SOUVENIRS DU SAVOYARD

Le Savoyard de divers auteurs et diverses dates.
Le Savoyard par Guy COUROUX (1959-1960)
Le Savoyard dans la presse ("Cols Bleus")
Souvenir par Philippe BOLLART (1978-1980) et divers
Le Savoyard sur www.alabordache.com (diverses dates et auteurs)
Souvenir du Savoyard par Bruno LAZZONI en 1972/1973
Souvenirs du Savoyard par BIHAN et GAMELIN
Souvenirs du Savoyard par Jean-pierre ROCHEZ en 1976/77
Souvenirs du Savoyard par Macman77 en 1979
Souvenirs du Savoyard par Bernard RAGUENET 1958-1959-1960
Souvenirs du Savoyard par Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977
Souvenirs du Savoyard par Jean-Claude NORMANDIN - 1967-1968





Des photos divers et variées du Savoyard, à commencer par celles de Jean CASTILLE qui y a passé 6 mois durant son service militaire en 1974. (mise en ligne : 24/03/2012)



1974. Le Savoyard fait escale à Bergen en Norvège. Jean est au deuxième rang, le deuxième en partant de la gauche. Derrière la tête du marin de gauche on aperçoit l'étrave d'un escorteur rapide. (Photo Jean CASTILLE - 1974)



1974. La bande de copains continue sa promenade touristique. Merci à Jean Castille pour son autorisation de copie et de mise en ligne. (Photo Jean CASTILLE - 1974)



1974. Le service "Machine" du Savoyard pose sur la plage arrière. (Photo Bernard BILLARD - 1974)



1971. Le Savoyard fait escale à Dublin en Irlande. Il était alors membre du groupe "M" qui assurait le suivi des missiles tirés du centre de Biscarosse, cette photo permet de bien voir les appareillages de suivi à l'arrière. Cette photo vient du forum anciens-cols-bleus. (Photo Gastineau - 1971)



Le Savoyard en travaux en Penfeld. Devant lui on peut voir l'escorteur d'escadre Bouvet. Il y avait à l'époque (mais laquelle ?) beaucoup d'activité dans la Penfeld. Cette photo vient du forum anciens-cols-bleus. (Photo Marco - 19??)


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Guy COUROUX était mécanicien sur le Savoyard entre 1959 et 1961. Il a immortalisé son passage à bord par les photos ci-dessous, mais je dois à la vérité de dire que c'est Bernard RAGUENET qui a bien voulu faire l'intermédiaire digital et m'envoyer les fichiers, un grand merci donc à tous les deux. (mise en ligne : 02/04/2011)



Printemps 1959. Le Savoyard participe à la croisière de printemps? Cette photo est prise de la plage arrière du Savoyard et nous montre un autre E52 qui se bat avec la lame. (Photo Guy COUROUX - 1959)



Printemps 1959. Toujours durant la croisière de printemps, mais sans doute un autre jour car la mer est manifestement meilleure. Juste devant le Savoyard on peut voir Le Basque, F773, et encore devant, le Gustave Zédé, A641, reconnaissable à sa cheminée et à ses deux ancres de détroit. Le Gustave Zédé était bâtiment de commandement du Groupe d'Action anti-sous-marine (GAASM) dont faisaient partie la 7ème DER avec Le Basque et la 5ème DER avec Le Savoyard. Les bâtiments sont en ligne de file. On me signale que dans ce genre de formation la distance normale entre les bateaux est de 500 yards, hors il ne semble pas y avoir plus de 300 yards entre le Basque et le Savoyard, la mer est belle mais quand même.  (Photo Guy COUROUX - 1959)



1959. Le Savoyard est en Algérie. Visite du jardin d'Essai à Alger. (Photo Guy COUROUX - 1959)



1959. Les mécaniciens sur leur lieu de travail, avec à l'arrière les transmetteurs d'ordre machine. Je l'ai déjà dit, mais il y a à mon humble avis, beaucoup de jeunesse mais aussi de sérieux dans les regards. (Photo Guy COUROUX - 1959)



1960. Réveillon de Noël, la chère est bonne et le vin joyeux. (Photo Guy COUROUX - 1960)



1960. Toujours le réveillon de noël 1960.Cela semble se passer dans le poste d'équipage et le repas est présidé par un officier au centre de la photo, il semble n'avoir qu'un galon, peut-être l'officier de garde. Le mobilier ne semble pas être le mobilier normal des postes d'équipage car non pliable (à l'époque la cafétaria n'existait pas encore), il a sans doute été apporté de l'extérieur (foyer, dépôt des équipages ...). (Photo Guy COUROUX - 1960)


1960. Suite et fin du réveillon de noël, l'équipe au complet. (Photo Guy COUROUX - 1960)



1960. Menu du réveillon de noël. Je comprend mieux les visages réjouis des photos précédentes. Le menu est signé par les copains, beau souvenirs. (Photo Guy COUROUX - 1960)

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1960. Photo prise à terre. On fête le départ d'un ou plusieurs collègues. C'est la "quille" pour eux. Je l'ai plusieurs fois déjà dit, mais l'esprit du bord devait beaucoup à ceux qui y faisaient leur service, leurs passage était relativement court, mais tellement important pour tout le monde. (Photo Guy COUROUX - 1960)



1960. Fin de repas dans le poste d'équipage N°4. Cette photo représente bien ce qu'étaient les postes à l'époque. Confort spartiate et décoration inexistante. Ce n'était pas "la croisière s'amuse", mais la cohésion du groupe faisait des bandes de potes dont la solidité dépassait souvent le temps du service à bord. (Photo Guy COUROUX - 1960)



1960. Poste d'équipage n°4. Mêmes remarques que la photo précédente. (Photo Guy COUROUX - 1960)



1960. Toujours dans le poste 4, séance de repassage. J'espère que le photographe s'est un peu dépêché car sinon la tenue blanche a peut-être subi quelques dommages. (Photo Guy COUROUX - 1960)


1960. Au large des Salins, Le Savoyard procède à des exercices de lancement de torpilles. La série de tubes babord avant ouvre le bal. (Photo Guy COUROUX - 1960)



