SOUVENIRS DU PROVENÇAL

- Le Provençal, par Louis Cariou en 1968-69 (2ème série)

- Le Provençal, par Louis Cariou en 1968-69 (1ere série)

- Le Provençal, Photos de Marc ROBY en 1975

-Le ProvençalProvençal, diverses photos par Bernard DAMBLON 1966

- Le Provençal, diverses photos par Hervé LASVIGNES - 1972

- Le Provençal en manoeuvre et en escales par Bernard CATHERINE - 1963-1964

- Le Provençal durant la croisière MOUSSON vu par Bernard CATHERINE - 1963

- Le Provençal en escale vu par Hervé LASVIGNES - 1972

- Le Provençal en exercice vu par Hervé LASVIGNES - 1972

- Le Provençal vu par Jean-Pierre LEBBE - 1971

- Armement du Provençal et un certain mois de Février 1960

- Trois jours en mer

- Exercices avec le Gustave Zédé

- Equipage et divers




Entre juin 1968 et août 1969, Louis Cariou a été affecté comme élèctro-mécanicien sur le Provençal, il nous transmet des photos que je vais publier en 2 fois, en voici la première série, merci à Louis pour ces documents, alors "embarquement immédiat".



Pour commencer voici Louis lors d'un de ses quarts à la machine. Ne me demandez pas à quoi servent toutes ces manettes et autres cadrans, je n'étais qu'un modeste fourrier, mais si des anciens peuvent nous éclairer, ce serait parfait. (photo Louis CARIOU -1968-1969.



Eté 1969. Sortie des familles. Essais de vitesse, le sillage laissé par le Provençal. Ces sorties étaient l'occasion de montrer aux notres un peu de notre vie à bord, ce dont bien souvent ils ne se doutaient que de très loin. (photo Louis CARIOU -1968-1969).












Eté 1968. Le Provençal est accosté au quai Noël à Toulon, au niveau de la Direction du port. Par la suite les quais habituels des "rapides" seront aux appontements Milhaud. Les toiles sont à poste, les étés peuvent être torrides en Provence. (photo Louis CARIOU -1968-1969).















Ravitaillement à la mer. Le pétrolier m'a posé un problème, son matricule "A76", le désignait comme ne faisant pas partie de la Royale. En cherchant dans le "Flotte de combat 1974", j'ai trouvé la solution de l'énigme. Il s'agit du pétrolier ravitailleur britannique TIDEPOOL, 2ème de la série des "TIDE", lancé en décembre 1962, il jaugeait 25 000 tonnes en pleine charge, mesurait 177 m sur 21m, avait une vitesse de 17 noeuds et était armé par 115 hommes. (photo Louis CARIOU -1968-1969).



L'armement le plus fiable des escorteur rapides contre les sous-marins restait la torpille. Voici un tir de torpille à partir d'un des tubes babord. Les torpilles d'exercice étaient équipées d'appareillage électronique qui permettait de les repérer après le tir et de pouvoir les repêcher ensuite, le coût de ses engins le justifiait largement. (photo Louis CARIOU -1968-1969).



Le 24 juillet 1969, le pétrolier SILJA en provenance de Gênes et à destination du golfe Persique était abordé par le cargo français "Ville-de-Majunga" ce qui provoquait une violente explosion et entraînait la disparition du pétrolier en 10 minutes. Son épave repose à 2500 m de profondeur à 20 miles au large de Toulon. Le Provençal a participé aux secours et nous voyons sur cette photos 3 rescapés qui semblent choqués par ce qu'ils ont véçu, ils sont pris en charge par l'équipage et réconfortés, la solidarité des gens de mer n'est pas un vain mot. (photo Louis CARIOU -1968-1969).


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Le Provençal à Toulon en câle sèche sans doute dans les formes Missiessy. Petite remarque en passant, à regarder cette photo, la plage arrière me semble tellement petite, alors que tout l'équipage y tenait lors des appels, effet de perspective ou mes souvenirs me trompent-ils ? (photo Louis CARIOU - 1968/1969).



Autre vue du Provençal au bassin. Ici je ne suis plus exactement sûr que ce soit à Missiessy, à vos souvenirs. (photo Louis CARIOU - 1968/1969).




Le soleil joue avec les cannons de 57mm de l'affût arrière. Si l'on considère que la côte provencale est à babord, ce doit être un lever de soleil. (photo Louis CARIOU - 1968/1969).



D'accord ce n'est pas un escorteur rapide. Mais il faut reconnaître que le COLBERT, ici dans sa version anti-aérienne cannons, a une certaine classe. Ce bateau est visitable à Bordeaux, encore pour un certain temps !!! (photo Louis CARIOU - 1968/1969).



