SOUVENIRS DU PICARD



Le Picard, vu par Bernard GUYADER en 1966
Le Picard, vu par Pierre SIMOULIN en 1968
Le Picard, vu par Claude MONARD en 1970/1971
Le Picard, vu par André BEDEX en 1963
Le Picard, vu par Christian THENAISIE en 1977
Le Picard, vu par Philippe RICHARD
Le Picard, vu par Jean-charles MEYER en 1963
Le Picard, brochure des escales du Cap et de Durban en 1972 par Norbert BOURHIS
Le Picard par Jean-François MICHELS
Le Picard,diverses photos d'auteurs et dates variés
Le Picard lors de sa croisière noire en 1972 - vu par Hervé LASVIGNES
Exercices entre le Picard, le Du Chayla et le Corse
 






En décembre 1965, Bernard GUYADER devançait l'appel pour son service militaire et commençait par une instruction au CFM de Brest. Il embarquait ensuite comme électricien à bord du Picard de 1966 à 1967. Il a bien voulu m'envoyer des photos de cette époque, je vous les livre donc. Merci à Bernard pour ces envois. (Mise en ligne : 22/02/2013)




1966. Poste 2 du Picard. Après le repas pris dans le poste, moment de détente autours d'un jeu de cartes. (Photo Bernard GUYADER - 1966)



1966. Toujours dans le poste 2. La fin du repas. Remarquez la gamelle accrochée au plafond et les hamacs rangés dans leurs caissons. (Photo Bernard GUYADER - 1966)



Mai 1966. Le matelot Guyader pose sur la passerelle. Sous son bras droit, un binoculaire de veille optique. (Photo Bernard GUYADER - 1966)



1966. Une autre photo classique, prise plage arrière avec une belle perspective sur les deux affûts doubles de 57mm. (Photo Bernard GUYADER - 1966)




1966. De l'art d'utiliser correctement les hamacs. Y monter et en descendre n'était pas de tout repos, mais par grosse mer, cela devait être plus comfortable que les couchettes. (Photo Bernard GUYADER - 1966)



Mai 1966. Le Picard en mer formée, vue du bateau vers l'arrière. Sur la cheminée, la bande noire qui l'identifie comme chef de division d'escorteurs rapides. (Photo Bernard GUYADER - 1966)




Fin mai 1966, Le Picard fait escale à Reykjavik capitale de l'Islande. Le paysage reste enneigé, mais la visite a sans doute été très intéressante car ce pays est vraiment superbe. Sous le bras droit de Bernard, il me semble que l'on peut aperçevoir un autre bateau avec les affûts doubles de 57mm caractéristiques d'un escorteur rapide.(Photo Bernard GUYADER - 1966)




Toujours fin mai 1966. Le Picard longe les côtes islandaises. L'Islande est une terre où l'activité sismique est très importante. Voici un volcan en éruption. Au moment de la visite du Picard, l'île de Surtsey était en cours de formation, peut-être s'agit-il ici du volcan qui lui a donné naissance. Cette île fait actuellement 1.41 Km2 et est réservée aux scientifiques qui en ont fait un laboratoire grandeur nature qui y étudient le développement de la flore et de la faune dans de telles conditions. Un tout grand merci à Bernard GUYADER pour ces photos et pour m'avoir autorisé à les mettre en ligne. (Photo Bernard GUYADER - 1966)



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Nous sommes en mars 1968, Pierre SIMOULIN pose son sac sur le pont du Picard. Ses spécialités étaient d'abord timonier, puis transmetteur. Merci à Pierre pour son autorisation de copie et de mise en ligne. (Mise en ligne : 30/04/2012)



1968, Pierre embarque sur le Picard juste avant son entrée en carénage pour des travaux importants qui vont sans doute beaucoup changer la vie de l'équipage car il s'agit du remplacement des hamacs par des banettes ainsi que l'installation d'un refectoire. On voit ici le bateau en alerte à Brest au moment des "évènements" de mai 1968. (Photo Pierre SIMOULIN - 1968)



1968. Vue depuis la plage arrière des deux affûts doubles de 57mm. Je me suis permis de mettre cette photo en noir et blanc afin d'avoir un peu plus de détails. (Photo Pierre SIMOULIN - 1968)



1968. Nous sommes ici sur la passerelle du Picard, comme vous le savez celle-ci était découverte et à la merci des rigueurs marines. La flêche rouge indique l'armoire à phonie. (Photo Pierre SIMOULIN - 1968)




1968. Exercice de tir des deux canons de 20mm du Picard. (Photo Pierre SIMOULIN - 1968)



1968. Photo souvenir de la période "hamacs" avant que ceux-ci ne soient remplacés par les banettes, chaque formule avait ses avantages et ses inconvénients, mais comme la marine actuelle utilise toujours les couchettes on peut supposer que le choix n'était pas mauvais. Merci à Pierre pour ses photos. (Photo Pierre SIMOULIN - 1968)



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En octobre 1970, Claude MONARD embarque sur le Picard comme matelot missilier. Le bateau sortait de carénage et son pavillon national était en berne, Le général de Gaulle venait de mourrir, cela fait entre-autre partie des souvenirs de Claude, en voici la suite. (mise en ligne : 18 juin 2011).


1971. Claude Monard dans la soute des roquettes ASM de 375mm, je vous laisse apprécier la grandeur des projectiles. (Photo Claude MONARD - 1971)



1971. Embarquement des torpilles à Brest. Un chaland porte-torpille vient se mettre à couple du Picard. Ce sont des torpilles d'exercice que nous voyons sur la photo. (Photo Claude MONARD - 1971)



1971. Autre vue de cet embarquement. Cette fois, je pense qu'il s'agit d'une torpille de combat car l'avant de la torpille n'est pas peint en jaune/orange comme sur les torpilles d'exercices, couleur destinée à les repérer lors du repêchage après lancement. (Photo Claude MONARD - 1971)



1971. Après l'effort, le réconfort, un copain missiler, qui, si il se reconnaît, peut faire signe. Le bateau se trouve en mer, c'est l'affût double arrière que l'on voit. (Photo Claude MONARD - 1971)