1960. Exercice de lancement de torpilles aux Salins. (Photo Guy COUROUX - 1960)



1960. Sans doute la photo suivante, en haut de la photo, il semble que l'on aperçoive d'autres sillages de torpilles de précédents lancers. Afin d'augmenter leurs chances de faire but, puisqu'il s'agissait de torpilles sans autodirecteur (des "K2" à trajectoire rectiligne), ces dernières étaient lancées a priori trois par trois, on vidait la plateforme à chaque attaque, les torpilles étaient bien-sûr lancées l'une après l'autre, ce qui explique les deux sillages. (Photo Guy COUROUX - 1960)



1960. Toujours les exercices de lancement de torpilles aux Salins. Remarquez en bas et à droite les spectateurs, on prenait un peu de liberté avec la sécurité, risques néanmoins très limités car ils ne sont pas dans le champ de balancement de la plateforme et que des sécurités empêchaient les lancements quand les tubes étaient non battants. Encore un grand merci à Guy Courroux et Bernard Raguenet pour ces photos. (Photo Guy COUROUX - 1960)



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Le Savoyard a aussi eu droit aux attentions de la presse écrite, surtout de "Cols Bleus" témoin toujours fidèle de la vie de nos anciens bateaux et de leurs équipages. (mise en ligne : 25/12/2010)



Le 23 septembre 1976, le Savoyard porte assistance au voilier école norvégien Christian Radish en difficulté dans la tempête. (Photo "Cols Bleus" - 1976)



Le 15 février 1980 le Savoyard est désarmé, "Cols Bleus" en rend compte et fait un résumé de sa carrière bien remplie. (Photo et article "Cols Bleus" - 1980)



29 février 1980. "Cols Bleus" se sert de la même photo en frontispice pour illustrer un autre évènement de la fin du Savoyard à savoir la dernière cérémonie des couleurs, moment émouvant en présence d'anciens commandants du Savoyard. (Photo et article "Cols Bleus" - 1980)



Toujours au sujet de la fin du Savoyard, mais ici nous avons le point de vue de ceux qui dans les lointaines vallées des Alpes, ont pris en affection ce bateau et ceux qui l'ont armé, j'espère que les parraînages ont actuellement toujours cette même émotion. (Photo et article "Cols Bleus" - 1980)


Pour ne pas rester sur les photos un peu tristes de la fin du Savoyard, le voici dans son élément sans doute avec le groupe "M" en train de se battre avec l'Atlantique. (Photo www.alabordache - 19??)


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Phillipe BOLLART était missilier/artilleur sur le Savoyard à la fin des années 1970, de 1978 à 1980. Il contribue lui aussi à rassembler les bribes de notre mémoire collective grace aux souvenirs ci-dessous. Encore merci à lui pour ses contributions. (Mise en ligne le 17 janvier 2010)







Tout d'abord, Philippe m'a envoyé deux photos de la tape de bouche du Savoyard telles qu'il la vue en son temps. Elle est différente de l'insigne "officiel" du bateau aux armes de la Savoie. Il doit savoir de quoi il parle car il était missilier, je rappelle que la tape de bouche décore la bouche du canon et, dans sa version de tous les jours, empêche les embruns ou autre mouette facétieuse d'encombrer l'âme du canon. Ici c'est la version des jours de fêtes. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)















Une autre photo de la tape envoyée par Philippe. On peut voir sur la voile du vaisseau un aigle, mais cela ne correspond pas à ce que les armes de Savoie montrent même si dans cette version la croix de Savoie apparait sur la partir droite de la voile. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980) 

















Afin de comparer, voici ce que j'ai trouvé comme autre tape de bouche , on y voit bien la croix de la maison de Savoie avec la couronne ducale de Savoie et les deux chamois qui l'entourent. Il semble que les deux versions aient été "officialisées" et aient été utilisées comme telles. En effet les deux apparaissent dans les registres répertoriants les insignes d'unités de la marine. Donc elles auront toutes les deux droit de citer. Comme il me l'a été fait remarquer, seul le motif symbolique (ici la croix de Savoie) peut être considéré comme "officiel", les déclinaisons peuvent en être multiples.











Philippe dans sa tenue d'été. Je pense qu'actuellement les marins ne se font plus photographier de cette manière. A l'époque il y avait cette fierté de porter l'uniforme. Je pense qu'aujourd'hui, on doit être aussi fier de servir à bord mais que cela ne se montre plus de cette façon. Autres temps, autres moeurs, mais la marine et la mer sont toujours porteuses de rêve. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)


Toujours Philippe, mais dans la version tenue d'hiver. Cela correspond à la tenue n°43 si le pantalon reste aussi bleu, sinon c'est la tenue n°44 si le pantalon est blanc, cette tenue était aussi appelée "tenue panachée", et vous pouvez le croire car c'est un ancien "fourrier" qui vous le dit. Vous avourez que cela ne manque pas d'une certaine classe. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)


Le Savoyard et un collègue aussi E52 dans la version passerelle découverte. A cette époque le Savoyard était basé à Brest. Qui disait qu'il ne faisait pas beau en Bretagne ? On se croierait presque au Quai Noël.   (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)



Cette photo ne concerne pas directement le Savoyard, mais je l'aime bien car elle illustre l'activité des ports militaires de l'époque. On peut voir à droite l'aviso-escorteur Commandant Bory, puis le bâtiment océanographique D'Entrecasteaux, puis une série d'escorteurs rapides, les Picard F766, Champenois F770 et Lorrain F768. Suivent ensuite une série d'escorteurs d'escadre difficiles à identifier. A  droite et en haut de la photo, l'ancienne Ecole navale et Ecole des Mousses.  (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)



Le Savoyard à quai amarré sur un ponton flottant sans doute à Brest. A gauche de la photo un autre escorteur rapide. Entre les deux bateaux au fond un bateau à l'allure bien civile, j'ai des doutes sur l'identification du lieu.  (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)



Une autre vue prise sans doute au même endroit. On voit mieux l'autre escorteur rapide à couple aussi un E52 à passerelle découverte. A l'arrière du Savoyard, l'appareillage de suivi des missiles.  (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)


Photo classique de repos dans le poste d'équipage, entre deux quart, Philippe se repose. La banette a remplacé le hamac. A gauche le caisson métallique, minuscule mais qui pouvait enfourner un nombre incalculable d'objets, à croire qu'il était sans fond. A droite, confort supprême, la petite lampe individuelle qui permettait de lire tout en respectant des autres "locataires" du lieu.  (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)