Les exercices de ravitaillement entre rapides pouvaient être impressionnants, mais avec un bateau de la taille du Colbert, c'était une autre dimension. Le Provençal se range sur le babord du Colbert, par l'arrière. On a ici une bonne vue sur l'artillerie anti-aérienne du croiseur. (photo Louis CARIOU - 1968/1969).



Un des travaux des escorteurs rapides était de faire la "rescue" des porte-avions. Cette mission consistait à se positionner sur l'arrière du porte-avions et à porter secours à tout pilote qui tomberait à l'eau. Surtout la nuit, quand les avions passaient au-dessus du bateau pour apponter, le spectacle était très impressionnant. Voici la fin des envois de Louis Cariou, merci à lui pour ces photos. (photo Louis CARIOU - 1968/1969).



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Je viens de recevoir de Marc ROBY quelques photos d'une sortie en mer à bord du Provençal le 26/02/1975. Marc actuellement Enseigne de vaisseau de réserve a fait une période de réserve sur le "Latouche-Trèville" et en a écrit un article paru dans la revue du CIRAM PARIS, consultable sur http://www.ciramparis.org , voir "bulletins", puis "bulletins du 2ème trimestre, l'article se trouve en page 19 et 20, ça vous rappellera sans doute quelques souvenirs.




Petite devinette, que font ces mouettes ? depuis 1975 la protection de la planète à fait des progrès, mais à l'époque, on passait parfois par dessus bord ce qui encombrait, ici les reliefs du repas sont balançés à la mer, à la grande joie des oiseaux de mer, une forme élémentaire de recyclage non ?. (photo Marc ROBY - février 1975).



Le 26 février 1975, sortie à la mer du cours de quartier-maître ELARM sur le Provençal à Toulon. Marc se trouve à gauche avec le bonnet de mer. Il était le "pistard" du cours. Si des anciens se reconnaissent, ils peuvent faire signe, je transmettrai. (photo Marc ROBY - février 1975).



Suite de la sortie. Les passagers prennent le soleil sur le roof machine près du télépointeur de 57 mm. L'ambiance est décontractée. (photo Marc ROBY - février 1975).


Voici la photo qui explique la première avec les mouettes. La corvée de nettoyage cuisine "recycle" par dessus bord les restes du repas de midi. La poubelle semble faite dans un vieux bidon d'huile ou autre, "rien ne se perd, rien ne se crèe, tout se transforme". (photo Marc ROBY - février 1975).


Et pour finir, la photo de "famille". Toujours roof central, au pied du mât arrière. On voit sur la droite les radeaux de "survie". C'était mieux que rien, mais j'ai quand même toujours eu un doute sur leur réelle efficacité, c'est vrai qu'un bateau c'est fait pour flotter, non ? Merci à Marc pour ces souvenirs. (photo Marc ROBY - février 1975).

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J'ai reçu, et je l'en remercie encore de Bernard DAMBLON une série de photos du Provençal en 1966. Bernard était à l'époque Quartier maître torpilleur. Il était sur le Bourguignon d'avril 1963 à Décembre 1965 et sur le Provençal de décembre 1965 à janvier 1967, c'est dire si il connait les rapides !



D'ailleurs le voici, pris sur le vif, en train de "préparer" son cours de brevet supérieur, en réalité je n'en sais rien, mais si on n'a plus le droit de prendre quelque privautés avec la réalité !!! Plus sérieusement, nous sommes en 1966, le Provençal est un bateau encore assez neuf, l'arrière-plan le confirme. (photo Bernard DAMBLON - 1966).



Vue vers l'arrière à tribord au-dessus des caissons à pavillons. Le canon de 20 mm tribord ne semble pas à poste. Toujours est-il que le temps est beau et la mer belle. (photo Bernard DAMBLON - 1966).



Le Provencal fait escale à Cadix. La ville se trouve à 30 km à l'intérieur des terres, sur le fleuve Guadalquivir. Il faut donc remonter le fleuve, ce que fait le Provençal, nous le voyons passer sous un des ponts de Cadix. Pour ses admiratrices, je signale que Bernard est le 3ème en partant de la droite. (photo Bernard DAMBLON - 1966).


Toujours en 1966, Le Provençal est à Lorient et vient de sortir d'un carénage. Nous sommes plage avant, cette photo permet de détailler les divers accessoires indispensables au factionnaire de coupée. Avec à droite la guérite en toile, Le téléphone "portatif" et juste derrière le factionnaire, le renard qui permet de savoir quels sont les officiers présents ou absents du bord. (photo Bernard DAMBLON - 1966).