1970/71. Le temps ne semble pas trop mauvais mais la mer est hachée et le pont embarque. La photo est prise vers le babord arrière au niveau de la cheminée, à gauche l'escalier vers le roof machine. (Photo Claude MONARD - 1970/71)




Le même endroit quelques secondes plus tard. Le photographe a dû avoir les pieds mouillés. (Photo Claude MONARD - 1970/71)



1970. Claude et un copain (de Montélimar) de corvée à la cafétaria. Les restes des reliefs des repas sont purement et simplement jetés par dessus bord. A l'époque on pouvait se permettre ce genre de liberté et ce n'étaient pas les mouettes et autres volatiles marins qui s'en plaignaient. (Photo Claude MONARD - 1970)



1970/71. Claude et ses amis du poste arrière posent sur l'affut double arrière. La mer semble belle, mais  les filières de protection sont à poste, à gauche en bas de la photo. (Photo Claude MONARD - 1970/71)

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1971. Dans la série "La croisière s'amuse", claude et son copain posent sur les canons de la tourelle arrière. (Photo Claude MONARD - 1970/71)



1971. Le Picard en formation avec deux escorteurs d'escadre. Ils me paraissent du type T53 et dans la série le Forbin était à l'époque dans le pacifique, le Dupperré expérimentait le sonar remorqué "Cormoran", il nous reste les Tartu, Jauréguiberry et La Bourdonnais. Le port du bachi n'est pas recommandé en mer, on comprend aisément pourquoi. (Photo Claude MONARD - 1970/71)



Claude Monard dans l'exercice de son art. (Photo Claude MONARD - 1970/71)



1970/71. A tribord de la passerelle supérieure, la porte à gauche de la photo donne accès à la passerelle inférieure où était abrités le barreur et le transmetteur d'ordre machine. (Photo Claude MONARD - 1970/71)



1970/71. Le Picard en mer, photo prise vers l'avant babord. Au premier-plan, l'arrière d'un des tubes lance-torpilles. (Photo Claude MONARD - 1970/71)



1970/71. Préparations pour un ravitaillement à la mer. On peut aperçevoir au pied de la cheminée l'équipe qui va assurer le ravitaillement ou le transfert. (Photo Claude MONARD - 1970/71)



J'ai toujours été fasciné par les différentes teintes que la lumière peut prendre en mer, photo prise depuis la plage arrière vers l'avant. (Photo Claude MONARD - 1970/71)



Le 6 novembre 1979, le journal "Le Courrier Picard" faisait paraître un article dans lequel un membre de la rédaction racontait les trois jours de mer passés sur le Picard avant son désarmement. Amiens était la ville marraine du bateau. (Photo Claude MONARD - 1970/71)




1979. Voici l'article paru dans le "Courrier Picard" le 6 novembre 1979. Je ne sais pas si l'envoyé spécial avait un passé de marin mais son compte-rendu est assez juste, je vous laisse lire. Je tiens encore à remercier Claude Monard pour ces souvenirs. (Photo Claude MONARD - 1979)



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En 1963, André BEDEX a embarqué sur le Picard, il y exerçait la spécialité, ô combien marine, de timonier. En voici quelques images d'une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. (Mise en ligne le 21/11/2009)



Le 13 février 1963, le Picard fait escale à Santa-Cruz de Ténérife dans l'archipel espagnol des Canaries, le bateau y était dans son jardin tellement il y a fait escale lors de ses périgrinations océanes. André se trouve sur la photo, au deuxième rang, 3ème en partant de la droite. (Photo André BEDEX - 1963)


1963. Ravitaillement à la mer avec un pétrolier de la marine. Dans ses souvenirs André signale qu'il s'agit de la Saone. J'ai quelques doutes car il me semble que l'arrière des Seine-Saone n'avait pas de dévers à partir du rang de hublots supérieur, je pense plutôt à un bateau de la série "Mayenne, Baïse ou Charente (1ère du nom), à vos souvenirs ! (Photo André BEDEX - 1963)


1963. Voici André BEDEX en tenue de factionnaire ou pour une prise d'armes. En tout cas plage avant du Picard. Sur la droite de la photo, on peut apercevoir à couple un escorteur rapide du type E52b. Admirez les apparaux de mouillage ainsi que les bites d'amarrage peints de frais pour l'occasion. (Photo André BEDEX - 1963)


Déjà à l'époque en 1963, le téléphone portable faisait déjà des ravages auprès de la jeune génération. Plus sérieusement il s'agit d'un appareil qui servait lors des ravitaillements ou autres exercices de transfert. Sur la gauche de la photo on peut voir l'arrière de l'affût double de 57mm arrière, qui était une pseudo-tourelle car non blindée et fermée par une bâche en caoutchouc. Cette photo se passe lors d'un passage du Picard au CEF (centre d'entrainement de la flotte) à Toulon. (Photo André BEDEX - 1963)


1963. Nous voici à nouveau et pour conclure à Ténérife. André utilise les moyens de transport locaux. Généralement les marins sont plus à l'aise sur le pont d'un bateau mais je trouve qu'il ne se débrouille pas mal. Encore merci à André pour ces photos.(Photo André BEDEX - 1963)


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Nous voici en 1977, Christian THENAISIE fait son service militaire dans la marine et embarque sur le Picard comme quartier-maître mécanicien. Il en a rapporté beaucoup de souvenirs et quelques photos, merci Christian.


1977. Le Picard se bat avec la longue houle atlantique. A l'horizon un autre bateau de la Royale, il me semble aperçevoir deux cheminées, ce serait alors un escorteur d'escadre. Je viens d'apprendre (25/08/2013) par Michel Rion qui était embarqué sur le Picard pour son service national, qu'il s'agit du Jauréguiberry, cela se passe durant le tournage du film "Le Crabe Tambour" et il s'agit de la dernière sortie de l'escorteur d'escadre.(Photo Christian THENAISIE - 1977)



1977. L'avion ou l'hélicoptère contourne le Picard qui vient d'enfourner une lame, les embruns montent jusqu'à la passerelle qui je le rappele n'était pas couverte, les cirés avait intérêt d'être bien cappelés. (Photo Christian THENAISIE - 1977)