Le repos est terminé, Philippe est de quart à la passerelle avec les jumelles de veille. Malgré le soleil, le bonnet et le ciré sont de rigueur face aux fureurs de l'Atlantique. Admirez sous le compas de relèvement la bouée couronne. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)


Voici le spectacle depuis la passerelle découverte, le barreur et le transmetteur d'ordre machine sont à l'abri sous la tôle du premier plan, les autres n'ont qu'a faire le gros dos quand les lames deferlent sur la passerelle, je n'ai pas besoin de vous faire un dessin. Je regrette juste de ne pas pouvoir vous faire entendre le bruit du vent, le choc de la lame qui s'écrase sur le pont, les grincement de la structure du bateau sous l'effort de la navigation.  (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)



Le soleil joue avec les vagues. La mer pouvait être très mauvaise, très souvent nous nous demandions ce que nous faisions dans cette galère, mais on ne pouvait pas rester insensible à la beauté et la force de l'élément marin. Décidément, ceux qui vivent sur la mer ne peuvent pas être des hommes tout à fait comme les autres. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

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Le Savoyard taille sa route dans une mer aux lames courtes, cette mer était dure car le bateau n'avait pas des roulis et tangages réguliers. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)


Une autre vue du Savoyard dans l'exercice de ses fonctions. Quand la lame était de face le bateau bougeait moins, sa belle étrave faisait tout le boulot, par contre quand la mer venait du côté c'était une autre affaire. Vue vers l'avant à babord. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)


Au même moment, toujours vers l'avant mais à tribord, le soleil joue avec les gouttes d'eau. La mer quand elle était favorable pouvait donner ce genre de plaisir. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)


En février 1979, le Savoyard fait escale à Cadix en Espagne. Cette région produit l'excellent "jerez" auquel nos amis britanniques ont donné le nom de Sherry. Le propriétaire de la cave fait une démonstration de sa dextérité avant une dégustation. (Photo Philippe BOLLART - 1979)


Le chouff missilier MASSEY aux exercices pratiques, il semble ne pas trop mal s'en tirer. Peut-être est-ce le fruit d'une longue expérience, allez savoir ? (Photo Philippe BOLLART - 1979)


Maintenant passons à la degustation. En bout de table l'enseigne ROUSSEAU, autour de lui, impatients et attentifs les membres du "club des chouffs" font bien attention à ce que les verres soient bien remplis. (Photo Philippe BOLLART - 1979)


L'autre côté de la table. C'est suivant Philippe la table des artilleurs. Dans mes souvenirs les sorties se faisaient aussi avec les collègues d'un même poste, il est vrai que pour les "grandes" spécialités comme les mécaniciens, les postes les regroupaient souvent. (Photo Philippe BOLLART - 1979)



Février 1979. Dans la vieille ville de Cadix. (Photo Philippe BOLLART - 1979)


Le Savoyard à Quai à Brest sous un soleil typiquement toulonnais. Ici se termine les souvenirs de Philippe Bollart, encore merci de nous en avoir fait profiter. (Photo Philippe BOLLART - 1978-1980)


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Je retrouve également dans les entrailles de mon ordinateur cette photo et la suivante. Elles sont "indiquées" DANIEL, mais c'est tout. Nous sommes sur le Savoyard car on aperçoit derrière ce marin le cadre de suivi des missiles quand le bateau était au groupe "M". Pouvez-vous m'aider ? merci. (Photo Daniel ?? - 19??)


L'autre photo "Daniel". On peut voir l'alouette III immatriculée "997", sans doute celle du Henri Poincaré. Elle est en train d'hélitreuiller quelqu'un du Savoyard. Merci à Daniel pour ces photo et désolé de ne pas pouvoir mettre une identité plus précise. (Photo Daniel ?? - 19??)


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Quelques photos trouvées sur l'excellent www.alabordache.com, leurs auteurs ne me sont pas connus, si ils se font connaître je les citerai bien volontiers, merci de toute façon à eux.


Photo du Savoyard prise depuis la cheminée vers l'arrière. Elle montre à quel point les ponts étaient encombrés sur les rapides. (Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)


Le Savoyard accosté au quai Noël à Toulon. Il a été affecté à Toulon du 14/06/57 au 15/09/65, je pense que l'on peut situer ces deux photos entre ces dates. Juste devant l'étrave, on aperçoit le hangar à vélo, très utilisé avant que la voiture ne soit reine. (Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)


Cette photo est prise vers l'arrière du Savoyard depuis le caisson à pavillons à tribord. L'escorteur rapide qui passe sur l'arrière du Savoyard est un E52b, il semble que ce soit le Provencal, mais son codex est difficile à lire. (Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)


Une allouette II de l'aéronavale s'apprête à descendre ou récupèrer quelque chose sur la plage arrière du Savoyard.On aperçoit le cable et le trueil à droite de l'hélicopère. La légende de la photo indique que c'est le facteur qui arrive en hélicoptère. (Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)


Plage arrière du Savoyard, sans doute lors d'une prise de commandement. On aperçoit à l'arrière un lance-missile tartar, il doit s'agir soit du Bouvet, du Kersaint, du Dupetit-Thouars ou encore du Du Chayla. Ces escorteurs d'escadre ont été transformés en lanceurs Tartar à partir de 1964.Comme il me semble qu'aucun de ces escorteurs n'a servi à Toulon après leur armement en Tartar, je pense que cette photo date d'après 1965 et se passe à Brest. A vérifier. (Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)


Cette photo me paraît plus ancienne. Il doit s'agir d'une inspection, elle se passe à quai dans l'arsenal, sans doute vers les bassins. Si ceux qui ont posté ces photos sur www.alabordache.com prennent contact j'aurai alors un peu plus d'informations. Merci à eux par avance. (Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)


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Dans les années 1972/1973, Bruno LAZZONI est sur le Savoyard, il y occupe la belle spécialité de missilier, d'accord il n'y a pas de missiles sur les rapides mais pas mal de torpilles et autres roquettes ASM, alors !