Toujours à Lorient en 1966. Le Provençal vu vers l'arrière babord. Sur son arrière, sont ammarés à couple deux avisos-escorteurs. Ces bateaux de la taille des escorteurs rapides, étaient plus précisément conçus pour servir outre-mer, c'étaient de très beaux bateaux dont les affectations étaient synonymes d'îles lointaines et de magnifiques voyages. (photo Bernard DAMBLON - 1966).



Pour finir les envois de Bernard DAMBLON, voici une vue qui j'espère fera plaisir aux spécialistes, j'ai nommé les détecteurs anti-sous-marins. Les autres peuvent regarder aussi, mais ne pas en parler, car nous sommes dans le PC DASM du Provençal, le "sanctuaire" dans un escorteur rapide. Comment ? la guerre froide est terminée ! On ne me dit jamais rien à moi ...Bon, alors pour finir un grand merci pour ces photos.  (photo Bernard DAMBLON - 1966).


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De mai 1963 à mai 1964, Bernard CATHERINE a fait son service militaire à bord du Provençal, comme matelot DSM, sous les ordres du Lieutenant de vaisseau Béraud. Son année à bord a été fertile en voyages puisqu'il a été dans l'océan indien pour une mission MOUSSON pendant 2 mois et qu'il a écumé la méditerranée entre Toulon et Bizerte. Dans cette rubrique, il nous transmet des photos de la mission MOUSSON en 1963. Un grand merci à lui de nous faire vivre ou revivre ces voyages.




Le Provençal, que nous voyons à l'ancre, vient de passer le canal de Suez et mouille dans la rade de Djibouti. J'aime l'humour, peut-être involontaire, de cette photo, les deux autochtones qui, sous le panneau "ATTENTION PLAN INCLINE GLISSANT", semblent attendre un gag avec l'officier marinier qui va s'engager dans la cale. Sans doute n'est-ce que le fruit de mon imagination ou de mon "mauvais esprit". Après plus grand informé, l'officier-marinier à droite est le second-maître torpilleur José VASSEUR. D'autres avis situent cette scène à Nossi-Bé. (photo Bernard CATHERINE - 1963).




Toujours à Djibouti, mais plus précisement à OBOK, qui est un petit port au Nord de la ville de Djibouti. Il me semble me souvenir qu'Obok a été la première capitale du territoire et que Henri de Monfreid, célèbre aventurier de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème en avait fait son quartier général. On voit sur cette photo Bernard (à droite en blanc) et un copain poser avec deux légionnaires du poste d'Obok. (photo Bernard CATHERINE - 1963).



Photo de "vacances" à Djaoudzi (Nosy Comba), dans l'archipel des Comores. Une vieille chanson de marin nous dis "Quelle est dure la vie de matelot !", je vous laisse juge, parfois il y a des côtés assez positifs, mer bleue et cocotiers avec le bâchi en plus. A gauche le matelot plongeur Chenevé, au centre Jean-louis Chambon à doite ??. Plus sérieusement, on peut aperçevoir en haut et à gauche une embarcation avec la voilure typique de l'océan indien. (photo Bernard CATHERINE - 1963).


Regardez une carte, vous remarquerez que l'équateur passe dans la région, donc, voici la traditionnelle cérémonie du passage de la ligne. Les néophytes sont en train de trembler (si ! si !), voici l'appel et le rassemblement des "malheureux" devant la cour de Neptune que nous aperçevons au second plan. A l'extrême gauche le commandant en second (LV Régent (?)), juste à côté, barbouillé de noir, un "sauvage" qui est l'officier ASM le LV Béraud, tout à fait à droite le commandant du Provençal le CC Lacoste et l'EV Perrier, officier de navigation. (photo Bernard CATHERINE - 1963).


Dans ses souvenirs Bernard intitule cette photo "douche", je serais tenté de la mettre avec la précédente et de l'expliquer par la "purification" des néophytes plage avant du Provençal, avant que ceux-ci ne passent devant le "terrible" tribunal de Neptune qui va statuer sur leur sort. (photo Bernard CATHERINE - 1963).


Pour finir cette série sur la mission MOUSSON de 1963, voici dans la mer Rouge, la ligne de file des bateaux de la croisière, photo prise à tribord de la passerelle. A titre d'information, le Provençal était avec le porte-avions FOCH, le croiseur DE GRASSE et quatre escorteurs d'escadre. Suite au prochain numéro et merci à Bernard pour celui-ci. (photo Bernard CATHERINE - 1963).

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Pour suivre, toujours de Bernard CATHERINE, des clichés divers d'escales et de la vie à bord dans les années 1963-1964.