1977. Normalement cette photo doit être avant la précédente, du moins je pense. Sur le Provencal, ma banette était au niveau du deuxième 6 peint sur la coque, tout contre la coque, quand le bateau entrait comme ici dans une vague, c'est tout le corps qui participait aux efforts de la coque pour resister à la pression énorme de la mer. Les escorteurs rapides étaient bien dessinés et en général nous avions confiance dans leur solidité. (Photo Christian THENAISIE - 1977)


1977. La bande de copains s'apprête à quitter le bord. La vie à bord était parfois dure loin des siens, mais elle donnait souvent naissance à de solides amitiés. Le Picard est à Brest, à gauche un autre escorteur rapide avec dans sa mature le pavillon (guidon blanc et noir) qui indique que le commandant n'est pas à bord. (Photo Christian THENAISIE - 1977)


1977. Le Picard a pris la mer. Moment de détente sur la plage arrière. Les copains ont des airs de vieux loups de mer, il faut dire que sur ce type de bateau, en général chacun trouvait vite sa place, engagés comme appelés. (Photo Christian THENAISIE - 1977)


1976. Petit retour en arrière, nous sommes au CFM Hourtin, par où passaient bon nombre d'appelés. Je voulais juste rendre hommage au travers de ces deux photos à tous ceux qui pour une petite année ont embarqué sur les bateaux de la Royale et sans qui la vie à bord aurait été très différente. Et je tiens à vous assurer que leur rôle à bord ne se bornait pas à faire  uniquement la vaisselle comme pourrait l'indiquer la photo. (Photo Christian THENAISIE - 1976)


1976. Toujours au CFM Hourtin. Il faudra quand même un jour qu'un sociologue ou écrivain ou autre, se penche sérieusement sur le rôle du service militaire dans un corps aussi professionnel que la marine. En attendant un grand merci à Christian pour ces souvenirs.(Photo Christian THENAISIE - 1976)


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En 1962/1963, Philippe RICHARD faisait son service militaire à bord du Picard comme matelot mécanicien. A l'époque existait la revue TAM, publication militaire qui traitait de toutes les armes. Ici c'est un article sur le Picard, je vous le donne à lire. Merci Philippe.


1963. La première page de l'article. Le titre est explicite et correspondait bien au rôle à l'époque des escorteurs rapides. (Photo TAM via Philippe RICHARD - 1963)



1963. La page de gauche de l'article. Au premier plan on peut voir le Gascon, le Picard est à couple derrière. L'article a été écrit en 1963 par Patrick ESNAULT, reporter de TAM et embarqué à bord du Picard. (Photo TAM via Philippe RICHARD - 1963)


1963. La première page de l'article. Je vous laisse lire. (Photo TAM via Philippe RICHARD - 1963)


1963. La fin de l'article de Patrick Esnault, pris sur le vif avec le ton que l'on trouvait à l'époque dans les publication militaire, prennez le temps de lire. Merci à Philippe RICHARD. (Photo TAM via Philippe RICHARD - 1963)



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Jean-charles MEYER a, au début des années 1960 hanté les coursives du Picard, il a gardé de cette époque beaucoup d'émotions qu'il a couché sur papier dans un premier ouvrage "Au Catarhu" en 1985, qui traite des cartes postales anciennes sur la marine, il écrit actuellement "Histoires de marins en vrac'h" aux éditions Sutton à Tours qui compilera des anectodes d'anciens marins illustrées de leurs propres photos, dont j'espère nous aurons l'occasion de parler plus tard. En attendant voici une anecdote de 1963 d'un évènement peu connu de l'histoire des rapides et quelques photos d'époque. Bonne lecture et A SUIVRE ....

Croisière Mousson 1963

PERMISSIONNAIRES A L’APPEL . !

Le service diffusion de l’E.R. Le Picard, F 766 retentit comme à l’accoutumée en cette matinée de novembre à Majunga. L’officier de service est paré pour l’inspection des permissionnaires car on ne va pas à terre en ces lieux de France du bout du monde sans être « au top ».
Pendant la croisière « Mousson » de 1963, croisière destinée à tester les équipages sous de fortes chaleurs, les escales de représentation sont nombreuses. Les populations autochtones sont généralement heureuses de voir et recevoir leurs compatriotes marins de Métropole. Tous sont prêts à cet accueil chaleureux et bon enfant. Les autorités locales, sur leur 31, écharpes autour du cou, médailles pendantes, discours sympathiques sont au garde à vous devant l’établissement d’état. Les petits écoliers portent tous les couleurs nationales. Les troquets, bars et autres abreuvoirs ont fait le plein en prévision des étanchements de soif, nombreux en ces pays. Il semblerait même que quelques filles de joie, on ne peut les dénommer « péripatéticiennes » leur seul but étant d’apporter un peu de nouveau à l’ordinaire familial….auraient fait le voyage depuis Massawa….. Enfin tout le monde est sur le pont…..sauf les permissionnaires du Picard… !

L’officier de garde s’interroge :

Tiens, personne pour l’appel… Ne l’auraient ils entendu ?
Capitaine d’Armes…veuillez faire répéter l’annonce, SVP.

Le maître B…. puisque c’est de lui qu’il s’agit exécute. Il renouvelle l’appel à l’aide des hauts parleurs dans tout le bord.

Permissionnaires à l’appel. ! Permissionnaires à l’appel. !

Quelques cinq minutes plus tard, la plage arrière n’est occupée que par l’officier, le Lieutenant de Vaisseau R…. et le Capitaine d’Armes. L’ambiance est morose , ils pressentent quelque chose d’important.

Oui c’est important car les matelots et quartiers-maîtres de l’escorteur rapide, d’un commun accord, sans même une brebis jaune, ont décidé de ne pas aller représenter la France à terre à Majunga… Il faut dire que sur cet inestimable navire de la République, le rata, la soupe, l’ordinaire est bien plus qu’ordinaire…..il est lamentable…nul…parfois exécrable. Malgré plusieurs demandes réitérées à la hiérarchie rien n’y fait. Quand on sait que le moral des troupes passent immanquablement par l’estomac des-dites, l’état-major eut put se douter d’incidents à venir. C’est aujourd’hui que les marins de l’escorteur rapide entament une grève des permissionnaires, ce n’est pas banal. Dans un bel élan de solidarité, tous les pompons rouges sont de repos à bord.