 

1972/73. L'équipe de missiliers "essaye" de faire entrer une roquette de 375mm dans le ventre de la bête. Nous sommes à l'avant du bateau, au niveau du lance-roquette de 375mm. La munition est quand même impressionante. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73)



1972/73. Le Savoyard a de la visite. Pour être précis, il y a une messe à bord et celui qui va la servir arrive par hélicoptère, ça a quand même de la classe non ? Voici l'aumonier suspendu sous l'alouette. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73


1972/73. Le supplice de la chaise. Traitement moyennageux permettant de savoir si un futur membre du personnel sera digne de figurer sur le rôle d'équipage. On avait beau avoir confiance, cela restait quand même un exercice que l'on ne renouvellait pas tous les jours. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73


1972/73. Le Savoyard avec un léger nez dans la plume, si la longue houle atlantique vient de l'arrière, j'espère que ce n'est pas l'heure du repas sinon la cafératia risque de subir quelques dégâts. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73


1972/73. D'accord cette photo n'est pas très nette, mais elle permet de prouver qu'à une certaine époque on avait décidé de lancer un membre d'équipage avec la torpille afin d'avoir un meilleur guidage de l'arme, si ! si ! regardez dans le tube. Il faut toutefois ajouter que devant la pénurie de volontaires et les progrès de l'électronique, d'autres méthodes ont été depuis adoptées. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73


1972/73. Plus sérieusement, voici une vue du mortier de 375mm. Cette photo est prise de la plage avant. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73


1972/73. Au sortir du canal de Corinthe, l'équipe de manoeuvre est au travail dans la joie et la bonne humeur, l'aussière sera surement bien en place. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73


1972/73. Le groupe "M" faisait un travail ingrat dans des conditions qui n'étaient pas toujours simples. Beaucoup de jours de mer, par n'importe quelle saison et en hiver, l'atlantique n'est vraiement pas de tout repos. Cette lettre de félicitation rend un hommage mérité au travail des équipages, du Savoyard, mais aussi du Breton et du Henri Poincaré. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73


1972/73. Le Savoyard à quai avec sa belle étrave fatiguée par les coups de buttoir des lames. Encore merci à Bruno Lazzoni pour l'autorisation de copier et de mettre en ligne ses souvenirs. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73



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En juin 1971, BIHAN embarque sur le Savoyard comme radio,je ne connais pas son grade à l'époque, alors s'il me lit et si il peut m'envoyer plus d'infos, merci à lui. Toujours est-il que nous voilà tous pêts pour un petit embarquement sur ce fier vaisseau, attention aux têtes en passant les portes étanches.


Plage arrière du Savoyard, sans doute lors d'une prise de commandement, Bihan a fait deux embarquement sur le Savoyard et y a connu 3 commandants. A l'époque le Savoyard faisait parti du Groupe M, dédicacé au suivi et à la sécurité des essais de tirs de missiles. Derrière le nouveau commandant on peut apercevoir un appareillage de suivi qui remplace la tourelle arrière. (Photo Bihan - 1971 ou 1977/78)


La vie de paparazzi n'est pas de tout repos. Sur ce document inédit, on peut voir que le carré des officiers-mariniers prend du bon temps au soleil, que le photographe a immortalisé l'évènement et que cela déclanche la hire du président du carré. Toute référence à un épisode qui aurait existé ne serait que pure coïncidence, si on ne peut plus rire un peu .... (Photo Bihan - 1971 ou 1977/78)


Mais qui a bien pu me faire ces noeuds de biffin ! semble se dire le quartier-maître timonier qui s'apprête à frapper un pavillon sur la drisse. (Photo Bihan - 1971 ou 1977/78)


La fin d'un bateau est toujours empreinte de beaucoup d'émotion. Celle du désarmement du Savoyard n'a pas dérogé à la règle, je vous laisse lire l'article et je remercie encore ici Bihan pour ces photos. (Photo Bihan - 1980)


Cette photo est beaucoup plus ancienne elle date de 1963 et représente la fête des mécaniciens du Savoyard. Imagination et surtout bonne humeur. (Photo GAMELIN - 1963)



Une autre photo de la fête des mécaniciens du Savoyard en 1963, le public est nombreux, il faut dire qu'il n'y avait pas encore le télévision à bord. Merci à Gamelin pour ces documents. (Photo GAMELIN - 1963)


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Jean-pierre ROCHEZ, au sortir de l'école des transmetteurs, a été affecté sur le Savoyard, avec son autorisation, voici une partie des souvenirs de son passage à bord de ce fier vaisseau. Je l'en remercie encore.


1976/77. Nous sommes dans le poste 1 du Savoyard, tout à l'avant du bateau. Le matelot phoniste Thierry DOSNES médite sur la frivolité des choses de la vie, ou alors au vu de sa tenue de sortie, l'escale a été plus fatiguante que prévu, allez savoir ! Juste une petite remarque, j'ai aussi dormi à l'avant d'un rapide et je puis vous assurer que les jours de grosse mer les barres sur le côté de la bannette n'étaient pas superflues. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)


1976/77. L'équipe radio avec le maître principal LE BIHAN faisant une drôle de démonstration, écouté par le quartier-maître Eric BEELE et le quartier-maître Philippe WERNER. Le local radio rend bien compte de l'encombrement des bateaux de l'époque. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)


1976. Le quartier-maître Eric BEELE en plein dépannage de l'équipement radio. Si la tenue est assez peu règlementaire, vous remarquerez sans doute que la cuisine du bord ne devait pas être si mauvaise. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976)


1976/1977. Sans doute en 1976 au regard du calendrier de la photo précédente. VOici l'auteur des photos sur son lieu de travail. Remarquez le tube en cuivre en haut et à droite de la photo. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)


1976/77. Un bel effet de vitesse. Le Savoyard procédait alors à des essais de vitesse maximum. Cela a l'air de donner soif au matelot artilleur de la photo. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)


1976/77. Le Savoyard fait escale à DUNDEE en Ecosse. De gauche à droite, Eric BEELE, Jean-pierre ROCHEZ et deux matelots encore inconnus. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)


1976/77. Le Savoyard peut-être lors de son escale à DUNDEE. En haut de la photo, la base d'une des antennes fouet de la passerelle. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)


1976/77. Vue de la plage avant prise depuis le pointeur optique devant la passerelle. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)


1976/77. Le Savoyard en mer. Il faisait partie avec d'autres rapides et le Henri Poincaré du groupe M qui assurait le suivi des tirs de missiles dans l'atlantique depuis le site des Landes. On peut voir sur la photo devant le télépointeur de 57mm le local ajouté pour les appareillages élèctroniques. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)


