateaux même 40 ans après, et je pense que, quel qu'est été notre grade ou le nombre d'années que nous ayons passé à bord, nous avons tous éprouvé les mêmes joies, peines, le plus souvent impossibles à décrire, que peut procurer la vie sur un bateau. Merci donc à Gilbert (et aux autres) de me faire revivre ces moments très forts. 

 

Gilbert Mollet Niger, cheveux au vent posant pour la postérité quelque part au large de Toulon. La contemplation de la mer fera toujours parti de la vie du marin. Après une période de désarmement à Toulon, le Normand est revenu au service actif en septembre/octrobre 1966, il fait alors une série de sorties pour essais. (photo Gilbert Mollet Niger - 1966)



Comme indiqué dans la légende, voici en contre-plongée les mâts du Normand. On peut voir sur la drisse les pavillons "Yankee-Y", jaune et rouge, ansi que le pavillon numérique "7" rouge barré de blanc, les cours de l'école des mousses étant vraiment trop loin, je ne sais plus ce que cela signifie, appel aux transmetteurs de service !
(photo Gilbert Mollet Niger - 1966)



Nous voici maintenant à Toulon, il me semble au quai Noël. Une autre vue vers l'avant avec beaucoup de détails à se mettre sous la dent, la cheminée avec à son pied la "chaise" pour les transferts de personnel et la multitude de câbles, haubans et drisses diverses.
(photo Gilbert Mollet Niger - 1966)



A propose de transfert, Le Normand attend son tour avant de passer à la "pompe". La Seine ou la Saône est en train de ravitailler à tribord un escorteur d'escadre et à babord un escorteur rapide. Moments de tension mais toujours impressionants.
(photo Gilbert Mollet Niger - 1967)





C'est maintenant au tour du Normand d'être ravitaillé. On peut voir sur cette photo prise sur le roof avant, un marin pointant un fusil vers l'autre bâtiment, dans le canon du fusil est introduit une sorte d'obus en fer et bois sur lequel un bout est cappelé. Ce petit obus sera envoyer au-dessus de l'autre bateau, le bout attrapé et l'aussière frappée sur le bout permettra ensuite les transferts.
(photo Gilbert Mollet Niger - 1966)



Les escorteurs rapides avaient cette tendance à rouler. Le rapport longueur/largeur (9,22) les rendaient sensibles à la mer par le travers. Comme dit Gilbert, des moments pas toujours agréables pour ceux dont l'estomac avait des volontés d'indépendance. 
(photo Gilbert Mollet Niger - 1967)



Une autre vue de mer agitée, la plage avant. Après quelques jours de ce traitement, tout l'intérieur du bateau était humide, on bénissait les premiers rayons de soleil.
(photo Gilbert Mollet Niger - 1967)















Vue vers l'avant du Normand. La mer s'est calmée, l'équipage prend le soleil sur le roof cheminée. On le comprend.
(photo Gilbert Mollet Niger - 1967)




 







 












La passerelle extérieur au dessus de la timonerie dont on voit la petite fenêtre rectangulaire en dessous du compas. Je vous laisse juger du confort quand la mer était un peu grosse. Les deux petits hublots rotatifs semblent un peu dérisoires contre les paquets de mer. La corrosion des appareils devait être très importante.
(photo Gilbert Mollet Niger - 1967)



Sous le beau soleil de Toulon, vue des affûts doubles de 57 mm arrière, celui du premier plan porte le nom de "HASTINGS", du nom de la bataille remportée par le duc de Normandie "Guillaume le conquérant" contre les anglais. Nos victoires contre les sujets de sa très gracieuse majesté ne sont pas si nombreuses alors ne boudons pas notre plaisir. 
(photo Gilbert Mollet Niger - 1967)



La suite des souvenirs de Gilbert Mollet Niger sur le Normand. Comme l'indique la légende en mars 1967, le Normand passe le détroit de Gibraltar. Je l'ai passé de jour et de nuit, c'est assez impressionnant. Donc le bateau quitte l'atlantique, les courants à cause de la différence de salinité entre Atlantique et Méditerranée sont ici importants mais ne se mélangent pas. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)




Vus depuis la plage avant du Normand, dans l'ordre d'apparition à l'écran et de gauche à droite, l'Alsacien, le Casabianca et le Cassard, avec la belle poupe assez féminine des escorteurs d'escadre .... Nous sommes à Las Palmas en 1967. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)