Nous sommes à Toulon, plus précisement au quai Noël sur l'îlot Castigneau, à l'époque les escorteurs étaient accostés ici avant de partir plus tard aux appontements Milhau. La pluie arrose la flotte, ça ne dure jamais très longtemps à Toulon, heureusement car la ville aime autant la pluie qu'un vieux matou. Hiver 1964 (photo Bernard CATHERINE - 1964).


Hiver 1964, retour au port à Toulon. On voit Bernard Catherine à son poste de manoeuvre avec une palette de signalisation. L'arrière du Provençal semble être amarré au coffre que l'on aperçoit à gauche. Derrière Bernard, on peut aperçevoir un flotteur qui était une arme anti-torpille accoustique et qui, au moyen de barres métalliques qui claquaient dans l'eau servait de bruiteur pour leurrer les torpilles. (photo Bernard CATHERINE - 1964).


En mer au large de Toulon en 1963. Profitant d'un moment de détente, les deux "top models" vérifient leur bronzages respectifs. Comme indiqué plus haut, à l'arrière plan un des flotteur anti-torpille qui, remorqués à l'arrière du bateau faisaient office de bruiteur. Cette technique sera remplacée par des bruiteurs électriques du type "TMK 6" Fanfare  suivis plus tard par des "Nixie". (photo Bernard CATHERINE - 1963).


Hivers 1963, paserelle couverte du Provençal. Derrière le personnage central (inconnu) on peut aperçevoir à gauche le LV Béraud (officier ASM) et le LV Régent, le commandant en second (encore à confirmer pour ce dernier). A droite, l'appareillage blanc protège le répétiteur radar de la passerelle, il me semble me souvenir qu'en 75-76, le fonctionnement de cet appareil était régit par des règles que l'électronique actuelle aurait du mal à accepter. En effet, un jour où les services qu'il rendait étaient pour le moins alléatoires, la venue d'un quartier-maître detecteur lui assénant une grande giffle lui à fait retrouver tous ses "esprits". (photo Bernard CATHERINE - 1963).


Ligne de file avec un autre escorteur rapide. Cette photo a été prise depuis la passerelle à tribord et au travers d'une des vitres. (photo Bernard CATHERINE - 1963).


Corvée de rouille sur les chandeliers du bastingage. Nous voyons ici Marc Tourte, matelot ASM et grand ami de Bernard. Marc, une fois rendu à la vie civile à continué son travail de journaliste et à trouvé la mort en Iran en août 1965 au cours d'un reportage en compagnie de son photographe Louis Loirat, il a été assassiné par des pillards. Bernard tenait à rendre hommage à son ami, je m'y associe sans bien-sûr l'avoir connu mais en sachant combien étaient fortes les amitiés à bord. (photo Bernard CATHERINE - 1963).


Les pôtes sur les rochers de la Maddalena au nord de la Sardaigne en février 1964. De gauche à droite André Blas, Marc Tourte et Bernard Catherine. Quelques années plus tard le Vendéen va se mettre en fâcheuse posture sur ces mêmes rochers suite à un problème technique (voir Le Vendéen). (photo Bernard CATHERINE - 1964).


Dans la série "Les gaités de l'escadron", à gauche Marc Tourte et à droite Jean-Louis Chambon. Toujours à la Maddalena au cours de l'hiver 1964. (photo Bernard CATHERINE - 1964).


Bernard se souvient que ce matelot était surnommé Hercule, il pense que son nom était Andrejewski. Nous sommes dans un poste d'équipage typique de ces années, avec ces caissons métalliques qui pouvaient engouffrer un nombre incalculable de choses, pas toujours dans un ordre règlementaire. (photo Bernard CATHERINE - 1964).

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En 1972, Hervé LASVIGNES faisait son service militaire à bord du Provençal. Il était maître d'hôtel du commandant, le capitaine de corvette BERGOT. A cette époque le Provençal et Le Picard ont fait une croisière dans l'océan indien. Il en a rammené de bons souvenirs et pas mal de photos pour notre plus grand plaisir maintenant. Je vous propose de les regarder ensemble, en commençant par des exercices en mer. Merci à Hervé pour ces très beaux documents, remontons le temps !




Sur cette photo, nous voyons le Picard à l'arrière du Provençal. Les deux équipages se préparent à un exercice de remorquage. Sur la plage arrière, l'équipe de manoeuvre est prête, la filière arrière tribord semble enlevée, nous sommes dans l'océan indien il fait calme et beau, parfois la vie de marin est faite des ces moments là, il faut en profiter car la nature peut vite reprendre ses droits. (photo Hervé LASVIGNES - 1972).