1976/77. Le Savoyard va faire escale en Finlande, sur la gauche de la photo un dragueur de mine du type océanique. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)


1976/77. Le Henri Poincaré était équipé à l'arrière d'une plate-forme pour hélicoptère. Voici un hélicoptère du bateau qui fait un hélitreuillage de personnel sur la plage arrière du Savoyard. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)

1976/77. Un autre hélitreuillage, l'alouette n°997 se présente sur la plage arrière du Savoyard, elle est équipé d'un râdome sur l'avant qui n'est normalement pas sur les machines de série. Un grand merci à Jean-pierre ROCHEZ pour ces photos. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)

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J'écume quelques forums d'anciens de la Royale, parmi ceux-ci existe l'incoutournable Anciens Col Bleus et pompons rouges sur lequel un ancien du Savoyard a publié les photos ci-dessous, son pseudo y est Macman77, je continuerai à l'indentifier sous ce vocable un peu anonyme, toujours est-il que je le remercie pour ces contributions et l'autorisation de les publier.


1979. Cette photo représente la plage arrière. A cette époque le Savoyard avait été refondu et servait dans le groupe M pour suivre en atlantique les essais de missiles lancés depuis le centre d'essai des Landes à Biscarosse. On peut voir l'affut arrière supérieur qui est resté en place, mais l'affut de la plage arrière a disparu au profit du radar de suivi que l'on voit en haut de la photo. (Photo Macman77 - 1979)

 

1979. Photo prise depuis le poste de veille optique au-dessus de la passerelle découverte. (Photo Macman77 - 1979)


1979. Affût double de 57mm. Détail des deux canons de 57mm, ces armes étaient directement issues des Bofors de 40mm d'avant guerre, le 40mm est une arme universellement utilisée. (Photo Macman77 - 1979)


1979. Cette photo n'est pas de très bonne qualité, mais elle permet de voir au premier plan le Picard, derrière l'escorteur d'escadre le La Bourdonnais, puis au fond ce que je pense être le navire amiral du groupe M à savoir le Henri Poincaré. Nous sommes à Brest bien-sûr. (Photo Macman77 - 1979)


1979. Au poste de Maneouvre, Le Savoyard semble entrer dans un canal, Macman77 se souvient que c'était lors d'une visite au Pays-bas à Amsterdam, le décor concorde avec ses souvenirs. (Photo Macman77 - 1979)


1979. La suite du poste de manoeuvre, toujours plage avant. (Photo Macman77 - 1979)


1979. L'équipe plage avant pose devant le photographe, l'ambiance est détendue, remarquez le téléphone portatif, rustique mais efficace. Le Savoyard semble être entré dans une écluse. (Photo Macman77 - 1979)


1979. Le Savoyard est sorti des canaux néerlandais, son étrave affronte maintenant la dure réalité de la mer du Nord. Cette mer a toujours formé des peuples de très bons marins comme les hollandais ou les danois, y naviguer n'est jamais une sinécure, mais on y apprend vite la mer. (Photo Macman77 - 1979)


1979. La qualité de cette photo comme la suivante n'est pas très bonne mais elle permet de comprendre ce que peuvent vivre les équipages des petits bateaux comme ce dragueur avec lequel le Savoyard doit faire un exercice en mer du nord. (Photo Macman77 - 1979)


1979. Un dragueur de mine, je pense au type MCS60, le matricule est difficilement identifiable mais il me semble lire "74", ce serait alors le Cyclamen, désarmé en 1983. Ce type de dragueur a été construit aux USA au début des années 50 et transféré en France au titre du pacte d'assistance mutuelle. Un grand merci pour ces photos prises sur le vif. (Photo Macman77 - 1979)

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En 1957, Bernard RAGUENET entrait dans la marine. En 1958 il embarque sur le Savoyard. Sa mémoire, au demeurant excellente, et son appareil photo nous envoient ces souvenirs, mais avant j'ai envie de lui laisser la parole. Voici ce qu'il nous dit.

Entré dans la marine le 22 juillet 1957, et après un passage au CFM Pont-Réan (que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître !) et 6 mois d'école à Porquerolles pour obtenir mon BE de Détecteur, j'ai embarqué sur le Savoyard en avril 1958.

J'y suis resté 3 ans et j'ai traversé un grand carénage à Lorient sans être débarqué (pendant le carénage, seul 1/3 de l'équipage restait à bord, les autres avaient de nouvelles affectations). A mon arrivée sur le Savoyard, l'officier en second qui était en place était un homme qui allait faire son chemin par la suite. C'était le Lieutenant de Vaisseau Pierre Lacoste qui allait devenir amiral et patron des services secrets français. J'ai le souvenir d'un homme très simple, près de ses hommes et très apprécié de tout l'équipage. La vie sur les escorteurs rapides était assez rude. Il n'y avait pas de couchettes mais des hamacs et nous vivions en permanence, quand nous n'étions pas de quart ou de garde, dans le poste d'équipage.

Pour ma part, j'ai été affecté au poste 2 qui se situait dans la partie avant du bateau. Comme chacun sait les escorteurs rapides étaient de véritables coques de noix, très sensible au roulis et au tangage et dans le poste 2 nous étions servis. En mer, pour manger à table c'était une véritable prouesse car sur les tables en aluminium rien ne tenait. Il fallait manger une bouchée quand le bateau était à peu près droit et vite mettre ses deux avant-bras de chaque côté de la gamelle si on voulait avoir une chance de manger une autre bouchée. La montée dans les échelles était aussi pas mal avec le tangage : Ou on montait 3 marches d'un seul coup ou on était cloué sur place quand le bateau montait.

A cette époque, les escorteurs rapides ont surtout été affecté en Algérie pour la surveillance des côtes et à la chasse aux navires qui ravitaillaient le FLN. Nous étions basés à Mers el Kébir et souvent consignés à bord à 6H d'appareillage. Nous devions être prêt à appareiller à tout moment. Nous avons arraisonné 2 ou 3 bateaux dont 1 ramené à Mers el Kébir pour une fouille plus appronfondie. Je me souviens des missions "gardien de but" où pendant des jours et des nuits nous patrouillions dans le détroit de Gibraltar.