La nouvelle, comme une traînée de poudre arrive aux oreilles des autorités locales qui, mal à l’aise, rengainent les décorations et discours, non sans oublier de le faire savoir « à qui de droit »… Bref, le malaise est d’importance.

Rien ne fera à ce que les révoltés changent d’avis. Ils resteront à bord tant que l’assurance ne leur sera pas donné d’amélioration de leur conditions alimentaires…Quelques officiers mariniers, réquisitionnés à la hâte, ne feront pas beaucoup d’effet auprès des populations…Ceux qu’ils aiment ces braves gens, ce sont les marins qui portent bachis à pompons rouges…. Rouges, comme la révolution. Nous n’en étions pas encore aux mutins de 1919 à bord de la « Provence » mais quand même….l’idée était là.

Le mouvement, suivant que l’on se place du côté de l’équipage , le désordre du côté de l’état-major sera maintenu durant toute l’escale…

Je n’étais à ce moment-là pas dans le secret des dieux du bord, puisque je n’étais que matelot BE mécanicien…mais les transmissions avec Paris ont du chauffer… !

Longtemps, à l’escadre de Méditerranée en général et dans la division des E.R. en particulier quai Noël à Toulon, on parlera de la grève des permissionnaires du « Picard ». On citera en exemple, parfois sous le manteau, l’état d’esprit de cet équipage solidaire qui fit corps contre la mal bouffe.

Vous allez me poser la question : L’ordinaire fut il amélioré à la suite de cette grève ?

    Certes, au moins pendant quelques jours, puis rentrant au pays, le commis fut invité à poser sac à terre et la routine repris son cours. Le commis remplaçant avait entendu le message, de nouveau on ne mangeait pas trop mal à bord du Mouille-Cul « Le Picard »

Conséquences prévisibles et mûrement réfléchies, une enquête de la sécurité navale eut lieu, sans parler de celle de la gendarmerie encore maritime. Deux « entraîneurs », matelots appelés, quelque peu intellos gauchisant , ce qui à l’époque n’était pas vu d’un très bon œil….furent condamnés par le tribunal maritime et cachottés à « la Maritime ». Lorsqu’ils revinrent, deux mois plus tard, ils étaient devenus nos « idoles ». Auréolés qu’ils étaient de ce stage offert en prison, victimes de leur courage et d’un commis en dessous de tout.

Vous avez dit exemplarité…. ?????

- Permissionnaires à l’appel, ventre plein, ventre à terre.


Je n'avais personnellement 10 ans plus tard jamais entendu parler de cet épisode de la vie du Picard, il faut bien dire qu'avant 1968, la grande muette était vraiment muette sur certains points, il faut aussi ajouter plus prosaïquement que la nourriture et en général le confort du bord a fait beaucoup de progrès et que cela devait suffire à combler les désirs d'aventures des gamins de 20 ans que nous étions à l'époque, autres temps, autres moeurs. 




L'auteur des lignes ci-dessus, il est à gauche de la photo, en tenue grise un copain de l'époque dénommé TREBAOL, dans la superbe tenue dite de travail, d'accord ce n'était pas de la haute couture, mais comme la tenue de sortie était plus avantageuse, nous n'en demandions pas plus. (Photo Jean-charles Meyer - 1963)











Voici un des cuistot du bord, le dénommé Jean-Marie RICHARD, manifestement l'affaire de la nourriture reprise plus haut s'est bien arrangée, il faut dire que le coq du bord devait faire avec ce que l'on lui donnait. Il est vrai que quand la nourriture était bonne, le moral était tout de suite bien meilleur et on supportait beaucoup mieux les rigueurs de la vie du bord. (photo Jean-charles MEYER - 1963) 












Exercice de passage de courrier avec un autre escorteur rapide dont je ne peux malheureusement pas lire le matricule, c'est un E52 à passerelle ouverte. (photo Jean-charles MEYER - 1963)








1963, Le Picard est au mouillage à Diégo-Suarez lors de la fameuse mission MOUSSON. Je pense que cette photo a été prise à bord de la vedette du commandant d'un escorteur d'escadre qui l'accompagnait car les rapides n'avait pas ce genre d'embarcation. (photo Jean-charles MEYER - 1963)









1964, Escale du Picard à Nice. L'homme est un drôle d'animal, il ne rêve que d'aventures mais garde toujours la nostalgie de la terre, ce n'est peut-être paradoxal qu'en apparence, qui sait. Admirez sur cette photo le flotteur anti-bruit qui au moyen de barres métalliques était une défense contre les torpilles accoustiques et qui sera remplacé par des bruiteurs électriques. Egalement le banc replié si propice aux discussions et rêveries de plage arrière. (photo Jean-charles MEYER - 1964)











1932 et 1963. Montage photo très intéressant qui permet de voir à gauche le papa MEYER, Eugène, matricule 2762 T 29, au tableau de manoeuvre du contre-torpilleur INDOMPTABLE en 1932 et à droite , son fils Jean-charles, matricule 0563 15238, aussi au tableau de manoeuvre mais cette fois du Picard, on a de la constance dans la famille Meyer.  (photo Jean-charles MEYER - 1932 et 1963)


1963/63 Une photo des matelots du Picard, poste 4, plat 43. De gauche à droite, A demi-caché ??, ensuite Yvon Bon (décédé en 2004),??, Jean-Charles Meyer, puis pull bleu marine Marec le bosco, bouche ouverte Porebsky méca, Auger le boum, Touche le torpilleur, Sur le bastingage, à l'arrière, combinaison bleu Filaine et Fusina tous les deux mécaniciens. Remarquez le bidon accroché en haut de la photo. (photo Jean-charles MEYER - 1964)


QSortie d'anciens du Picard en 1964. A l'extrême droite Robert BOBILLON dit "bob" a qui Jean-Charles doit la photo, mécanicien au bureau machines, au-dessus du père noël, le quartier-maître élèctricien FROMENT, une fille du père noël, un quartier-maître et un matelot inconnus. Tous faisaient partie du poste 4.  (photo Jean-charles MEYER - 1964)


Merci à Jean-charles MEYER de nous avoir ouvert sa boîte à souvenirs et j'espère vous parler de son prochain ouvrage dans une mise à jour ultérieure. Encore merci.