Toujours de la plage avant du Normand, vue d'un paysage, les souvenirs sont loin mais Gilbert pense se souvenir que cela se situe à Mers-el-Kebir en Algérie. Ceux qui connaissent l'endroit peuvent témoigner. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)




A quai à Las Palmas. Dans le fond, il me semble voir un liberty ship, nous sommes en 1967, ces bateaux ont eu la vie longue et bien remplie. Au premier plan un binoculaire de veille. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)


 

Nous sommes revenus à Toulon, une partie de l'escadre de la Méditerranée à quai, les "rapides" au quai Noël.Juste derrière le Normand, un E52b avec sa cheminée caractéristique. Le dessin de cette cheminée était fait pour un meilleur écoulement des fumées. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)





Ravitaillement à la mer entre le Normand et "??". Je pencherais pour la Seine ou la Saône, un ami internaute vigilent me signale que La Seine était alors le pétrolier attitré de l'escadre de la Méditerranée, donc cela doit être La Seine. Au premier plan, un bruiteur ASM destinés à induire en erreur les torpilles acoustiques. Le type de bruiteur mécanique AB1002 initial, a été remplacé vers 1967 par des bruiteurs électriques d'origine américaine T-Mk6 "Fanfare" comme celui que l'on voit sur la photo. Ces derniers étaient beaucoup plus compacts et efficaces que les AB1002 car mieux adaptés aux torpilles acoustiques des années 1960. Ils seront remplacés vers la fin des années 1980 par le SLQ-25 "Nixie" pour mieux répondre aux progrès des torpilles. Les "Fanfare" et "Nixie" sont d'origine américaine. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)  




Las Palmas, les permissionnaires se restaurent et en profitent pour poser pour la postérité. Que sont-ils devenus ces quartier-maîtres et matelots de 1967. Si certains se reconnaissent ? (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)
 


Voilà une photo que j'aime beaucoup. Elle témoigne de ce que pouvait être un repas dans un poste d'équipage avant la cafétaria. Comme se souvient Gilbert :

 "
le moment des repas avait toujours un petit je ne sais quoi de familial dans les postes. Avec une organisation bien orchestrée comme il se doit à bord de tout bâtiment de la Marine, un rôle pour la cuisine et le pain et surtout  un, tout aussi important, pour les bidons du crû  "château Royale !  Mais là, se serait surtout nos  estomacs qui s'en souviennent le mieux ! Tout ceci n'étant valable  que lorsque nous étions à quai ou en escale. Pour être très franc, à la mer s'étaient les moins malades qui se chargeaient de l'approvisionnement du poste et bien souvent les mêmes),  les autres se contentant de survivre !  et contemplaient  la scène avec toujours le même air de dégout. Le partage (par temps calme) était de mise chacun néanmoins se servant seul,  je n'ai jamais vu un collègue se servir plus que de raison au détriment des autres, par contre certaines négociations pour des échanges, oui !  on peux pas arrêter le commerce !  De toute façon la réputation, aussi bien qualitative que quantitative des repas servis à bord  par les cuistots de la Marine,  a de tout temps fait des jaloux auprès de bon nombres d'autres armes et ce dans des conditions de travail parfois difficiles. Beaucoup d'esprit de famille bien sur, même si le "un pour tous et tous pour un" était parfois de mise, mais pas de clan ou de sectarisme par rapport aux autres postes. La vie à bord des escorteurs rapides et l'ambiance n'a jamais du changer je pense. De chaque poste d'équipage se dégageait une personnalité particulière.
Enfin un petit commentaire sur cette photo, ou plusieurs de nous sont assis par terre.  Il faut savoir, que très peu de temps auparavant, nous étions tous assis autour d'une table.Mais comme il arrive souvent à la mer, un coup de roulis un peu plus agressif, nous à littéralement balayé, en une poignée de secondes,  des  bancs sur lesquels nous étions assis et les pieds de la table sont allés s'accrocher dans les chemins de câbles au plafond ?  Heureusement que depuis le début du repas nous avions placé sous très haute surveillance plats et bidons.  L'image est encore gravée  et aujourd'hui,  quand je regarde cette image je suis transporté  dans le temps, comme ci c'était hier
."