L'exercice commence, le Picard se présente sur l'arrière du Provençal. Photo de groupe de l'équipe de manoeuvre du Provençal. Elle ne semble pas trop stressée par l'exercice. Les marins portent un gilet de sauvetage plus léger qui facilite les mouvements. Je trouve cette photo superbe, tant d'un point de vue photographique que humain. La magie du noir et blanc (sans jeu de mots facile !) est ici frappante. Je me souviens aussi du brassage de population qu'entraînait le service militaire, les jeunes appellés faisaient partie à part entière des équipages, au même titre que les vieux "loups de mer", c'était une expérience incomparable. Autres temps, autres moeurs ! (photo Hervé LASVIGNES - 1972).



Autre scène de genre. Mêmes remarques que la précédente. Où l'on remarque qu'une photo n'est pas uniquement le témoin d'un évènement, mais aussi l'esprit de celui qui presse sur le déclencheur.  (photo Hervé LASVIGNES - 1972).


Le zodiac du bord, beaucoup plus pratique et rapide à mettre en oeuvre que la baleinière. La mer est calme, heureusement , sinon la descente le long du bord aurait été un peu ardue. Je me souviens aussi de l'utilisation du tangon qui rendait les embarquements et débarquements un peu compliqués. (photo Hervé LASVIGNES - 1972).


Passerelle supérieure du Provençal. L'enseigne de vaisseau de 1ère classe communique avec la passerelle couverte juste en dessous. La passerelle est protégée par une toile de tente des assauts de soleil. Remarquez au second plan l'officier en tenue blanche d'été, très sayante sous ces latitudes. (photo Hervé LASVIGNES - 1972).


Suite de la vue précédente. Nous avons une bonne vue des différents appareils de la passerelle, micros, téléphones, répétiteurs divers (cap, angle de barre  etc ...)  (photo Hervé LASVIGNES - 1972).




Photo d'ambiance. La mer peut être menaçante, mais elle est toujours belle et imposante quel que soit le temps. Quel marin n'a un jour éprouvé ce sentiment de respect mêlé de crainte devant tant de grandeur ? (photo Hervé LASVIGNES - 1972). A suivre !

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Le capitaine de corvette BERGOT, commandant du Provençal, accompagné de Madame, se rendent à une reception comme il y en a beaucoup lors des escales. Hervé ne se souvient plus où exactement, L'île Maurice, la Réunion ou Diégo-suarez, à vos mémoires. (photo Hervé LASVIGNES - 1972)


Ces deux marins du Provençal, pour le moment inconnus, ont lié connaissance avec un pêcheur de la région de Dakar au Sénégal. Cela nous permet de détailler ces embarcations de type monoxyle taillées dans un seul tronc d'arbre utilisées pour la pêche. Un des grands plaisirs de ces escales était précisement de découvrir d'autres gens et d'autres cultures.(photo Hervé LASVIGNES - 1972)



Une taverne quelque part dans l'océan indien, tout marin a connu ce genre d'endroit. On y boit, danse, s'amuse, en un mot on fait la fête. Et on garde pour toujours au coin de sa mémoire ce genre de souvenirs. (photo Hervé LASVIGNES - 1972)



Ici, cela semble beaucoup plus studieux et culturel. Ce chouf fourrier pose pour la postérité en train de détailler ce qui semble une table d'orientation, au vu du relief volcanique nous devons être à la réunion. (photo Hervé LASVIGNES - 1972)



Un marin du Provençal en goguette dans les rues du Cap en Afrique du sud. (photo Hervé LASVIGNES - 1972)



En excursion à l'intérieur de l'Île (Réunion ou Maurice ?). Au premier plan, un des cuisiniers du Provençal, personnage hautement important à bord, quand l'estomac va ..... (photo Hervé LASVIGNES - 1972)


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Il semble à Hervé que le personnage de gauche avec l'appareil photo était le médecin du bord du Provençal. Ce n'est pas sûr, si par hasard celui-ci se reconnaît ..... (photo Hervé LASVIGNES - 1972)


Au mouillage quelque part dans l'océan indien en 1972, cette photo a été prise au travers du hublot de l'office du commandant du Provençal. (photo Hervé LASVIGNES - 1972)


Un petit air de "Robinson Crusoé". Plage avant du Provençal sous le soleil de l'océan indien en 1972. (photo Hervé LASVIGNES - 1972)


Sur l'aileron babord, Hervé coiffé du téléphone portatif, on est bien loin de la technologie actuelle, mais pour l'avoir utilisé, je peux vous dire que ça marchait quand même. (photo Hervé LASVIGNES - 1972)