Je garde de cette époque un souvenir extraordinaire, nous avions 20 ans, nous étions une bande de copains très liés, nous n'étions jamais seul et il y avait une grande solidarité entre nous. Si un copain n'avait plus de fric pour sortir il ne restait pas à bord, tout le monde payait pour lui et il sortait comme les autres.
J'aimerais bien les retrouver et avoir de leurs nouvelles. Alors si certains d'entre eux se reconnaissent sur les photos, qu'ils fassent signe.

Maintenant, remontons le temps, nous sommes à la fin des années 1950, le Savoyard est un jeune bateau, comme son équipage, bonne visite à tous, et merci à Bernard.



Voici le fier vaisseau dans sa jeunesse en 1960, remarquez qu'il est encore équipé du radar DRBV-20, dont on voit l'aérien en forme de grille carrée en haut du mat. Le Savoyard est ici en mission de surveillance maritime (SURMAR), et photographié par un avion de surveillance. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1960. Cette photo est prise dans le poste 2 au cours d'une partie de carte, la télévision n'était pas encore entrée dans les postes. Comme je suis un peu paresseux, je laisse encore la parole à Bernard : 

Tous les postes d'équipage étaient équipés de hamacs qui étaient, en principe, rangés dans le bastingage (*) dans la journée. Il y avait 2 rangées de hamacs (hautes et basses) et sur la photo on distingue sur le poteau de droite le crochet pour les hamacs du bas. Il fallait être souple et agile pour grimper dans les hamacs du haut et certains, après une sortie à terre un peu arrosée avaient bien du mal à y arriver.
(*) BASTINGAGE : Sur les anciens bâtiments de guerre, parapet surmontant le plat-bord et les gaillards. Au levé les matelots vont porter leurs hamacs parfaitement pliés au bastingage, où les gabiers les arrimes en les orientant et en les positionnant tous de la même manière, dans les filets de bastingage. Cela s'appelle faire le
bastingage. Au moment du combat le bastingage protège l'équipage de la petite mitraille. Les hamacs sont protégés de la pluie et de la mer par une toile goudronnée. L'appellation a été gardée et le bastingage désignait en fait les casiers répartis de chaque côté du poste d'équipage où l'on rangeait les hamacs

 (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1960, quelque part dans le golfe de Gascogne. Voici Bernard, sa main est bandée, c'est le souvenir d'un porte étanche qui s'est refermée sans demander l'avis de l'interessé, et c'est lourd une porte étanche ! (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1959. Le Savoyard est en petit carénage dans un des bassins de l'arsenal de Toulon, la photo doit être prise un week-end au vue de l'activité qui règne. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1959. Petit carénage à Toulon.La belle étrave des escorteurs rapides, je sais je l'ai déjà dit, mais je ne m'en lasse jamais. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1960. Bernard RAGUENET nous raconte : 

Toujours la même bande de copains à table. Sur les escorteurs rapides de cette génération, les tables et les bancs étaient amovibles et devaient être rangés dans ce qu'on appelait "le barrot". Pour qui se souvient après les repas, les hauts-parleurs diffusait ceci :"Bancs et tables au barrot, coup de balai dans les postes"

 (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1960. Toujours dans le poste 2 à l'avant du Savoyard. Le repas se termine et semble-t-il dans la bonne hummeur. Derrière le groupe, sur le bastingage, on aperçoit les bidons et les gamelles qui ont servit à ramener le vin et la nourriture depuis la cuisine, opération toujours délicate en cas de mauvaise mer, remarquez également le poste-transistor d'époque. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1959. Une autre photo du Savoyard en petit carénage. Le bateau est juste posé sur les tins, il n'y a pas d'accores sur les flancs, sans doute le passage en bassin était court et les travaux limités. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)

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1960. Cette photo est prise au Centre opérationnel (C.O) radar durant une sortie à la mer. Au premier plan, l'ami CROIZAT occupé a suivre un écho sur l'écran radar, derrière lui, bernard qui tient la table traçante où étaient "plottées" les routes de tous les bateaux qui passaient à proximité du Savoyard. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1960. Les deux mêmes protagonistes, toujours au CO radars, ne vous fiez pas à l'aspect vieillot du matériel, pour l'époque c'était un réel progrés, la guerre n'était finie que depuis 15 ans. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


Le Savoyard est en petit carénage à Toulon. Un petit carénage peut aller d'une dizaine de jours à un mois et demi dans le cadre d'un petit carénage plus etoffé, par contre un grand carénage peut durer plusieurs mois. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1960. Nous sommes le jour de noël 1960, dans le poste 2 à l'avant du Savoyard. L'ordinaire a été amélioré et la fête continue. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1960. Nous ne sommes sans doute plus à Noël, la climatisation n'existait pas sur les escorteurs rapides, quand ceux-ci devaient écumer les mers chaudes, c'était parfois un peu dur à supporter. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1960. Le Savoyard est en train de faire une mission de surveillance maritime pour combattre le traffic d'armes destiné au FLN algérien. Cette photo est prise à partir d'un des avions qui les aidaient dans cette tâche. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)


1960. Une autre photo prise par l'avion de surveillance. Le télépointeur de 57mm est basculé sur babord ainsi que l'affût double avant. Grand merci à Bernard Raguenet pour ces photos qui doivent avoir ravivé pas mal de souvenirs. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)

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Juin 1958. Au cours de la croisière de printemps, le Savoyard fait escale à Lisbonne au Portugal. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