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Norbert BOURHIS a embarqué sur le Picard de décembre 1970 à août 1972. En mai 1972, le Picard accompagné du Provencal faisait escale au Cap et à Durban en Afrique du sud, Norbert m'a envoyé la brochure officielle de cet évènement, merci à lui :


1972. Le Picard et le Provencal vont dans l'océan indien, ils font escale au Cap en Afrique du sud. Cela donne lieu à des cérémonies officielles, voici la page de garde de la brochure des festivités. Remarquez que les escorteurs y sont indiqués "frégates" ce qui correspondait à la terminologie de l'époque. (photo Norbert BOURHIS - 1972)



1972. Escale au Cap, voici la même page mais d'abord en afrikaans puis en anglais. A l'époque c'étaient les deux langues officielles de l'Afrique du Sud, l'afrikaans est issu du néerlandais. L'afrique du sud a d'abord été colonisé par des Hollandais puis par des anglais. (photo Norbert BOURHIS - 1972)


La brochure a sans doute été écrite par les autorités de Durban, le terme de frégate continue a être utilisé. Les honneurs à la terre sont rendus par le Provencal, je pense qu'à l'époque il était chef de division, le commandant du Picard était le capitaine de corvette Martin de Marolles et celui du Provencal était le capitaine de corvette Bergot. (photo Norbert BOURHIS - 1972)


1972, le 2 mai, voici le détail des visites protocolaires pour le Picard et le Provencal. Vous remarquerez que le programme est quand même très minuté et chargé. On peut y voir les visites à bord et les visites rendues par les commandants. Il faut aussi signaler qu'à l'époque de l'apartheid, les visites de bateaux étrangers n'étaient pas si fréquentes. (photo Norbert BOURHIS - 1972)



Le mercredi 3 mai, les visites officielles se font plus discrètes, place maintenant aux visites touristiques et aux échanges avec la marine d'Afrique du sud. (photo Norbert BOURHIS - 1972)


Les numéros de téléphones utiles lors des escales. J'ai toujours été surpris lors d'escales en pays étranger que, quelque soient les circonstances, les membres de l'équipage du bateau trouvaient toujours le moyen de regagner le bord à temps et ce quel que soit l'état de fraîcheur des-dits membres. Peut-être que parfois, ces numéros de téléphones y étaient pour beaucoup. (photo Norbert BOURHIS - 1972)


Détail des différentes escales de Brest à Diégo. En ces temps où l'avion n'était pas aussi facile à prendre, je vous laisse imaginer ce que représentait de souvenirs, sensations et découvertes un tel périple, surtout qu'en bateau le temps a une autre réalité. (photo Norbert BOURHIS - 1972)



1972. Le Picard passe la ligne, plus exactement le 20 avril 1972. En voici le diplôme, le dessin de ce dernier varie beaucoup suivant les époques et les bateaux, mais la fête est toujours la même, mélange de passage rituel et de fête des "fous". (photo Norbert BOURHIS - 1972)


Passage de la ligne le 20 avril 1972. Un sauvage badigeonne le condamné d'un liquide pas vraiment identifié, pendant que trois autres sauvages s'apprêtent à donner le baptême par immersion dans la "piscine", tout cela sous le regard attentif du juge qui veille à la bonne application de la peine. (photo Norbert BOURHIS - 1972)


Autre photo du passage de la ligne le 20 avril 1972. Le condamne est immergé dans la "piscine", il va être baptisé et lavé de ses "fautes", remarquez la confection de la "piscine" qui dépendait strictement de l'imagination de l'équipage et des moyens du bord. (photo Norbert BOURHIS - 1972)


Le 16 mai 1972, le Picard est à quai à Diégo Suarez, Norbert Bourhis sur la passerelle, comme vous le savez, la passerelle était découverte sur la plupart des escorteurs rapides, on comprend pourquoi le compas à droite était protégé des paquets de mer, juste à gauche de Norbert la porte qui donnait sur la timonerie. (photo Norbert BOURHIS - 1972)


Le 16 mai 1972, toujours à Diégo Suarez, la passerelle du Picard. Au second plan, les superstructures d'un autre escorteur qui doit être le Provencal qui faisait aussi parti de la mission. (photo Norbert BOURHIS - 1972)


1971. Le Picard fait escale à l'île de Wight dans le sud de l'Angleterre, le voici sous grand pavoi. Les couleurs des pavillons mettent un peu de gaité sous la pluie typiquement british, on est loin du soleil de Diégo. (photo Norbert BOURHIS - 1971)


1971. Autre photo du Picard au mouillage sur l'île de Wight. Le bateau devait représenter la France lors des régates de l'île. (photo Norbert BOURHIS - 1971)


Carré des officiers mariniers, le second maître Maurice (Norbert n'est pas sûr de se son nom) à gauche est en train d'enterrer sa vie de garçon, une future épouse l'attend sur le quai, comme vous le voyez sur la photo, il met à profit ce moment pour se livrer à une "méditation" profonde sur le sens de sa vie avant de prendre sa décision. (photo Norbert BOURHIS - 1972)


Le 10 avril 1972, le Picard fait escale à Funchal. Sur cette photo à droite Norbert Bourhis et à gauche le second-maître élèctricien Robert LEVAGRESSE. Encore un grand merci à Norbert de nous remettre tous ces souvenirs en mémoire. (photo Norbert BOURHIS - 1972)


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Au début de sa carrière marine Jean-François MICHELS a embarqué comme mécanicien sur le PICARD. Il en a ramené pas mal de souvenirs dont les photos ci-dessous. Merci a lui d'alimenter notre mémoire.

Je viens d'apprendre cette semaine (21/05/2008), le décès de Jean-François MICHELS, il a beaucoup apporté à ce site et au forum où je l'ai rencontré, par sa gentillesse et sa bonne humeur, il est maintenant au paradis des marins, je pense à lui et à tous les siens.