Pour terminer cette belle série sur le Provençal envoyée par Hervé Lasvignes, voici une vue de Toulon avec le traditionnel "transport de touristes", qui animait la rade, la très belle rade de Toulon, comme celle de Brest bien-sûr, je me dois de ménager toutes les susceptibilités. Encore un grand merci à Hervé pour tous ces documents. (photo Hervé LASVIGNES - 1972)


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En 1971, Jean-Pierre LEBBE était secrétaire du commandant du Provençal, poste sans doute pas toujours facile, mais dont il semble avoir gardé un très grand souvenir car il est resté en contact avec l'ancien capitaine de corvette BERGOT, la vie sur un bateau crée des liens indéfectibles, "marin un jour, marin toujours".



Combien de marins ne se sont pas faits photographier sur une tourelle, tube lance-torpilles ou mortier ASM, inconsciemment ces objets faisaient tellement partie de notre vie qu'ils devaient également être immortalisés. Voici un copain de Jean-Pierren Jacques CHAPUIS sur un des canons de 57 mm, on voit bien ici le tube de récupération des gaz qui rendait le chargement de la pièce automatique. (photo Jean-Pierre LEBBE - 1971).



Un autre "mise en valeur" de l'affût double de 57 mm. A l'arrière plan, on peut aperçevoir un autre E52b et l'arrière d'un pétrolier, l'Isère ou la Charente. (photo Jean-Pierre LEBBE - 1971).


Le capitaine de corvette BERGOT, commandant du Provençal en 1971, il pose sur l'aileron tribord, devant lui un compas de relèvement. (photo Jean-Pierre LEBBE - 1971).


Vue intérieure de la passerelle du Provençal. Elle est a comparer à celle, découverte, des E50 ou des premiers E52, un peu plus comfortable quand même. Le CC BERGOT est assis dans la chaise du commandant. L'ambiance semble détendue et au vu des tenues, la photo est prise en été. Le capitaine de corvette BERGOT à été commandant du Provençal de mars 1971 à août 1972. (photo Jean-Pierre LEBBE - 1971).



La dédicace du capitaine de corvette BERGOT à Jean-Pierre LEBBE qand ce dernier à quitté le Provençal en décembre 1971. Cette dédicace est écrite sur la photo prise lors de l'escale du Provençal à LEIXOES au Portugal. Ce genre de "souvenirs" est assez rare et n'en est que plus émouvant. Il dit assez bien le rapport entre la solitude du commandant et celui qui partage sa vie de tout les jours. Merci à Jean-pierre LEBE pour ces documents. (photo Jean-Pierre LEBBE - 1971).

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Armement du Provençal et un certain mois de février 1960


Peu après son armement, le contre-amiral Ploix passe en revue l'équipage du Provençal, "Cols Bleus" date cette photo de novembre 1958, d'autres avis tout aussi autorisés prefèrent dater ce cliché de novembre 1959, quand le Provençal a intégré la 3ème Flotille d'escorteurs rapides.  (photo parue dans le "Cols Bleus" n°1882 du 1er février 1986).



Nous sommes maintenant en 1960. Cette photo montre un amiral qui monte à bord pour une inspection générale. Le Provençal est à Mers-el-Kebir (avril 1960).

A cette époque les escorteurs rapides participaient aux opérations au large de l'Algérie, ils surveillaient le traffic naval afin de capturer les cargaisons d'armes destinées au FNL. Dans l'article de "Cols Bleus", le contre-amiral Sabbagh, qui a été le premier commandant du Provençal et l'a quitté en avril 1960, nous raconte quelques anecdotes qui se sont passées en février 1960, je lui laisse la parole :

"Le 12 février, nous lisons un avis aux navigateurs aériens : Eviter le survol de la zone des essais nucléaires de Reggane au Sahara. Il y avait une grande excitation sur les ondes. Si le tir avait lieu, comment allait se développer la zone de pollution et se déplacer le nuage de l'explosion ? Le bord était équipé pour vérifier ces éléments dans son secteur. Nous voilà aux postes de veille radiologique. Le 13, peu après 7 heures, l'amiral préfet maritime annonça en phonie la réussite du premier tir nucleaire français. Quelques heures plus tard il était évident que la radioactivité était nulle sur la côte. L'amiral nous donna l'ordre de faire escale à Melilla (enclave espagnole au nord du Maroc). Après l'appareillage, on reconnut un paquet de chalutiers espagnols occupés à des opérations "anormales" au large et par grand fonds. Mouillaient-ils , à la tombée de la nuit des conteneurs qui en dérivant vers la côte forceraient notre blocus ? En approchant des "suspects", on constata que ces chalutiers faisaient simplement leur métier. Ils pêchaient. Comment cela pouvait-il se faire pas grand fonds ? Tout simplement parce que nos cartes étaient incomplètes. Il y avait là un très grand banc poissoneux et bien connu - nous le sûmes plus tard - des Espagnols et des sous-mariniers allemands de la dernière guerre qui l'utilisèrent pour se dérober pendant les attaques sur le rail des convois d'Oran. Pendant deux jours, nous fîmes le relevé de ce banc. Nous le baptisâmes "BANC DES PROVENCAUX". Le Service Hydrographique de la marine retient cette appelation et la fit figurer sur les cartes".  
(photo et article parus dans le "Cols Bleus n°1882 du 1er février 1986).