 
Beaucoup d'entre nous se reconnaîtrons dans ces commentaires, encore merci à Gibert pour ces documents et la fraîcheur de ses souvenirs. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

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Le Normand et le dragueur Cyclamen font escale à Dinard le 5 septembre 1980, ils participent au festival internationnal "Jeunesse et mer". Au cours de cette escale, les zodiacs des 2 bords portent assistance à un voilier qui a dématé et qui est entraîné par les courants de l'usine de la Rance. Lors de cette escale, le ministre de la défence Mr Yvon Bourges, visite le bord. Les bateaux étaient sur coffre. (photo "Cols Bleus - septembre 1980).













 


Le 27 août 1979, le capitaine de vaisseau Roche à fait reconnaître le capitaine de corvette Uzan comme nouveau commandant du Normand en remplacement du capitaine de frégate Drocourt. Le CC Uzan sera le dernier commandant du Normand. On peut reconnaître le capitaine de vaisseau Roche sur la photo de gauche passant en revu la garde d'honneur du bateau, sur la photo de droite le capitaine de corvette Uzan (photo "Cols Bleus" - septembre 1979)

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J'ai reçu de Hugues RETIERE, une série de photos du Normand, soit en escale, soit lors d'inspection de l'équipage suite à une prise de commandement. Ces photos se passent en 1962, Hugues Rétière y était affecté à l'époque. Merci à lui de nous faire partager ses émotions de l'époque.



Nous sommes à Halifax au Canada au début des années 1960. la photo est prise depuis la hune radar du Normand. A tribord, un autre escorteur rapide du type E52. Sur l'avant on peut aperçevoir une série de destroyers canadiens de la classe "Tribal". Celui de la droite (214) est le Mic Mac, du nom d'une tribu indienne du Canada. Ces bateaux sont mis en service entre décembre 1942 et janvier 1948. Ils déplacent 1942 Tw, pour 111 m de long, pour 11.39 m de largeur. La vitesse est de 34 noeuds, l'épuipage de 240 hommes. Ils sont équipés de 4 canons de 102 mm AA, de 2 de 76 AA, de 4 de 40 mm AA et de 4 tubes lance-torpilles. (photo Hugues Rétière - 1962)



Une autre photo qui nous donne une vue vers l'arrière. Toujour du Normand, on peut voir à droite l'arrière d'un escorteur d'escadre. A gauche, (je pense) la plage arrière d'une frégate rapide canadienne. Ces bateaux de la classe "Saint Laurent" succèdent aux classe "Tribal" que nous avons vus sur la photo précédente. Cette nouvelle classe comportait 18 escorteurs anti-sous-marins et anti-aériens. Ils jaugeaient 2000 tW, leur vitesse était de 25 noeuds, leur armement comportait 4 canons de 75 mm AA et 2 de 40 mm AA, 2 "limbos" (lance grenades ASM) et 4 tubes lance-torpilles ASM. L'équipage était de 20 officiers et 270 hommes. Le Saint Laurent a été mis en service en octobre 1955. (photo Hugues Rétière - 1962)



Le Normand se bat contre la longue houle atlantique dans le golfe de Gascogne. C'est un endroit où les coups de tabac peuvent être assez violents. (Photo Hugues Rétières - 1962)















Le 26 décembre 1962, le capitaine de corvette LEENHARDT a pris le commandement du Normand à Brest. Le Normand vient d'être affecté au port du ponant depuis octobre 1962. On voit ici le commandant inspecter l'équipage. A l'arrière la plage arrière du cuirassé Richelieu. Hugues Rétière me signale que le commandant Leenhardt était capitaine de vaisseau à l'époque, il me semble voir sur ces manches les 4 galons de capitaine de corvette, ce qui est confirmé par un certain observateur attentif.  (Photo Hugues Rétière - 1963)



























L'inspection de l'équipage se poursuit. Remarquez les visages soulagés de ceux qui "sont passés" et ceux plus tendus de ceux qui vont encore subir l'inspection. Surtout que l'on peut voir le capitaine d'armes, derrière le treuil, inscrire quelque chose sur son carnet, il y a de la punition dans l'air. De l'autre côté du quai, un autre escorteur rapide du type E52. (photo hugues Rétière - 1963)


Le commandant salue le fanion du Normand ainsi que la garde d'honneur. Sur l'arrière de la photo on peut voir le cuirassé Richelieu avec ses toujours impressionantes tourelles de 380 mm, sur la droite les tourelles doubles AA de 100 mm. (photo Hugues Rétière - 1963)

 

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La mer est grosse, la plage avant est balayée par les lames et les embruns. J'ai eu la chance de naviguer sur un escorteur dont la passerelle était fermée, sur le Normand (et beaucoup d'autres d'ailleurs) voici ce que l'on voyait durant les quarts (Photos Georges OLIVA - 1968).