Jean-François a fait beaucoup de photos du Picard, nous allons commencer par une série qui le montre (le Picard, pas Jean-François !) en carénage à Brest. Le voici donc dans un des bassins de Brest, à l'arrière un autre rapide dont le numéro n'est pas lisible. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Jean-François situe ces vues lors de l'avant-dernier carénage du Picard avant son désarmement qui a eu lieu en novembre 1979.Remarquez que, même dans les formes de la Penfeld, il pouvait y avoir beaucoup de roulis ou cette photo a été peut-être prise après le repas, allez savoir ? (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Nous voilà revenus à un cadrage photo plus classique, voici les dessous de la belle en plein travaux de peinture de la coque. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Le Picard au fond de son bassin. Les escorteurs rapides faisaient 100 mètres de long, mais ils étaient un peu perdus dans ces grands bassins prévus pour les grand cuirassés de l'escadre. Toutes ces photos ont sans doute étaient prises dans un des deux bassins de Laninon.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)

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Le Picard à quai à Brest à la fin des années 1970. Jean-François prend le frais plage arrière.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Une autre photo prise au même moment que la précédente.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Les travaux de peinture. Cette photo mériterait de figurer dans un manuel de sécurité au travail dans la série "Tout ce qu'il ne faut pas faire !". C'était il y a 30 ans, autres temps autres moeurs. Le Picard doit être en bassin car la baleinaire n'est pas à poste.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Plage arrière, la mer s'est creusée, elle a pris cette teinte sombre, mélange de vert très foncé et de gris ténébreux. Au premier plan les filières de sécurité, l'arrière des "rapides" était très près de l'eau par gros temps.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Brest, dans un bassin sans doute à Laninon, les mécaniciens prennent un peu le soleil, qui a dit qu'il ne fait jamais beau à Brest ? Nous sommes plage arrière du Picard, au second plan un autre rapide dont on aperçoit l'arrière.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Même moment, même lieu, le photographe de la précédente à sans doute voulu être sur le cliché.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


La "joyeuse équipe" dans l'univers "feutré" de la machine. Leur travail était très exigeant et souvent pénible, mais ces conditions de travail pouvait aussi faire des équipes où il faisait bon vivre.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Le monde des "bouchons gras" est fortement identifié à son lieu de travail. Peu était les membres des autres spécialités qui allaient les voir dans leur antre. C'était dommage car celui-ci était assez fascinant, de plus l'ambiance n'y était pas à la morosité.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


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Sur le Picard, le réveillon de nöel au carré des officiers mariniers, bon vin et bonne chère.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Toujours lors du réveillon de nöel et au même endroit. Commentaire de Jean-françois, les initiés comprendront : "le tiers de service était invité au carré OM, et la chaudaux devait être en panne vu la tenue du patron, mais il y en avait un qui n'a pas froid".(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Nous allons maintenant descendre dans les entrailles du monstre, sur cette photo, on procèderait à une explication de ramonage.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Devant une chaudière, la numéro 3, le copain surnommé "marin pêcheur" simule le poste de facadier.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Toujours à la machine, les deux copains.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Sous un angle original, mais une question vient immédiatement à l'esprit, comment diable s'y retrouvaient-ils ? Je pense au jeune mécanicien qui débarque frais émoulu de l'école des mécaniciens de Saint Mandrier et qui descend à la machine ou à la chaufferie pour la première fois, il devait avoir un peu le vertige quand même.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Comme le dit Jean-françois dans son commentaire, "Et pendant que Monsieur prend la pose le pinceau durcit!".(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Bon ! ça c'est la "mule". pas le collègue, la pompe. (commentaire de Jean-François). il va falloir que je me renseigne auprès des connaisseurs pour savoir quel était son rôle, la pompe pas le collègue. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


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Voici Gilles RAPITEAU, un collègue de Jean-François qui exerce l'honorable fonction de façadier sur la chaudière tribord. En d'autres termes, c'est lui qui gère les bruleurs sur ordre du chef de feux qui commande l'arrivée de mazout et le débit d'air. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Une autre vue de la façade de la chaudière tribord avec ses quatre brûleurs. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Vue un peu plus détaillée d'un des bruleurs. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)

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Voici les deux transmetteurs d'ordres, en gris foncé. Un pour la ligne d'arbre babord un autre pour la ligne tribord. A la passerelle, il y avait les mêmes appareils, on y affichait les tours d'hélices en unités, dizaines et centaines, ces chiffres s'affichaient en même temps sur les appareils de la photo et au moyen du tableau de manoeuvre on procédait au réglage des tours d'hélices pour moduler la vitesse du bateau. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Quand l'information était reçue au niveau des transmetteurs d'ordres, l'ordre était ensuite passé au panneau de manoeuvre comme sur la photo, le grand volant servait alors à régler la pression de la vapeur qui était envoyée dans les turbines. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Vue d'une turbine. La force de la vapeur est transformée en mouvement via une série de turbines. D'abord une turbine à haute pression, puis une turbine à moyenne pression pour finir dans une turbine à basse pression. Sur les escorteurs rapides, la turbine à haute pression utilisée pour la marche arrière était intégrée dans la turbine à basse pression.(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Vue de l'accouplement d'un arbre d'hélice avec à gauche, le réducteur, qui est un ensemble d'engrenages et de pignons qui réduisent la vitesse de rotation très importante des turbines qui pouvait avoisiner les 5000 tours/minute à un maximum de plus ou moins 350 tours minute pour l'hélice. Il permettait également d'inverser le sens de rotation de l'arbre afin de faire marche arrière. L'arrière du bateau est vers la droite de la photo. Au milieu de la photo, l'anneau du frein. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


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A la sortie du réducteur, voici le tunnel de l'arbre d'hélice tribord. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Je vous livre les commentaires de Jean-François tels quels : "Des manomètres en pagaille et la pompe de transfert de flotte qui servait des fois pour remplacer la "Mule" pour le traitement des chaudières, mais fortement déconseillé, car pour une histoire de pression, le CPC, composé pour chaudière peut être refoulé dans les caisses à eau et alors là il peu y avoir la file aux toilettes....et la consommation de papier triple". (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)