 

Les électriciens d'armes du Provençal, réunis plage arrière pour la postérité. A Toulon en Avril 1960. On aperçoit à gauche une partie de porte-avions.  (photo parue dans le "Cols Bleus n°1882 du 1er février 1986).



Voici l'auteur de l'article de 1986 lors de sa prise de commandement du Provençal le 1er Novembre 1958.Cette photo m'a été envoyée par un habitué, j'ai nommé Johann Migalski qui l'a trouvée dans un ancien "Cols bleus" sans doute de 1998 à en croire la légende. Nous somme devant le bloc passerelle sur le roof de l'affût de 57 avant.  (photo parue dans "Cols Bleus en 1998).

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Trois jours en mer

Je suis depuis quelques jours l'heureux propriétaire d'une collection d'anciens "Cols Bleus" des années 1970 et 1980. Je suis en train de les savourer et j'y trouve beaucoup de matière qui me fait revivre mes années "marine". En tout bien tout honneur, je commence par le Provençal, je sais c'est totalement arbitraire !!

Voici donc des documents tirés d'un article écrit par Jean-Louis ANDREANI et paru dans le "Cols Bleus" n° 1569 du 2 juin 1979. IL évoque une "sortie" pour exercices de 3 jours avec l'Alsacien et le Vendéen, comme nous en faisions très régulièrement.

  



 










Les escorteurs rapides en ligne de file, la photo est prise depuis le Provençal, suit ensuite l'Alsacien et le Vendéen qui ferme la marche. Jean-Louis ecrit dans son article "  ...Le Provençal a hissé le pavillon jaune et bleu du chef de file. On mesure au micromètre "Fleuriais", la distance qui nous sépare de l'Alsacien. Trop courte. L'Alsacien lui aussi s'en rend compte et entame une "baïonnette" pour se placer à bonne distance ..." (Photo "Cols Bleus - 1979)





















"Elle est partie" . Durant cet exercice, les escorteurs devaient protéger le pétrolier L'Isère d'attaques de sous-marins. A 9h le sonar a accroché une cible, en l'occurence le sous-marin de 400 tonnes l'AMAZONE. Le submersible se dérobe et le Provençal le perd. Quelques minutes plus tard, le contact sonar est rétabli, cette fois suffisament longtemps pour pouvoir armer le DUBA en attaque, ensuite calcul de distance, temps de parcours, puis "Alerte" suivi de "feu !", et l'annonce laconique "torpille partie.". L'article mentionne que l'Amazone n'a pas réussi à passer le barrage des escorteurs. Ca a l'air simple, je me souviens pourtant que pour quelques minutes d'excitation, il y avait des heures de veille et de fausses alertes qui se terminaient souvent par un match nul. J'avais beaucoup de respect pour les gars en dessous que nous "chassions". (Photo "Cols Bleus - 1979)













Voici une photo du PC ASM (anti sous-marins). Le centre nerveux du bateau pour la lutte contre les sous-marins. Quand la chasse est commencée, c'est d'ici que les ordres fusent, vers la passerelle et l'homme de barre en coordination avec le CO (central opérations) et la table tracante ASM. (Photo "Cols Bleus - 1979)












Après l'action, le réconfort. Voici une vue de la cafératia du Provençal. D'accord, c'était pas le restaurant du "Lutécia", mais c'était un très grand progrès par rapport à la "gamelle" d'avant et pendant la 2ème guerre. Néanmoins, les rapides étaient très effilés et légers, la mer un peu forte rendait le maniement du plateau repas assez hasardeux, mais avec l'habitude, on pouvait s'en sortir.(Photo "Cols Bleus - 1979)

