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RAVITAILLEMENT A LA MER.

Nous devons une grande partie des photos du Normand à Georges Oliva, le voici "immatriculé" DEB9 sur cette photo, en train de se préparer avec un collègue (sans doute Malicorné) à un ravitaillement à la mer avec un pétrolier de l'US Navy (photo Georges Oliva - 1968)

































Le Normand se présente à tribord du pétrolier américain chargé de la ravitailler. Le nom du navire est inconnu, je pense qu'il doit s'agir d'un pétrolier de la classe "Mispillion" du type T3-S2-A3, lancé en 1945 ou 1946. Cette série à été "Jumboïsée" au milieu des années 60, sa capacité de chargement à été alors accrue. Son déplacement était de 11000 tonnes à vide et 34750 tonnes en charge. Ces ravitaillement sont toujours des moments de tension, surtout quand le tonnage des bateaux étaient aussi différents. (Photo Georges Oliva - 1968).
















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Le Normand va procéder à un exercice de passage de chaise, qui consiste à faire passer un "volontaire" d'un bateau à un autre au moyen d'une chaise métallique suspendue à un cable.Le destroyer sur cette photo est le USS Putnam.

Le USS Putnam porte le matricule 757; il a été lancé le 26 mars 1944, il est de la classe "Allen M. Sumner". Son déplacement était de 2200 tW, il mesurait 114 M de long, 12.45 de largeur. Il était équipé de 3 tourelles doubles de 127 mm anti-aérien, de 12 canons de 40 mm ou 6 de 76 mm suivant les versions, de 2 "hérissons" ,de 1 grenadeur et de 2 tubes lance-torpilles ASM. Sa vitesse était de 38 noeuds

(photo Georges Oliva-1968)






















La photo ci-contre a été prise à un autre moment car il ne s'agit plus du Putman, mais d'un des quatre bateaux de la classe Mitscher d'abord classés DL pour Destroyers leader, aussi dénommés frégates. Les deux premiers (Mitscher et John S. Mc Cain) ont été refondus en 1966 en lance-missiles Tartar et Asroc et deviennent alors respectivement les DDG 35 et DDG 36. Les deux restants (Wilkinson et W.A. Lee) ne sont pas refondus et restent des DL. Le W.A.Lee va être rayé en 1973, le Wilkinson un peu après. Comme lors de la refonte le mât avant passe de tripode à quadripode, il doit s'agir d'un de ces deux derniers avec une forte probabilité pour le W.A. Lee car on peut le voir plus bas au mouillage à Porto-Vecchio. (Photo Georges Oliva-1968).








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Poste de propreté

Deux photos du poste de propreté à la fin des années 60. Pour les plus jeunes d'entre nous, on peut remarquer que les banettes n'apparaissent pas, en effet sur le Normand l'équipage couche dans des hamacs. Il est quand même à remarquer que ces corvées n'engendraient pas automatiquement la morosité. (Photo Georges Oliva-1968)



















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1er janvier 1968, le poste avant est décoré et la fête bat son plein, les membres de la chorale sont inconnus, s'ils se reconnaissent, je serais heureux de les nommer. J'ai appris depuis que le guitariste est Jack Emery, en bas Claude Loriot ensuite Boison et Colin.(photo Georges Oliva-1968)

































Autre photo, sans doute le jour de l'an 1968. L'ambiance n'est pas triste non plus. (photo Georges Oliva-1968)













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Toujours dans le poste avant, à l'époque, pas si lointaine, les repas se prennent dans chaque poste d'équipage. Les repas sont fait à la cuisine et transportés vers chaque poste d'équipage dans des gamelles en aluminium. Quand le temps était mauvais, ce ne devait pas être tous les jours facile. Il faut remarquer que l'on trouvait déjà sur les bateaux ex-américains fournis par l'US Navy, dès le début des années 50, un système de banettes et de cafétaria qui ne seront adoptés par la marine que sur les derniers escorteurs rapides.(photo Georges Oliva - 1968).