D'après les amis mécaniciens, excusez je ne suis qu'un modeste fourrier, voici la batterie d'éjectair, qui servait à faire le vide dans le condenseur. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Voici maintenant la TPC ou turbo pompe de circulation qui servait à la réfrigération du condenseur. Elle répondait au doux nom de Thérèse. Au fond un groupe électrogène. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Maintenant voici Michelle, c'est écrit sur le carter. C'est la fameuse mule ou PAA ou pompe alimentaire alternative. C'est le seul auxiliaire fonctionnant avec une machinerie alternative, cette pompe servait pour les mouvements d'eau distillée et pour alimenter les chaudières au cas ou toutes les turbo pompes alimentaires seraient hors service. (merci à Jean-Marc POMIE pour les explications techniques). (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Les deux portes des vases clos avec les brûleurs au poste de repos. Place du chef de feux qui a tous les manomètres sous les yeux...encore une simulation, les connaisseurs remarqueront que les chaudières sont éteintes, le "timbre" est a zero... (commentaires de Jean-François Michels). D'autres photos de Jean-François suivront, mais je tenais dès aujourd'hui (24/08/2008) à rendre hommage à sa mémoire. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


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Nous poursuivons la visite des machines du Picard. Voici la chaudière vue du parquet supérieur. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)


Voici le panneau électrique principal. La production d'énergie électrique est une question de survie sur un bateau. Je vous laisse imaginer un bateau privé de cette ressource en pleine tempête. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)



Un groupe électrogène, il donnait l'énergie électrique si utile au bord. J'ai toujours été ému par ce genre de photo car je pense que ceux qui travaillent et bichonnent ces machines leurs donnent le meilleur d'eux même et les photographient un peu comme des copains de poste tellement ils en étaient fiers. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)



A ce stade des explications, il me semble pour les néophytes, dont je suis bien-sûr, qu'il est utile de vous soumettre des schémas qui regroupent les différents éléments qui occupent les tranches machines. Daniel Bonnerue ,grand pédagogue, nous propose régulièrement sur le Forum des anciens cols bleus, des explications limpides sur ces machines compliquées, je ne saurais assez vous conseiller d'y faire un tour, même des anciens fourriers comme moi finissent par comprendre ces machines un peu ésotériques, merci Daniel.  (Schéma Daniel Bonnerue - 2008)


Pour suivre, et toujours de Daniel Bonnerue, une explication graphique de ce qui se passe quand la vapeur arrive dans les turbines, un dessin vaut toujours mieux que 1000 discours.  (Schéma Daniel Bonnerue - 2008)


Un autre élément de la machine particulièrement important, le bouilleur, qui permettait d'alimenter le bord en eau douce. Les jours où celui-ci donnait des signes de faiblesse nous faisaient encore mieux apprécier les jours où il tournait bien. Avec le schéma de Daniel, on comprend tout.  (Schéma Daniel Bonnerue - 2009)



Un schéma plus détaillé du bouilleur, ici celui d'un escorteur d'escadre, le Maillé Brezé, mais le principe est le même. C'est un peu plus pour les connaisseurs, mais si vous voulez plus d'informations allez sur les explications du bouilleur.  (Schéma Daniel Bonnerue - 2009)




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Dans cette partie des photos diverses d'auteurs et de dates divers, je sais c'est vague.




Nous sommes à Toulon en 1964, plage avant du Picard, au premier plan, jacques LEBLOND qui a envoyé cette photo au site consacré au GUSTAVE ZEDE que l'on aperçoit on second plan. Si il veut bien prendre contact j'en serais ravi. merci (photo Jacques LEBLOND - 1964)




A quai le Picard, nous sommes à Sidi Abdallah en Tunisie en 1958. Cette photo comme la précédente a été trouvée sur le site du GUSTAVE ZEDE. Elle est prise de dessus la passerelle du "Tatave". Si on aggrandi la photo on peut voir que c'est le Picard, si ! si ! (photo site du Gustave Zede. 1958).




1977. Le Picard se bat avec la longue houle de l'atlantique. Au fond, un escorteur d'escadre. (photo Christian Thenaisie1977)


Une photo d'un petit format, mais elle nous permet de nous souvenir des belles ligne du premier des "Pen Duick" qui passe sur l'arrière du Picard. (photo Norbert Bourhis - 197??)



1980. Le 21 décembre 1980, le pavillon du Picard était rentré pour la dernière fois. La fin d'un bateau n'est jamais chose réjouissante, sa coque n'existe plus, mais tant que l'on en parle, un bateau n'est pas tout à fait mort, alors je pense qu'il est de notre devoir de  continuer à entretenir la mémoire de nos anciens navires. (photo "Cols Bleus" - 1980)



Date inconnue, mais les petites moustaches fines fleurent bon le début des années 1960. Les hamacs sont encore à poste, autre indication de l'époque. Photo de groupe sans doute à la fin du repas et sous des latitudes très clémentes. (photo site "www.alabordache.com" - 19??)


1976. Le passage de la ligne à bord du Picard. Ne vous fiez pas à la mine déconfite du néophyte, la bonne humeur était le plus souvent de rigueur. (photo site "www.alabordache.com" - 1976)



1976. Une autre vue du même évènement mais par un autre reporter. Ces deux photos ont été trouvées sur www.alabordache.com sans mention du propriétaire, si ils se reconnaissent qu'ils prennent contact, merci. (photo site "www.alabordache.com" - 1976)




Pour finir cette série "diverses", une photo du Picard lors de sa croisière noire en 1972, cette photo fait partie de la série ci-dessous envoyée par Hervé LASVIGNES, elle est belle, non ? (Photo Hervé LASVIGNES - 1972)

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D'autres documents du Picard, dans la série des "divers en lieux et dates" (mise en ligne : 03/12/2011 et 25/08/2013)



Le Picard vu par les éditions "La Cigogne", la date et le lieu pour l'instant inconnus. Le bateau n'est pas encore équipé du radar DRBV-22, donc la photo date d'avant 1960 (Photo "La Cigogne" - 195?)



Prise de commandement du capitaine de corvette Nicolas le 10 février 1978. Le capitaine de corvette Nicolas sera le dernier commandant du Picard. (Photo "Cols Bleus" - 1978)



Une "autorisation permanente de découcher". Ce formulaire à lui seul en dit beaucoup sur les moeurs de l'époque. Remarquez quand même que ce formulaire est daté du 4 septembre 1960 et que le matricule de Philippe porte l'année "62", de l'art de recycler les vieux papiers. (Photo Philippe RICHARD - 1962-1963 (?))