"Et maintenant, chers auditeurs ...." Voici dans toute sa splendeur le second-maître "sorcier", j'ai nommé l'infirmier-coopérateur-animateur de RADIO PROVENçAL. Dans le petit PC Trans, il animait le soir notre petite radio locale entre 18h et 20h, c'était bricolé, mais je vous assure que ça ne respirait pas la mélancolie. Si il se reconnait, j'aimerais bien qu'il prenne contact. (Photo "Cols Bleus - 1979)





















Pour finir, une photo d'une partie des membres du poste d'équipage N° 3. Si je me souviens bien c'était le poste de l'arrière, le plus confortable quand la mer était mauvaise. C'est le premier poste que j'ai occupé en embarquant à bord, avant d'avoir une banette dans le poste 1, mais à 20 ans on se fait à beaucoup de choses.  Malgré l'exiguïté des lieux, ces couchettes représentaient un réel îlot d'intimité une fois le rideau tiré. Je me souviens du respect de chacun pour ces moments de calme et les besoins de solitude. (Photo "Cols Bleus - 1979)
























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Un transfert de personnel à la mer avec le GUSTAVE ZEDE en février 1969

J'ai reçu d'un ancien du Gustave Zédé, Jean-Claude BLOT, une série de photos dont celles qui suivent, prises lors d'un transfert de personnel à la mer entre le Provençal et le Gustave Zédé, TATAVE pour les intimes. Je m'intéresse surtout aux rapides mais allez sur son site à http://gouyette.free.fr, il y a un tas de photos intéressantes, et des souvenirs encore très vivants. Pour contribuer à garder la mémoire de nos anciens bateaux, merci à Jean-claude pour sa contribution.

 



Cette photo, comme les suivantes est prise depuis le Gustave Zédé, Le Provençal se présente sur le babord du Gustave Zédé. (photo Jean-claude BLOT - Février 1969)




La suite logique de la photo précédente, l'équipe de manoeuvre est prête plage avant à recevoir l'aussière pour le transfert. (photo Jean-claude BLOT - Février 1969)




Les deux bateaux sont côte à côte, un cable est tendu entre eux, on y fait passer une chaise metallique dans laquelle un "volontaire" à pris place. A droite, on voit bien les superstructures du Gustave Zédé, l'architecture des bateaux de cette époque était beaucoup plus compliquée que celle des navires actuels, néanmoins ça leur donnait un air beaucoup plus humain. Il faut rappeler que le "Tatave" était un ancien bateau allemand prise de guerre, qui à fait une longue carrière dans la marine. Allez sur le site de Jean-claude, vous y verrez beaucoup d'autres photos du Gustave Zédé, de la pomme du mât au fin fond des machines. (photo Jean-claude BLOT - Février 1969)




Le "volontaire" est récupéré sain et sauf, l'exercice est terminé, on range le matériel, comme on peut le voir plage arrière, ce genre d'exercice, il faut bien le dire impressionnant à toujours son public. (photo Jean-claude BLOT - Février 1969)







Les machines sont mise en avant rapide, le Provençal semble s'ébrouer après être resté attaché à son collègue de travail, il y a toujours un rique à ces ravitaillements, on est en général assez rassurés quand c'est terminé. (photo Jean-claude BLOT - Février 1969)


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Souvenirs d'équipage et divers




Nous sommes le 31 décembre 1975, c'est le réveillon de nouvel an sur le Provençal pour ceux qui sont restés à bord. C'est Paul Perraudin, peintre de la marine, qui a croqué quelques vues de l'évènement. Je me souviens que je faisait partie de la fête. Je me souviens aussi qu'à minuit pile, tous les bateaux de Toulon ont allumé leurs projecteurs et fait marcher leurs cornes de brume, c'était assez magique. (dans "Cols Bleus" décembre 75 - par Paul Perraudin).








le 23 septembre 1972, le Provençal revient d'une mission en ocean Indien. La musique des équipages de la flotte l'accueille sur le quai, les familles sont là, on a beaucoup de mal a oublier ces moments. Le Picard accompagnait le Provencal dans son périple asiatique. (Photo "Cols bleus" - 1972)




















Fin novembre 1980, Par un triste et pluvieux aprés-midi, le Provençal est retire du service actif, les couleurs sont rentrées pour la dernière fois en présence d'une délégation de l'équipage et d'anciens commandants. Ce moment est toujours émouvant et triste en pensant à tous ceux pour qui ce bateau a été le lieu de travail, la maison et sans doute en peu plus encore. (Photo "Cols bleus" - 1980)










Cette photo est prise plage arrière du Provençal le 17 septembre 1975, lors d'une prise de commandement. Une certaine tension se lit dans les yeux de l'équipage, surtout ceux du quartier-maître fourrier à gauche, qui n'est autre que votre serviteur.

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