1958. Exercice à la mer. Passerelle découverte. Question aux spécialistes, quel est l'utilité du caisson à gauche de la photo ? Sans doute une protection contre les embruns, mais pour proteger quoi ? (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Juin 1959. Ravitaillement à la mer. Le croiseur De Grasse se tient à tribord du pétrolier La Baïse. Le Savoyard se présente à babord. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Juin 1959. Le pétrolier La Baïse a été lancé en 1945 aux Ateliers et Chantiers de la Seine-maritime (Worms et cie), il déplaçait 4500 tW (12.100 pc). Il a été remis en service en 1955 après refonte. Il a été condamné en 1966. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Juin 1959. Son ravitaillement terminé, le croiseur De Grasse se dégage vers tribord. Ce croiseur a été mis sur cale à Lorient en novembre 1938, mais il n'a été mis en service qu'en septembre 1959, il ressemblait beaucoup au Colbert même si il était un tout petit peu plus grand. Il a été condamne en 1974. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Mai 1959. Au cours de la croisière de printemps de 1959, le Savoyard fait escale en Grèce, plus précisément au Piré, le port d'Athènes. Comment résister au plaisir de visiter les merveilles de l'époque hellénistique, ici le parthénon sur l'acropole. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Juin 1959.L'étrave du Savoyard trace sa route dans la houle méditerranéenne. En route pour de nouvelles aventures. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Mai 1959. Le Savoyard en approche du pétrolier ravitailleur La Saone. Le pétrolier est bien chargé et la mer calme comme un lac. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Mai 1959. Suite du ravitaillement. On peut ici apprécier le peu de distance entre les bateaux lors de ces ravitaillements. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Mai 1959. L'amarre est passée. Il me semble aperçevoir la silhouette d'un hélicoptère au-dessus de la cheminée du pétrolier. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Mai 1959. Les manches sont passées, le ravitaillement peut commencer. Je l'ai déjà dit, mais j'aime beaucoup la ligne de ces pétroliers, grands serviteurs de nos escadres. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)

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1959. Bernard pose plage avant, sans doute avant de descendre à terre, le bateau fait escale à Nemours en Algérie à la fin de 1959. Le Savoyard participait à des missions SURMAR (surveillance du trafic pour empêcher la contrabande d'armes à destination du FLN). (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Septembre 1959. Evian. Une délégation du Savoyard a été invitée par la ville d'Evian lors du congrés de la FAMMAC (Fédération des anciens marins et marins anciens combattants). Bernard mentionne que cette délégation a été reçue "comme des princes" et que les anciens marins étaient heureux de pouvoir reparler du "bon vieux temps". La marine est décidément une grande famille. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Octobre 1959. Le Savoyard est en grand carénage à Lorient. Comme la marine devait assurer la garde d'un camp de munitions à Saint-Marc-sur-mer à proximité de Saint Nazaire et qu'une partie de l'équipage était disponible, une équipe était donc désignée pour cette garde. Un second-maître et 6 marins partaient en camion pour une semaine avec l'argent nécessaire pour assurer leur subsistance. La vie y était calme et avait un petit air de vacances. L'équipe logeait dans la baraque et le chien, lui, restait à demeure sur place. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Octobre 1959. La même équipe de garde. A l'arrivée au village le patron du bistrot offrait un verre à toute l'équipe. Le voici avec son épouse, sans doute Monsieur et Madame Lauvray. On est bien loin des colères de l'océan atlantique et il devait y avoir des corvées plus désagréables. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Février 1960. Le Savoyard est en grand carénage à Lorient. Sortie à terre au bar "Chez Marie-Pierre". J'aime bien mettre ce genre de photo en ligne car je la crois très symbolique d'une certaine époque de la marine. Je ne crois pas qu'il existe encore beaucoup d'endroits de ce genre actuellement. Une certaine cohésion des équipages devait aussi beaucoup à ces petits bars. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Février 1960. Le Savoyard fait escale à Cadix. Il vient de finir son grand carénage à Lorient et va ensuite sur Toulon. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Mars 1960. Le Savoyard est en Algérie et effectue une mission SURMAR. Une visite est organisée à la base aéronavale de Lartigue à côté d'Oran. Derrière les copains, une carlingue de Neptune P2V 6 de la flottille 21F, le numéro 7. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Mai 1960. Le Savoyard est en croisière de printemps. Voici Bernard devant la cathédrale Saint Marc à Venise. Le bateau était ancré dans le grand canal face à la place Saint Marc. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Mai 1960. Escale à Venise. La photo est prise du haut du campanile de Saint Marc. Dans le grand canal, on aperçoit l'étrave du croiseur De Grasse au mouillage. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Août 1960. Le Savoyard escorte une régate de voiliers de Cannes à Naples. A bord, ambiance détendue et farniente. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Août 1960. Le Savoyard fait escale à Naples. L'équipage en profite pour faire des excursions, ici c'est vers Capri. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Octobre 1960. Autre grand classique de la vie de marin à Toulon, la sortie dans un des nombreux bars de "Chicago". (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



27 Avril 1961. Une autre photo de sortie dans un des bars de la ville basse de Toulon. Remarquez à l'arrière plan, les deux civils qui manifestement ne désirent pas figurer sur la photo. Etant donné la réputation parfois un peu trouble de certains établissements on peut se poser des questions. Néanmoins, il y a maintenant prescription. C'était la dernière sortie de Bernard avec ses copains du Savoyard, il allait ensuite rejoindre le GED (Groupe des Ecoles de Détection) à Porquerolles. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)



Avril 1961. En mer entre Mers el-Kebir et Toulon, juste au moment du putsch des généraux à Alger. Après deux mois de SURMAR en Algérie, le Savoyard a eu de la chance de ne pas faire demi-tour et retourner vers Alger. Ici se termine les photos de Bernard sur ses souvenirs à bord du Savoyard qu'il soit ici encore remercié. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)




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Jean-pierre BOUVILLE a embarqué sur le Savoyard dans les années 1976-1977, voici des photos qu'il m'a envoyées, je vous en fait donc profiter, merci à jean-pierre pour ces envois.



Vue depuis le Savoyard l'arrivée en escale aux Açores ou aux Canaries. Si quelqu'un a plus d'informations sur le lieu ? (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)



La terre vue du Savoyard, depuis le centre du bateau derrière le bloc passerelle et la cheminée. Au premier plan, ce que je pense être les sorties des extracteurs d'air de la machine et de la chaufferie. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)


Le Savoyard semble être au mouillage devant un paysage qui ressemble à ce que l'on trouve aux Açores. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)



Quelque part en mer, les copains sont surpris en train de discuter. En voyant cette photo, je me rend compte à quel point nous étions jeunes, de très jeunes hommes qui ne doutaient de rien et croquaient la vie comme elle venait. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)


Cette photo nous montre un grand classique des mers "chaudes", la baignade le long du bord. Le bateau est au mouillage, l'équipage est autorisé à se baigner sous la surveillance du zodiac du bord. Au premier plan, les bouts qui pendaient dans la baleinière, cette dernière doit être à l'eau. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)


Effets de lumière sur fond de mouillage. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)


Le Savoyard quitte son mouillage. Devant et derrière le télépointeur de 57mm, on peut voir une partie des amménagements électroniques installés pour les missions au sein du groupe M. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)


Hélitreuillage sur la plage arrière du Savoyard. L'hélicoptère est une alouette III, peut-être que celle-ci venait du Henri Poincaré, bâtiment principal du groupe M et qui possédait une aire pour hélicoptère à l'arrière. Merci à Jean-pierre BOUVILLE pour toutes ces photos. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)

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Après l'école des Fourriers en 1966, Jean-claude NORMANDIN a embarqué sur le Savoyard, les missions nombreuses et variées du groupe M lui ont fait voir pas mal de pays. En voici quelques exemples. Merci à Jean-claude pour ces souvenirs.