Un poste d'équipage à la fin du repas. Date, auteur et endroit inconnu. Les tenues laissent à penser à des régions chaudes. Nous devons être dans un poste avant vu l'inclinaison des parois du bateau. Les hamacs sont encore en activité. (Photo www.alabordache.com - 196(?))



Cette photo est indiquée comme représentant le Picard, je fais confiance à celui qui l'a postée. Au premier plan un autre E52 dont j'ignore le nom. (Photo www.alabordache.com - 196(?))



Une autre photo trouvée elle aussi sur www.alabordache.com. Elle est beaucoup plus récente. On y voit le Picard en train de préparer un ravitaillement avec sans doute un autre escorteur rapide. (Photo www.alabordache.com - 197(?))

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Suite de photos diverses (25/08/2013)



Décembre 1976, Michel RION fait son service national et embarque sur le Picard à Brest. Le voici plage arrière à droite avec bachis et caban, à gauche de la photo, Sykorsky un copain de l'époque. (Photo Michel RION - 1976)



1977. Cette photo est classique, vue sur le sillage du Picard. Elle a été prise au large de Brest. Le Picard faisait parti du groupe de bateaux qui accompagnaient l'escorteur d'escadre Jauréguiberry pour le tournage du film "Le Crabe Tambour" de Pierre Schoendoerffer, si vous ne devez regarder qu'un film sur les marins militaires, il s'agit de celui-là. Un grand merci à Micher Rion pour ces souvenirs. (Photo Michel RION - 1977)



1960. Noël à bord. Ceux qui ne peuvent partir en permission trouvent quand même le temps de fêter noël comme il se doit. (Photo www.alabordache.com - 1960)



1960. Toujours la fête de noël 1960 dans un poste d'équipage. Les pavillons servent à la décoration du poste. C'était il y à 53 ans, que sont-ils devenus ? (Photo www.alabordache.com - 1960)



1961. L'équipe de rugby du Picard. Les membres de l'équipe ont l'air plus confiants que l'entraîneur. Nous devons sans doute être à Toulon. (Photo www.alabordache.com - 1961)


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En 1972, Le Picard effectue avec le Provencal une croisière "noire" qui le fait aller dans l'océan indien en doublant le cap de Bonne Espérance, Hervé LASVIGNE qui a fait son service militaire sur le Provencal, nous en envoi quelques souvenirs. Merci Hervé.



Le Picard se présente sur l'arrière du Provencal, d'où la photo est prise, pour un exercice de prise de remorque. On peut voir à l'applomb du mât de beaupré la remorque encore en grande partie immergée. (Photo Hervé LASVIGNES - 1972)


J'ai déjà mis en ligne cette photo dans "les souvenirs du Provencal", mais je trouve qu'elle va aussi bien dans ceux du Picard. On voit l'équipe de manoeuvre du "Pro" et le Picard qui se présente. (Photo Hervé LASVIGNES - 1972)



Encore une très belle photo de Hervé, où l'on voit le début du remorquage. La remorque passée dans le chaumard va bientôt se tendre et la manoeuvre commence. On peut aperçevoir sur la drisse à tribord du Picard, le signal de remorquage matérialisé par deux cônes noirs reliés par la base, le Provencal ayant lui aussi sans doute deux cônes identiques sur son avant indiquant qu'il est le remorqueur. (Photo Hervé LASVIGNES - 1972)




Le remorquage du Picard est en cours. Cette photo doit être prise de l'arrière de la passerelle du Provencal, au niveau des caissons à pavillons. Elle nous permet d'avoir en détail le télépointeur de 57 mm du Provencal. (Photo Hervé LASVIGNES - 1972)




Les deux dernières photos n'ont qu'un lien assez lointain avec Le Picard, mais je tiens a les mettre dans cette rubrique pour rendre hommage au talent de photographe de Hervé et pour encore une fois montrer à quel point les escales étaient l'occasion de découvertes. Nous sommes ici au Cap, en Afrique du Sud. Que le regard de cette vendeuse noire, en parallèle avec la photo suivante, soit un heureux présage pour ce très beau pays et pour l'afrique toute entière. (Photo Hervé LASVIGNES - 1972)




Comme la photo précédente, voici une scène de rue au Cap en Afrique du sud. Quoi de plus symbolique que cette photo pour nous rappeler ce que pouvaient être nos escales lointaines. Encore merci à Hervé Lasvignes pour ces très beaux documents et pour la sensibilité de son oeil de photographe. (Photo Hervé LASVIGNES - 1972)

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Exercices entre le Picard, l'escorteur d'escadre Du Chayla et ... Le Corse


Nous sommes le 4 juillet 1973, La mer est calme et le temps ensoleillé, bref tout se présente comme une belle journée de mer ...


Le Du Chayla se présente sur l'arrière babord du Picard, sans doute pour un exercice de transfert de personnel ou de courrier. Le pavillon "Roméo", rouge à croix jaune signale la manoeuvre. Cette photo a été prise à partir de l'escorteur rapide Le Corse. (photo Bernard Wirth - 1973)

Photo suivante, les mêmes protagonistes quelques secondes plus tard. En plus du pavillon "Roméo", le Picard a envoyé sur une des drisses de communications le pavillon "GOLF", fond jaune barré verticalement de bleu. Ce pavillon "Golf" indique que le Picard est "guide de la formation" et que les autres bâtiments doivent se positionner par rapport à lui. La désignation du guide est faite suivant les circonstances. Dans le cas comme ici d'un exercice de passage de courrier ou de personnel, c'est le "ravitailleur" qui est désigné comme guide, les autres doivent se positionner en distance et gisement par rapport à lui. (photo Bernard Wirth - 1973).


L'exercice entre le Du Chayla et le Picard se termine, on aperçoit l'escorteur d'escadre qui s'éloigne au milieu de la photo, l'officier-marinier devant les tubes lance-torpilles regarde le Corse d'où la photo est prise, sans se douter que moins d'une heure plus tard, la ligne du Corse va être singulièrement retouchée. En effet, après cette manoeuvre, le Du Chayla va faire un exercice identique avec le Corse, mais celui-ci va beaucoup moins bien se dérouler et se terminer par un abordage entre les deux bateaux. Pour plus d'informations sur le sujet consultez les Souvenirs du Corse. ( Photo Bernard Wirth - 1973)


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