Ci-dessus, une autre photo d'intérieur, le repas touche à sa fin dans le poste d'équipage avant. Au premier plan, les gamelles et autres ustensiles de transport de la nourriture. (Photo Jack Emery - 1968)







Un moment de détente bien à l'abri du vent au pied de la cheminée au-dessus des cuisine (à babord) et de la boulangerie (à tribord), les "top-models" photographiés sont priés de se faire connaître (photo Georges Oliva-1968)





Photo souvenir, le service ASM au poste de "détente", à droite Jack Emery. La mer est plate et belle comme elle peut l'être en Méditerranée, mais elle est capricieuse et peut changer d'un moment à l'autre. (Photo Jack Emery - 1968).






En espagne, à Valence, photo d'escale, qui sont-ils et que sont-ils devenus ? (photo Georges Oliva-1968)







La photo de famille du service ASM du Normand. L'officier ASM était le Lieutenant de vaisseau Muselli, à sa droite Jack Emery, on trouvait également les QM1 et 2 Lhotellier, Ply,Donzel, ainsi que Duval et "Charley", pour connaître les autres, je fais appel aux anciens de la part de Georges Oliva, vous pouvez également le joindre sur son email : "olivageorges13@hotmail.com", ou sur le site, je ferai suivre. Après cette photo, en septembre 1968, Le Normand remonte sur Lorient pour un grand carénage, l'équipage est alors dissous, se qui est toujours un moment douloureux. (Photo Georges Oliva - 1968)





Le 14 juillet 1967, Le Normand fait escale à Banuyls, l'équipage forme une garde d'honneur pour l'occasion, l'homme de base est Jack Emery, j'ai souvenir que ces moments un peu "officiels" était suivi d'autres nettement plus joyeux. (Photo Jack Emery - 14/07/1967).




QUELQUES SOUVENIRS de Georges Oliva sur sa vie à bord :  


"J'ai embarqué le 15/11/67 après un mois d'école venant du groupe Montcalm-Océan comme écouteur ASM. Nous étions souvent en mer, minimun trois jours par semaine pour des exercises avec les sous-marins ou tirs de torpilles expérimentales ou simulations d'exercices de tirs avec le lance-roquettes. Je me souviens comme si c'était hier. à quinze personnes dans le PC ASM minuscule, un marin par cadran pour les relevés de tirs,dans le noir, la chaleur et très souvent la mauvaise mer.Nous étions prioritairement dans une zone au large de l'ile de Porquerolle."




Le 28 janvier 1968, le sous-marin La Minerve disparaissait corps et biens au large de Toulon, Le Normand avec les Brestois, Agenais et Béarnais, participe aux recherches malheureusement sans résultats :


"Au sujet de la Minerve, il me semble que nous avons appareillé le dimanche au soir,l'équipage n'était pas au complet, les manquants dus aux permissions sont arrivés avec un remorqueur qui nous a ravitaillé en nouriture le lendemain soir, maneuvre délicate de nuit et bord à bord. La suite malheureusement, des quarts et des quarts de recherche sonar,quelques espoirs sur des échos abandonnés, une image reproduite par le sondeur qui aurait pu resembler à un sous-marin abandonné aussi. Entre les quarts ASM chacun de lui même montait à la passerelle faire de la veille. Notre secteur était entre le Brusc (j'ai jamais vu la côte d'aussi près), le cap Sicié et le large."












La garde de week-end, à la coupée sur la plage avant. (photo Georges Oliva-1968)































Au mouillage à Porto-Vecchio, ce bâtiment américain est le DL-4 Willis A.Lee de la classe Mitscher. Déplacement de 3675 tw, longueur 150m, largeur de 15m. Son armement consistait en 2 * 127mm, 6 tubes ASM. Il avait aussi une plate-forme pour hélicoptère. Ce bateau a été désarmé en 1973. (photo Georges Oliva - 1968)























Transit en ligne de file durant un exercice, sans doute un "Fair Games" avec l'US Navy. (photo Georges Oliva - 1968)














Le Normand en escale à Mers-El-Kebir en Algérie en  mars 1967. Nous ne sommes que 5 ans après la guerre d'Algérie, les appareils photo ne sont pas vraiment les bienvenus, ce qui explique la qualité de la photo. (photo Jean-Pierre TACHON - mars 1967)

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