Le Savoyard à quai aux Açores à Ponta Delgada, endroit où le groupe M faisait souvent relâche pour souffler un peu après les coups de tabac de l'Atlantique. (Photo Jean-Claude NORMANDIN - 1967-1968)


Les Açores. Le bureau administratif est de sortie et fait du tourisme. J'aurais du mal à vous cacher que l'archipel des Açores est volcanique. Voici Jean-claude et son collègue et copain Patrice WEBER dont nous reparlerons plus bas. (Photo Jean-Claude NORMANDIN - 1968)


Açores. Ile de Sao Miguel, plus précisément au bord du lac des 7 cidades, qui fait référence à la légende qui veut que 7 cités de l'Atlantide y aient été englouties. (Photo Jean-Claude NORMANDIN - 1968)


A bord du Savoyard, à gauche, avant la sortie en permission, photo qui semble être prise à Brest (?), à droite en tenue de factionnaire ou de cérémonie dans un port du sud, portugais ou espagnol. (Photo Jean-Claude NORMANDIN - 1968)



La vie de marin n'est pas faite que de sorties, le travail reprend vite le dessus, voici en haut le Henri Poincaré, bâtiment amiral du groupe M et en dessous le fidèle Basque avec un début d'arc-en-ciel, le tout au large des Açores. (Photo Jean-Claude NORMANDIN - 1968)


En prime, le Savoyard quittant le port de Ponta Delgada aux Açores. (Photo Jean-Claude NORMANDIN - 1967)



30 ans après. A l'occasion de l'anniversaire de Patrice WEBER, le copain du début, à Thionville, 6 anciens du Savoyard se sont retrouvés 30 ans après. J'aime beaucoup le symbole de ces photos, la vie à bord crée des liens qui, plusieurs décennies après, sont toujours très forts. Un grand merci à Jean-claude de nous le rappeller et aussi pour ces souvenirs. (Photo Jean-Claude NORMANDIN - 1997)

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Cette photo est prise plage arrière du Savoyard le 7 février 1975, lors de la prise de commandement du Savoyard par le Capitaine de Corvette DERAMOND que l'on voit sur la gauche de la photo. Il se fait présenter le service machines. On peut apercevoir au deuxième rang en 6ème position, le SM mécanicien BLANCHER qui nous a fait parvenir cette photo ansi que d'autres du Savoyard (photo envoyée par Mr Blancher - 1975).







Une autre photo du même évènement, mais plus officielle celle-là. On y voit Le Contre-amiral Jaffrelot, commandant du Groupe Naval d'essais et de Mesures faire reconnaître le CC Deramond comme commandant du Savoyard en remplacement du CC Richard.  (photo parue dans le "Cols Bleus" n° 1367 du 1er mars 1975).














Un autre moment de la vie du Savoyard nous sommes en 1977 plus précisément le 25 mars, on y voit Le contre-amiral Mouline (commandant du Groupe d'Essais et de Mesures) faire reconnaître le capitaine de corvette Sabas comme commandant du Savoyard en remplacement du Capitaine de corvette Picard. (mars 1977).  (photo parue dans le "Cols Bleus" n° 1470 du 30 avril 1977).











Exercice de largage de courrier sur le Savoyard. Le Savoyard a beaucoup participé avec le Henri Poincaré, le Basque et le Breton au sorties du groupe M, chargé du suivi et de la sécurisation des zones de départ et d'arrivée des missiles lancés à partir du site du centre d'essais de Biscarosse dans les Landes. On voit ici un des avions qui faisait aussi partie du groupe larguant un parachute avec le courrier. Le Savoyard était équipé d'appareil spéciaux de suivi comme on peut en aperçevoir à droite de la photo.  (photo www.alabordache.com, date (années 70 ?) et auteur inconnu)


Cette photo vient aussi du site www.alabordache.com, elle est sans doute prise en 1975. Le Savoyard fait des essais de vitesse maximim. L'avant du bateau entre dans la lame et soulève une belle moustache d'écume. Photo prise le long du bord babord, elle donne une bonne idée de ce que devait être de circuler sur le pont par mer forte. Ce document a été mis sur le site par le QM1 elarm DARDE. (photo www.alabordache.com, Dardé G (?) 1975)


Une autre photo trouvée sur le site www.alabordache.com, si son auteur se reconnaît, il peut prendre contact. La photo est endommagée, mais elle permet de voir à l'arrière à la place de l'affût de 57mm plage arrière, l'appareillage que l'on voit deux photos plus haut. L'équipage est au poste de bande. (photo www.alabordache.com, date (années 70 ?) et auteur inconnu)


le 25 juin 1976, 12 hommes du 27ème bataillon de chasseurs alpins viennent passer 8 jours sur le Savoyard. Départ de Brest, escales à Honfleur et à Rouen. Sur la plage avant l'équipage et les chasseurs alpins échangent leurs coiffures. (Photo "cols bleus" n° 1436 - juin 1975)


Cette photo est de bien mauvaise qualité, elle est tirée du "cols bleus" de mars 1982, mais elle permet de voir le Savoyard quittant Brest pour son dernier voyage. Il est à la remorque du bâtiment de sauvetage américain HOIST qui va l'ammener vers Rota dans le sud de l'Espagne, puis en Méditerranée où le vieux serviteur servira de cible. En définitive, c'est mieux que de finir dépecé dans un chantier de démolition quelconque. Nous sommes le 5 mars 1982. (Photo "cols bleus" n° 1702 - mars 1982)

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